đŸ„‡LES PRODUITS FRANCAIS EN CHINE EN 2020, LES CHINOIS EN RAFOLLENT !

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Les produits du terroir français en plein essor

La consommation des mĂ©nages est en hausse en France, mais certains producteurs de denrĂ©es alimentaires n’en sont pas satisfaits.

Ils recherchent donc des nouvelles dĂ©bouchĂ©es sur des marchĂ©s plus prometteurs. C’est notamment le cas des producteurs et fournisseurs français de produits du terroir.

Cette catĂ©gorie de produits n’a pas de dĂ©finition appropriĂ©e ni d’Ă©tiquette officielle, mais elle reprĂ©sente les spĂ©cialitĂ©s de chaque rĂ©gion de France.

Avec une classe moyenne Ă©mergente de plus de 300 millions de consommateurs potentiels fin 2019, la Chine est un rĂȘve pour de nombreux entrepreneurs.

Elle est mĂȘme devenu l’une des destinations prĂ©fĂ©rĂ©es pour les exportateurs de produits rĂ©gionaux français.

 

Champagne, Vin et Foie gras. Les trois produits locaux les plus appréciés en Chine.

En effet, de nombreux producteurs exportent des aliments et des boissons françaises tels que du vin, du champagne, de la charcuterie, des sucreries et des produits laitiers vers la Chine.

Mais certaines catĂ©gories de produits ont plus de succĂšs que d’autres. Par exemple, les deux producteurs français de vins et spiritueux LVMH et Pernod-Ricard ont pu saisir environ 70 % du marchĂ© du champagne en 2013.

MĂȘme si les ventes de champagne ont diminuĂ© avec la campagne anti-corruption lancĂ©e fin 2012 par le gouvernement chinois, une Ă©tude rĂ©alisĂ©e par Mon Viti nous montre que leur taux de croissance annuel moyen pourrait encore atteindre 22,7 % pour la pĂ©riode 2019-2022.

De plus, le champagne bĂ©nĂ©ficie d’une politique gouvernementale depuis 2013 qui reconnaĂźt exclusivement le titre de « champagne » aux vins mousseux produits en Champagne française.

Ce systÚme a permis de différencier facilement les vins chinois du champagne « authentique » et donc de renforcer ce dernier.

Pour savoir comment exporter du Vin en Chine, lisez cet article.

Dans le mĂȘme rayon que les bouteilles de champagne, les consommateurs chinois peuvent Ă©galement trouver une grande variĂ©tĂ© de vins français, qui devient une boisson de plus en plus populaire.

Depuis 2014, la Chine est le troisiĂšme client de la France pour ce produit : selon Business France, 95 % du vin français exporté (en valeur) vers la Chine est du vin rouge et 71 % porte le label « Appellation d’Origine ProtĂ©gĂ©e » (AOP) qui garantit l’origine des produits.

En Chine, une bouteille de vin importé sur deux provient de France. Plus précisément, on trouve des vins de Bordeaux, du Languedoc-Roussillon, de Bourgogne et des CÎtes-du-rhÎne.

SINO vous avertit : Si les exportations de vin français se portent bien, les marques sont confrontées à une concurrence accrue des producteurs locaux, en particulier de ceux provenant de la région viticole du Ningxia, située au nord de la Chine.

De pair avec le vin, la charcuterie française tente également de percer le marché chinois.

Pour la sociĂ©té Delpeyrat, qui a obtenu en mars 2015 une autorisation d’exportation pour son jambon sec, la Chine reprĂ©sente un marchĂ© important.

Le producteur implantĂ© dans le sud-ouest du PĂ©rigord espĂšre vendre environ 50 000 piĂšces dans l’annĂ©e. Dans la catĂ©gorie des produits Ă  base de viande, le foie gras, a surpassĂ© la charcuterie dans la conquĂȘte du marchĂ© chinois.

L’engouement des consommateurs pour ce produit est tel qu’en 2014, la coopĂ©rative Euralis a lancĂ© la construction d’une usine couvrant la totalitĂ© de la chaĂźne de production de foie gras, d’une capacitĂ© de 500 000 canards en 2017 et deux fois plus en 2020, explique son PDG au journal Les Echos.

Mais lĂ  encore, la concurrence des produits chinois est largement Ă©tablie : le groupe Jilin Zhenfang recueille Ă  lui seul la moitiĂ© des parts de marchĂ© en vendant sa production Ă  des mĂ©nages privĂ©s, les producteurs français s’adressant principalement aux restaurants.

Pour maitriser l’export agroalimentaire en Chine, lisez cet article

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De nombreux obstacles administratifs et culturels subsistent

AccĂ©der au marchĂ© chinois et Ă  ses consommateurs n’est pas chose facile pour les producteurs rĂ©gionaux français.

Outre le succÚs rencontré par certains produits vedettes cités précédemment, il existe de nombreux obstacles et réglementation sur les importations de produits alimentaires en Chine.

Par exemple, certains produits contenant du porc doivent obtenir une autorisation d’exportation qui peut ĂȘtre trĂšs longue Ă  recevoir.

Ce fut le cas pour les exportations de saucisses sĂšches jusqu’Ă  ce que le producteur Salaisons et conserves du Rouergue (SACOR) obtienne l’autorisation il y a Ă  peine un an.

L’entreprise familiale basĂ©e dans le sud-est de l’Aveyron est la premiĂšre entreprise française Ă  ĂȘtre autorisĂ©e Ă  exporter des saucisses en Chine.

 

Pour faire face aux difficultés administratives et donner des conseils dans une situation aussi complexe, différentes structures regroupant de petits producteurs ont été créées.

Depuis 2012, les Maisons Sud-Ouest France (MSO) vendent des produits certifiés par un label français pour la qualité de leurs produits dans les magasins physiques en Chine.

Chen Di Partners a le mĂȘme objectif. En 2013, la sociĂ©tĂ© a lancĂ© le dĂ©fi « Best of Origin » pour les rĂ©gions Midi-PyrĂ©nĂ©es et Aquitaine, avec pour objectif de commercialiser les produits de trois cents petites et moyennes entreprises françaises en Chine d’ici deux ans.

Pour complĂ©ter l’offre de MSO et mieux promouvoir la cuisine française locale sur le territoire chinois, Chen Di Partners s’est associĂ© au groupe chinois de commerce en ligne Beexi et a crĂ©Ă© une boutique en ligne dĂ©diĂ©, beexibox.com.

Cependant, malgrĂ© les efforts de l’OSM « 90 % des produits du Sud-Ouest français ne sont pas exportables », dĂ©plore la coordinatrice de l’OSM, Magali Bladier, dans un entretien Ă  La Chine au prĂ©sent.

 

Enfin, le dernier obstacle s’ajoutant Ă  ces problĂšmes de rĂ©gulation : le goĂ»t. Une grande partie des produits rĂ©gionaux français est inconnue des consommateurs chinois et apprendre Ă  apprĂ©cier ces produits leur prendra du temps.

Pour les producteurs français souhaitant exporter, cela nĂ©cessite un effort de marketing important. L ‘«exportation intĂ©grĂ©e » est l’une des solutions adoptĂ©es par les fabricants de foie gras et consiste Ă  associer des produits français Ă  des recettes chinoises typiques.

Remarque SINO : Pour mieux s’implanter dans des pays tel que la Chine il faudra d’abord intĂ©grer les diffĂ©rents habitudes alimentaires de la population chinoise et s’en imprĂ©gner.

La French Touch : Symbole sur le marché chinois

L’influence culturelle de la France a repris aprĂšs les attaques scandaleuses perpĂ©trĂ©es contre les touristes chinois Ă  Paris en 2015. MĂȘme si son image a Ă©tĂ© gravement endommagĂ©e, la France reste aux yeux des Chinois un pays d’art et de gastronomie riche en histoire, en littĂ©rature et surtout
 pour son romantisme.

C’est presque devenu un mot clĂ© que tous les Français vivant sur place doivent entendre : « FĂ guĂł ren ? LĂ ngmĂ n ! ”.

La France est associĂ©e au romantisme, un impact qui peut ĂȘtre un atout autant qu’un handicap, en fonction du secteur commercial que vous souhaitez dĂ©velopper en Chine.

Il Ă©tait une fois : Le succĂšs social d'un point de vue chinois

Dans cet partie, je propose de vous rĂ©vĂ©ler ce que les Chinois recherchent en France avec l’exemple concret d’un couple chinois expatriĂ© dans leur vie quotidienne.

Mon analyse vous permettra ensuite de mieux dĂ©coder les rĂȘves et les reprĂ©sentations des consommateurs chinois que vous souhaitez cibler.

Qing Yang et Li Wei * ont tous rĂ©ussi. Ils ont honorĂ© les attentes de chacune des familles et leur investissement dans l’avenir de leur enfant unique.

Socialement, ils sont au top : leurs photos, postées sur le réseau social Wechat, en témoignent.

Ils auraient pu choisir les États-Unis ou l’Angleterre, mais ils ont choisi la France : Qing Yang et Li Wei sont diplĂŽmĂ©s de la mĂȘme universitĂ© de la Loire et parlent couramment le français depuis six ans maintenant qu’ils sont installĂ©s.

La vie en France n’a pas de secret pour ce couple ambitieux expatriĂ©, qui a totalement intĂ©grĂ© sa culture d’adoption.

Qing Yang a pu ouvrir sa propre entreprise de guide touristique dĂ©diĂ©e aux clients chinois. Ils se sont mariĂ©s une premiĂšre fois Ă  la mairie de Paris puis ont renouvelĂ© leurs vƓux dans leur province d’origine.

Sur leurs photos de mariage face Ă  la Tour Eiffel, Li Wei portait une robe blanche, qu’elle a tronquĂ©e contre un Qipao rouge pour leur mariage traditionnel en Chine.

Leur fils Peng est nĂ© l’annĂ©e suivante. Sujet de toutes les attentions, ses dĂ©couvertes de la vie sont systĂ©matiquement immortalisĂ©s sur le compte de Wechat de ses parents.

Balade en poney dans les bois de Vincennes, premiĂšres vacances de ski, visite du zoo et pique-nique de printemps, les exploits du petit prince sont renouvelĂ©s ; il s’émerveille devant des cygnes dans le jardin public et joue avec d’autres bambins chinois dans un bac Ă  sable, dont les parents font partie de la communautĂ© des expatriĂ©s parisiens qui ont rĂ©ussi.

Remarque SINO : Pour mieux s’implanter dans des pays tel que la Chine il faudra d’abord intĂ©grer les diffĂ©rents habitudes alimentaires de la population chinoise et s’en imprĂ©gner.

Guide commercial dédié aux clients chinois

Les parents consciencieux, Qing Yang et Li Wei se sont rendus au Baby Show annuel à Paris et ont acheté des bocaux bio.

Cependant, bien que la loi chinoise autorise dĂ©sormais un deuxiĂšme enfant pour chaque couple mariĂ©, de nombreux couples considĂšrent qu’il est prĂ©fĂ©rable de concentrer leur fortune sur un seul enfant pour lui assurer le meilleur avenir possible.

Li Wei s’est reconverti en femme au foyer pour tous fournir Ă  son fils, ce qui ne l’empĂȘche pas de rester trĂšs Ă  la mode : son lieu prĂ©fĂ©rĂ© pour faire les boutiques ? Les galeries Lafayette sur le boulevard Haussmann.

Plus parisiens qu’ils ne peuvent ĂȘtre ; ils achĂštent leurs macarons chez Pierre HermĂ©, leur « eau de toilette » chez Chanel et leur reblochon chez le fromager Genevois Bouchet.

Elle adore acheter des nouveaux pyjamas confortable pour son bĂ©bĂ© qu’elle partage avec ses amis de l’Ouest.

Chapeau ! Sa derniĂšre acquisition, un body rouge Santa. Bien entendu, la petite famille fĂȘte NoĂ«l avec un repas typiquement français Ă  base de foie gras, champagne et escargots.

Leurs vacances ? Sports d’hiver dans les montagnes suisses ou station balnĂ©aire de Deauville.

Ils ont bien sĂ»r dĂ©jĂ  visitĂ© les champs de lavande de Provence et les plus cĂ©lĂšbres chĂąteaux d’Europe.

Une union exemplaire qui fait la fiertĂ© de leurs parents et ne manque pas de susciter l’envie de leurs proches restĂ©e en Chine. Le mode de vie culturel de cette France romantique laisse rĂȘver, leur rĂ©ussite sociale Ă  l’Ă©tranger encore plus.

Cette image de la France que les chinois ont

L’histoire Qing Yang et Li Wei n’est pas originale. La France reste l’un des pays les plus populaires auprĂšs des jeunes chinois qui Ă©tudient Ă  l’Ă©tranger, principalement dans les domaines du luxe et de la mode, mais aussi dans les Ă©tudes littĂ©raires et linguistiques.

Ses produits importés sont trÚs prisés dans certains secteurs tels que les cosmétiques de luxe ou les aliments contenant du lait infantile.

Les produits français ont un bon rapport qualité-prix : ils reflÚtent une image de qualité, de luxe et de raffinement inimitable.

De plus, la vie en France a un parfum de liberté, une vie sociale riche et insouciante, des valeurs opposées à la culture de travail et à la responsabilité familiale en Asie.

Rappelons qu’en Chine, il est toujours essentiel pour la majoritĂ© des parents que leur fils unique se marie tout de suite aprĂšs l’école et produise un hĂ©ritier (mĂȘme si une hĂ©ritiĂšre est de plus en plus prĂ©fĂ©rĂ©e des citadins Ă  la suite de la politique de l’enfant unique).

La vie en France prĂ©sente Ă©galement un avantage non-nĂ©gligeable pour les jeunes parents : l’absence de pollution comme on peut le voir dans la mĂ©tropole chinoise.

C’est pourtant cette mĂȘme image d’un pays romantique qui perd du crĂ©dit auprĂšs des industries technologiques françaises face Ă  leurs concurrents allemands ou amĂ©ricains.

L’image de la France doit Ă©voluer pour construire des partenariats plus forts avec la Chine. Il ne suffit plus d’avoir une bonne visibilitĂ© culturelle.

Pour promouvoir votre french touch, ça marche toujours, mais il faut laisser cette image nationale de raffinement poétique pour mettre en valeur son sérieux et ses compétences technologiques.

Comment rendre mon entreprise crédible en chine ?

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À long terme, la prĂ©sence culturelle de la France doit se diversifier et couvrir des domaines plus variĂ©s.

Preuve que la technologie peut ĂȘtre prise au sĂ©rieux : Areva a rĂ©cemment signĂ© un projet d’accord commercial pour la construction d’une usine de retraitement de dĂ©chets nuclĂ©aires en Chine.

De nombreux projets de partenariat échouent ou tournent en rond depuis plusieurs années en raison du manque de connaissances des entrepreneurs français sur les codes les plus fondamentaux du monde des affaires chinois, ce qui entraßne de nombreux malentendus et vexations.

L’apprentissage du commerce chinois et la connaissance rigoureuse des codes clĂ© sociale, tels que l’importance des relations et le contrĂŽle des Ă©motions, vous aideront Ă  augmenter vos chances de rĂ©ussir.

Vous ĂȘtes un gagnant si vous utilisez leurs rĂ©seaux sociaux pour votre communication : Wechat et Weibo sont LES rĂ©seaux qui vous permettent de joindre les consommateurs chinois.

Une bonne communication sur les réseaux chinois est déjà la clé du succÚs..

SINO vous informe : Comme pour toute entreprise expatriĂ©, le succĂšs de celle-ci est garantie lorsqu’elle est imprĂ©gnĂ© de la culture et du mode de vie des citoyens.

Importer sa culture et son savoir, oui. Mais n’oubliez jamais la terre qui vous accueille.

* Les noms des protagonistes ont été modifiés pour respecter leur vie privée.

Produits alimentaires en Chine

Un marché dynamique et changeant

En janvier 2018, Unigrains a mené une mission en Chine pour étudier les changements sur le marché des produits alimentaires.

Au cours de cette mission organisĂ©e avec le soutien de Business France des contacts ont Ă©tĂ© pris avec plusieurs acteurs : fabricants, importateurs, dĂ©taillants traditionnels, gĂ©ants de l’internet (Alibaba et JD.com), distributeurs spĂ©cialisĂ©s dans la vente en ligne, conseillers fonds et une sociĂ©tĂ© de fusions et acquisitions.

Ce rĂ©sumĂ© sera complĂ©tĂ© par la publication d’une Ă©tude sur la dynamique de ce marchĂ© en mutation et les diffĂ©rentes maniĂšres de l’aborder.

Une consommation dynamique portée par une classe moyenne en croissance, de plus en plus avide de produits importés

On estime que 130 millions de Chinois ont un revenu supĂ©rieur Ă  10 000 dollars par an en 2015 et que ce chiffre devrait doubler d’ici 2022 et devenir plus du triple d’ici 2030.

Cette classe moyenne en pleine croissance est Ă©galement consciente des risques pour la santĂ©. Dans le contexte de scandales alimentaires rĂ©currents, ces consommateurs souhaitent davantage de produits Ă©trangers (ou fabriquĂ©s selon des normes occidentales strictes), qu’ils jugent plus rassurant en termes de sĂ©curitĂ© alimentaire.

Pour cela ils sont prĂȘts Ă  payer davantage pour ces produits.

Les comportements d’achat changent avec l‘utilisation gĂ©nĂ©ralisĂ©e des smartphones et l’essor du commerce Ă©lectronique

Plus de la moitié de la population chinoise a accÚs à Internet et prÚs de 95% des connexions se font via un téléphone mobile.

En quelques annĂ©es, les smartphones sont devenus un Ă©lĂ©ment essentiel de la vie quotidienne: pour effectuer des achats en ligne, en tant qu’instrument de paiement (principalement avec les applications Alibaba Alipay et WeChat Pay de Tencent), et mĂȘme pour Ă©changer des cartes de visite.

La Chine Ă©volue rapidement: dans un pays oĂč les ordinateurs portables et les cartes de crĂ©dit ne sont pas trĂšs rĂ©pandus, les dĂ©taillants en ligne ont misĂ© trĂšs tĂŽt sur les smartphones et les consommateurs ont rapidement adoptĂ© les derniĂšres technologies pour un usage quotidien.

Tous produits confondus, la Chine est le plus grand marchĂ© e-commerce au monde: 681 milliards USD en B2C (estimation 2017), soit 12% des ventes au dĂ©tail, devant les États-Unis (438 milliards USD).

Le e-commerce fait dĂ©sormais partie de la vie quotidienne et des pratiques courantes des consommateurs, notamment pour les achats de produits alimentaires et mĂȘme les produits frais.

Dans les grandes villes, la livraison Ă  domicile est Ă©galement devenue la rĂšgle en quelques annĂ©es Ă  peine, bĂ©nĂ©ficiant de densitĂ©s de population Ă©levĂ©es et des coĂ»ts de main-d’Ɠuvre peu Ă©levĂ©s, deux avantages dĂ©cisifs compte tenu de la difficultĂ© de gĂ©rer la logistique du dernier kilomĂštre.

Développements qui modifient le paysage de la distribution au détail

L’essor du e-commerce perturbe les circuits traditionnels de la distribution. Les acteurs du e-commerce rĂ©pondent aux nouvelles attentes des consommateurs (notamment leur volontĂ© de gagner du temps) et exercent une pression sur les prix.

Ils proposent une vaste gamme de produits et de services personnalisĂ©s, s’appuyant sur les connaissances des consommateurs, acquises grĂące Ă  l’exploitation de leurs puissantes bases de donnĂ©es.

Les ventes en ligne sont menĂ©es par les champions nationaux apparus ces 15 Ă  20 derniĂšres annĂ©es: Alibaba (crĂ©Ă©e en 1999 Ă  Hangzhou) et JD.com (crĂ©Ă©e en 2003 Ă  Beijing), dont le principal actionnaire est le groupe Tencent, bien connu pour ses L’application de messagerie WeChat (850 millions d’utilisateurs actifs) et sa solution de paiement WeChat Pay.

Ces derniĂšres annĂ©es, ces groupes ont appliquĂ© leur savoir-faire Ă  d’autres entreprises pour devenir des gĂ©ants de l’Internet, se positionnant dĂ©sormais comme des acteurs numĂ©riques.

Alibaba et Tencent ont des capitalisations boursiĂšres respectives de 390 et 420 milliards d’euros (au dĂ©but du mois de fĂ©vrier 2018), et les deux groupes sont rivaux.

D’autres acteurs Ă  forte croissance ont Ă©galement fait leur apparition sur la scĂšne des ventes en ligne chinois ces derniĂšres annĂ©es, dont certains sont centrĂ©s sur les produits alimentaires: Epermarket (trĂšs centrĂ© sur les produits importĂ©s pour les expatriĂ©s fortunĂ©s et les clients chinois), Jiuxian (vins et spiritueux), Yiguo (fruits), Chunbo, etc.

Ces sites se positionnent comme des spécialistes en termes de clientÚle, de gammes de produits et de couverture géographique.

En pratique, les consommateurs basculent généralement entre plusieurs applications pour leurs achats.

Ce paysage est en constante Ă©volution, avec des acquisitions, des partenariats ou des cessations d’activitĂ©.

Pour les gĂ©ants chinois de l’internet, le moment est venu de faire de grands changements, de se positionner sur des marchĂ©s en croissance, d’occuper le terrain et de consolider leur marque.

La nourriture au cƓur des mouvements actuels

Des mouvements rĂ©cents ont montrĂ© que les gĂ©ants de l’internet s’intĂ©ressaient de prĂšs Ă  la nourriture, considĂ©rant ce segment comme une source de profits Ă©normes, car il concerne des produits de la vie quotidienne.

Étant donnĂ© le pouvoir dont disposent ces groupes, les dĂ©taillants Ă©tablis de longue date cherchent Ă  nouer des alliances avec eux, tandis que les spĂ©cialistes du e-commerce s’appuient sur l’interaction entre «en ligne» et «hors ligne», offrant aux dĂ©taillants physiques leur expertise en matiĂšre de numĂ©risation des processus, ou mĂȘme s’intĂ©resser aux structures d’approvisionnement des dĂ©taillants.

Par exemple, Alibaba a récemment pris une participation dans Sun Art, une société de portefeuille contrÎlée par Auchan, qui exploite les marques RT-Mart et Auchan.

Auparavant, Walmart avait cédé ses activités de e-commerce à JD.com et acquis une participation dans le groupe. Plus récemment, Tencent a noué un partenariat avec la filiale de Carrefour en Chine.

ParallÚlement, Alibaba et JD.com développent leurs propres concepts de magasin de haute technologie (Hema pour le premier, 7 Fresh pour le dernier), associant la vente sur site à un centre de préparation des commandes en ligne.

Des opportunités pour la France

Cet intĂ©rĂȘt pour l’alimentation se manifeste Ă©galement par la volontĂ© d’offrir aux consommateurs chinois davantage de produits Ă©trangers et par l’internationalisation rĂ©cente (depuis 2015) des activitĂ©s d’Alibaba et de JD.com: implantation de bureaux Ă  l’Ă©tranger, investissement dans des outils logistiques, etc.

En janvier 2018, JD.com a mĂȘme annoncĂ© son engagement Ă  rĂ©aliser 2 milliards d’euros de ventes de produits français sur ses plateformes au cours des deux prochaines annĂ©es.

Les petits acteurs du e-commerce participent Ă©galement Ă  cette tendance.

Allemagne : 78,1 milliards de dollars US (14,1% des exportations françaises totales) États-Unis : 47,1 milliards de dollars (8,5%) Italie : 42 milliards de dollars (7,6%) Espagne : 41,7 milliards de dollars (7,5%) Belgique : 38,3 milliards de dollars (6,9%) Royaume-Uni : 37,7 milliards de dollars (6,8%) Chine : 23,4 milliards de dollars (4,2%) Suisse : 19,9 milliards de dollars (3,6%)

Machines, y compris les ordinateurs : 67,7 milliards de dollars US (11,9 % des exportations totales) Les véhicules : 56,5 milliards de dollars (9,9%) Aéronefs, engins spatiaux : 51,8 milliards de dollars (9,1%) Machines électriques, équipements : 44,9 milliards de dollars (7,9%) Produits pharmaceutiques : 33,8 milliards de dollars (6%) Plastiques, articles en plastique : 22,6 milliards de dollars (4%)

Machines électriques, équipements : 521,5 milliards de dollars US (24,4 % des importations totales) Combustibles minéraux, y compris le pétrole : 347,8 milliards de dollars (16,3%) Machines, y compris les ordinateurs : 202,3 milliards de dollars (9,5%) Minerais, scories, cendres : 135,9 milliards de dollars (6,4%) Appareils optiques, techniques et médicaux : 102,5 milliards de dollars (4,8%) Les véhicules : 81,5 milliards de dollars (3,8%)

La France est l’un des leaders europĂ©ens en matiĂšre de valeur des exportations agricoles, principalement le blĂ©, le sucre, le vin et la viande bovine. Les produits tropicaux, le coton, le tabac et les huiles vĂ©gĂ©tales sont parmi les principales importations agricoles.

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Jean Perri

Jean Perri est un expert de la logistique internationale, avec une maitrise complÚte du transport maritime, aérien et ferroviaire.

Il publie des vidĂ©os rĂ©guliĂšrement sur la Chaine Youtube de Sino Sourcing, n’hĂ©sitez pas Ă  vous abonner.

Jean est aussi un formateur et un coach rĂ©putĂ© et propose un programme d’accompagnement pour les importateurs: https://sino-sourcing.fr/limitless-sourcing

Francophone, Anglophone et Sinophone, Jean étudia la logistique/supply chain à la prestigieuse université de Shanghai.

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