💡 Comment choisir son mode de transport de fret entre l’Europe et la Chine ?

Nous allons dans cet article analyser les facteurs intervenant dans le choix des modes de transport pour les trafics de façon générale mais surtout entre l’Europe et la Chine.

La recherche du profit étant l’objectif des entreprises, celles qui interviennent dans les imports/exports développent également plusieurs techniques pour optimiser les coûts des opérations.

Ainsi, sur quelle base faut-il faire le choix du mode de transport ? C'est ce que nous allons voir précisément dans cet article.

Les facteurs du choix de mode de transport de fret entre l’Europe et la chine et l’analyse comparative des différents modes de transport

1. Les opérations de commerce et de conteneurisation du fret

 

La signature d’un contrat de vente est une opération préalable à toute expédition de fret. Cela suppose qu’un certain nombre de points (identification du produit et formulation du besoin) ont déjà été conclus entre acheteurs et vendeurs de part et d’autre en Europe ou en Chine.

Les termes du commerce international (Incoterms)

 

Dans le cadre du commerce international, les termes des contrats sont parfois interprétés différemment entre les parties prenantes. La Chambre de commerce internationale (CCI) en vue d’harmoniser la compréhension des termes pour une bonne exécution des contrats, définit les Incoterms (International commercial terms) qui sont normalisés et servent à définir les droits et les devoirs des acheteurs et des vendeurs, participant à des échanges internationaux.

De ce fait, pour les échanges commerciaux entre l’Europe et la Chine, il est important pour les acheteurs de maitriser au moins les six (06) Incoterms qui sont les plus régulièrement appliqués selon l’agence de transit sino-shipping. Il s’agit de :

 

  • FOB: Free On Board ;
  • EXW: Ex Works ;
  • CAF: Coût assurance fret ;
  • CFR: Cost & freight ;
  • DAT: Delivered at terminal et
  • DAP: Delivered at

 

Conformément à la dernière version 2020 des Incoterms, la CCI privilégie formule FCA (Free Carrier) à la place du EXW dans les échanges internationaux, laissant plutôt EXW pour les échanges nationaux ou locaux. De même, DPU (Delivered at place unloaded ou livré à destination non déchargé) a remplacé DAT.

Chaque Incoterms défini différemment les responsabilités ainsi que les charges pour chacun des intervenants. Une fois le contrat de vente conclu entre acheteur et fournisseur, vient ensuite le calcul pour des options d’emballage ou de conteneurisation afin de non seulement sécuriser le produit mais aussi de faciliter l’expédition en optimisant les charges.

La conteneurisation et/ou l’emballage

 

La conteneurisation constitue aujourd’hui l’épine dorsale de la mondialisation ; elle permet de mettre les marchandises les plus diverses dans des conteneurs, boîtes métalliques aux dimensions standardisées, pendant toute la durée de leur transport maritime et terrestre, de la porte de l’industriel jusqu’à celle du client.

Le transport conteneurisé s'insère dans les réseaux de production et de distribution à une échelle mondiale. Le conteneur est né de Malcolm McLean en Amérique sur les quais de Hoboken dans le New Jersey.

En effet, le jeune entrepreneur new‑yorkais ayant constaté que le transbordement mer-terre limitait l’accroissement de son activité, mit alors au point, entre 1937 et 1956, un instrument qui permettait un déchargement bateau/camion beaucoup plus rapide ; ce fut la naissance du conteneur.

 

La conteneurisation a connu son développement sur l’Atlantique Nord à partir de 1966 puis sa généralisation progressive par la suite. Le conteneur devient dès le milieu des années 1960 une boîte normée dont les standards sont définitivement fixés en 1974 par l’ISO (International Organization for Standardisation). Depuis lors, les conteneurs sont construits suivant les normes ISO 66811 et 149612 dont les longueurs standards sont de 20, 30, 40 et 45 pieds (20’ ; 30’ ; 40’ et 45’).

L’essentiel du trafic est dorénavant réalisé avec des conteneurs maritimes de 20, 40 et 45 pieds. Le conteneur est un outil intermodal, un élément de la cale du navire, il est adaptable à une remorque routière, à un wagon de chemin de fer ou transférable sur une barge fluviale sans intervention sur la marchandise pendant les opérations.

Le conteneur ISO est l'Unité de Transport Intermodale - UTI - la plus « intermodale » du monde excepté le secteur aérien qui est le seul à ne pas pouvoir l'utiliser utilement. Cette multimodalité mondiale n'a été possible que par une normalisation poussée des éléments constitutifs du conteneur maritime.

Il existe deux (02) types de conteneurs : maritime et de stockage.

Même si les deux (02) conteneurs se ressemblent dans la forme, ils présentent une différence car ils n’ont ni la même fonction, ni le même marché, ni les mêmes offres. En effet, indique la même source, l’un (conteneur maritime) sert à transporter la marchandise tandis que l’autre sert uniquement pour le stockage.

En plus, le conteneur maritime doit résister entre 10 et 15 ans de manutentions, de chargements et de déchargements. Il doit être de normes ISO pour parcourir le monde sur différents moyens de transport tels que : les bateaux, camions et trains.

 


Présentation de conteneur de stockage et maritime

Source : http://info-container.fr/container-maritime-stockage/

 

Dans les conteneurs maritimes, il existe plusieurs catégories qu’on peut retrouver à bord d’un porte-conteneur ou d’un train et sur le marché des conteneurs.

Le plus couramment utilisé est le conteneur Dry (ST) ou fermés (ci-dessus). Il est totalement hermétique, a un toit, des parois latérales, un plancher et a au moins une porte à l’une des extrémités. Il est principalement de 20 ou de 40 pieds, soit 6 ou 12 m de long. Ils existent de deux (02) hauteurs, standard ou High Cube.

 

Les différents types de conteneurs

 

Il existe différents types de conteneurs qui s’adaptent à de nombreuses utilisations. Dans le Tableau ci-dessous, sont présentées quelques illustrations.

 

Présentation des différents types de conteneurs maritimes :

 

 

Les échanges entre l’Europe et la Chine se font généralement à l’aide des conteneurs. C’est-à- dire que les produits sont emballés ou non, stockés dans des boxes métalliques ou frigorifiques de dimensions variées.

Pour le chargement des conteneurs, si les produits sont de petites tailles et respectent les gabarits, ils peuvent être préalablement conditionnés dans des emballages de taille raisonnable (caisses, cartons, bidons, etc.), puis être ensuite regroupés sur des palettes.

En effet, il y a des palettes normalisées (EUR/EPAL), qui facilitent le classement et les manutentions lors des opérations de chargement et de déchargement.Source : Elaboration personnelle de Sino Shipping

Etant donné que le choix d’un conteneur dépend en partie de ses dimensions, il convient de maitriser ses éléments techniques. Pour une raison que les conteneurs standards sont les plus utilisés, nous allons utiliser ce modèle dans la présentation des dimensions.

 

Les caractéristiques d’un conteneur standard

 

Les conteneurs sont des dimensions variées. Les dimensions sont fonctions du type de conteneur mais diffèrent également de l’intérieur comme de l’extérieur.

Les dimensions et les capacités d’un conteneur standard

 

Les dimensions (longueur et hauteur) d’un conteneur ont évidemment une influence sur tous les transports en ce qui concerne le calage des conteneurs, leur manutention et leur empilage.

Le volume est important dans la maitrise de l’expédition du fret. Chaque expéditeur ou acheteur doit pouvoir calculer le volume des marchandises et en comparaison avec les volumes des conteneurs, un meilleur choix sur le conteneur pourra se faire pour optimiser les coûts. Ainsi pour les conteneurs ISO 668, on a les dimensions et les capacités consignées dans les Tableaux ci-dessous.

 

Les dimensions des conteneurs maritimes ISO, 668 :

 

Types Longueur en mm Largeur en mm Hauteur en mm

Dimensions extérieures

20’ 6 058 2 438 2 591 standard
40’ 12 192 2 438 2 591 standard/ 2 896 high cube
45’ 13 717 2 438 2 855 high cube

Dimensions intérieures

20’ 5 867 2 330 2 350
40’ 11 998 2 330 2 350 standard/2 650 high cube
45’ 13 580 2 347 2 696 high cube

Dimensions des portes

20’ ou 40’ 2 286 2 261

 

Les capacités des conteneurs ISO :

 

Types Volume     mètres cubes (M3) Poids à vide en kg Poids net max en kg Poids brut en kg
20’ 33,1 2 200 28 200 30 400
40’ 67,5 3 800 26 600 30 400
40’ high cube 75,3 3 900 26 500 30 400
45’15 high cube 82 4 110 29 600 33 710

 

On a constaté que la capacité d’un même type de conteneur peut varier d’un constructeur à un autre mais la marge d’écart est de plus ou moins 0,1 mètre cube en volume.

La plage de contenance du réservoir pour le conteneur citerne s’étale de 14.000 à 26.000 litres selon la masse du liquide. Il est impératif pour les expéditeurs et les acheteurs de maitriser les volumes et les capacités maximales des conteneurs pour concevoir le modèle d’emballage qui convient le mieux à la marchandise afin d’optimiser l’espace.

La maitrise de ces éléments techniques permet de non seulement optimiser le chargement mais aussi le nombre de conteneurs nécessaire pour une opération.

 

Les techniques de chargement d’un conteneur

 

La manière de charger ou de remplir un conteneur de marchandises compte beaucoup pour l’optimisation des coûts lors des opérations de transport. En effet, si le chargement se fait en vracs dans un conteneur, cela engendrera des coûts supplémentaires au déchargement à destination, puis qu’il faut assez de temps pour le déchargement.

Mais, si le chargement se fait par exemples sur des palettes, ceci sécurise non seulement les marchandises mais permet une manutention plus rapide pour le déchargement. La palettisation engendre également des coûts qui sont liés à leur acquisition.

Il appartient à l’expéditeur de faire l’arbitrage et de choisir le scénario qui convient le mieux. En effet, l’agence sino-shipping conseille à ses clients de privilégier la palettisation car généralement le coût d’acquisition des palettes est inférieur au coût supplémentaire qu’implique le déchargement à destination. En plus, la sécurité est optimale pour les produits.

Pour une harmonisation des chargements, les palettes de normes européennes (ISO EUR/EPAL) sont de dimensions 1200 x 800 mm avec une hauteur de 150 mm.

Une palette pèse au moins 24 kg avec une charge dynamique de 1 tonne maximum. De ce fait, un conteneur de 20’ peut prendre 11 palettes (chargées en quinconce) et celui de 40’ peut prendre jusqu’à 25 palettes chargées en quinconce.

Les conteneurs évoqués sont utilisables pour les modes maritime et ferroviaire. Cependant le mode aérien dispose de conteneurs qui lui sont propres.

Les modes d’expédition d’un conteneur ou d’un colis

 

La conteneurisation admet aussi l’acheminement régulier de petits lots par le regroupement dans un même conteneur de marchandises en provenance d’origines différentes (conteneur LCL-Less than Container Load par opposition au conteneur FCL-Full Container Load), ce qui est souvent le travail et la source de profit du transitaire.

Ainsi, lorsqu’un expéditeur ou acheteur occupe seul un conteneur, c’est ce qu’on appelle Full Container Load (FCL). Cela suppose qu’il supporte seul les frais et charges y relatifs au conteneur.

Chez Sino-shipping, nous conseillons cette méthode à nos clients qui ont le souci de la sécurité de leurs marchandises pour des expéditions importantes.

En revanche, en optant pour le partage du volume du conteneur ou encore le groupage, autrement appelé en anglais Less than Container Load (LCL), les frais et charges sont gérés au prorata des espaces occupés dans le conteneur. Mais cette dernière méthode entraine plus de manutentions et peut ainsi entrainer des effets néfastes sur les colis. De plus, le groupage peut prendre plus de temps avant que le conteneur soit expédié.

Cette méthode est conseillée pour des personnes ayant des marchandises d’un volume inférieur à 15 mètres cubes.

Pour les expéditions par mode aérien, elles peuvent se faire par voie express ou par voie classique. Il est bien de retenir que le mode aérien n’utilise pas les mêmes conteneurs que le mode maritime, routier et ferroviaire.

Ce mode n’a pas de minimum de volume ou de poids exigé pour une expédition. Il est par excellence le mode privilégié pour les expéditions de colis de tailles modestes et de poids pas trop lourds.

2. Les déterminants du choix de mode de transport

 

Dans le cadre d’expédition des marchandises, la décision la moins aisée à prendre est parfois le choix du mode de transport. La décision du mode de transport de la Chine vers l’Europe ou inversement incombe généralement à l’expéditeur.

Dans certains cas, le choix du transport s’impose souvent comme une évidence selon la publication ING (novembre 2018). Il s’agit par exemple du transport aérien pour les produits légers et de haute valeur ou du transport maritime pour les produits de faible valeur mais qui sont plus pondéreux.

Cependant, il y a de nombreux produits pour lesquels il est difficile de déterminer au préalable le choix notamment avec le mode ferroviaire qui vient augmenter le nombre de choix. Il est important pour les entreprises d’examiner les différentes options avec le produit (nature) à transporter comme le point de départ pour le choix du mode de transport.

La rapidité ou les délais courts

 

Comme le dit l’adage « Time is Money », le temps de transit est le facteur qui influence beaucoup sur les gains des entreprises. Le temps a un prix, étant donné que les produits en transit s’accompagnent de coûts de capital. En effet, pour la durée de livraison, le fonds de roulement est utilisé, ce qui rend les produits sensibles au facteur temps.

Le temps estimé est censé être aussi précis que possible dans une expédition de sorte que le destinataire puisse organiser la prise en charge des marchandises à destination selon sino-shipping. Si l’expédition n’arrive pas à la date prévue, cela peut créer des charges supplémentaires tant pour l’expéditeur que pour le destinataire.

Un mode de transport rapide permet aux entreprises de multiplier les opérations de livraison, réduire le coût du capital et augmenter la capacité de production et d’écoulement des produits.

La  rapidité est beaucoup sollicitée pour le transport des produits à valeur élevée au kilo, les produits de mode ou de saison (comme les vêtements), le chargement de projet (avec un délai spécifique), les denrées périssables (comme les fleurs) et les produits pour lesquels un client paie pour la rapidité (cas de e-commerce).

Cependant, le mode de transport moins rapide serait adapté pour des produits de faible valeur à tonnage important.

Le coût de transport

 

Le coût est le principal élément que toutes les entreprises essaient de réduire en développant beaucoup de méthodes et de techniques.

Le coût de transport, assez complexe à déterminer est un indicateur du choix modal. Principalement pour le transport aérien express, le tarif est fixé en fonction du poids brut ou du poids volumétrique.

C’est le plus important des deux (02) qui est considéré parce qu’un colis peut ne pas être lourd mais encombrant du fait de son volume. Ou encore un colis peut ne pas avoir assez de volume mais dispose d’un poids énorme. L’International Air Transport Association (IATA) défini les ratios suivants : 1 m3 pour 167 kg par voie classique et 200 kg par voie express. Ci-dessus, un exemple de colis express.

 

 


Colis express

 

Le coût du fret tout mode confondu est constitué par le tarif du conteneur ou du colis, des frais d’emballages, des taxes et les autres frais (inspection qualité, vérification des normes, dédouanement et déchargement du conteneur). Il y a aussi des frais d’assurance qui sont très importants à intégrer pour se couvrir en cas d’éventuel accident.

Les tarifs d’expédition du fret sont très variables et dépendent aussi du lieu de départ et d’arrivée (port, aéroport, gares), du cycle d’expédition (hausse ou baisse de la demande), du coût du carburant, etc. L’Assurance du fret est très importante.

Elle n’est pas obligatoire selon Sino-shipping, mais très fortement recommandée parce que le transport comporte des phases de manutention délicates ; assurer ses marchandises permet de faire du business l’esprit tranquille.

L’agence sino-shipping explique que le taux d’assurance varie en fonction des assurances, mais très peu, en moyenne les assureurs couvrent 80-90 % de la valeur totale de la marchandise, déclarée sur les documents officiels. Pour optimiser les coûts, l’option intermodalité pourrait aussi être une alternative.

Les émissions de gaz à effet de serre

 

L’étude sur les transports maritimes (CNUCED, 2018), révèle que la sécurité et l’environnement deviennent des variables stratégiques déterminantes dans le choix des modes de transports puisque les compagnies de transports font face à des coûts nouveaux liés au respect des normes environnementales édictées.

Ainsi, cela vise à se conformer à l’Accord de Paris conclu au titre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et à son ambition de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels.

Une augmentation des coûts dans le domaine des entreprises est synonyme de réduction de marges bénéficiaires. Dès lors, la prise en compte des aspects environnementaux notamment les émissions des polluants et des gaz à effet de serre deviennent un élément de compétitivité entre les entreprises de transports de marchandises.

Pour être en phase avec l’accord de Paris, l’Organisation Maritime Internationale (OMI) entend réduire l’intensité en carbone moyenne du secteur d’au moins 40 % et 70% respectivement d’ici à 2030 et 2050. Pour cela, plusieurs mesures envisagées visent à améliorer le rendement énergétique et à stimuler l’adoption de combustibles de substitution.

Il s’agit des mesures fondées sur le marché, telles que les taxes sur les combustibles et les systèmes d’échange de droits d’émission qui auront des répercussions sur le coût de fret.

Dans le même ordre d’idées, le rapport du groupe européen paritaire CER-ETF (février 2009) a fait ressortir une probable modification profonde des critères de choix d’un mode de transport.

Il est estimé que la sécurité et l’environnement pouvaient devenir des variables stratégiques déterminantes et que le fret ferroviaire européen pouvait devenir le mode de transport de marchandises le plus adapté. Cette situation projetée est une réalité de nos jours parce que les exigences environnementales sont contraignantes et impliquent naturellement des coûts.

Au niveau aérien, International Air Transport Association19 (IATA) reconnaît la nécessité de relever le défi mondial du changement climatique et a adopté également un ensemble d'objectifs ambitieux pour atténuer les émissions de CO2 du transport aérien.

Il s’agit d’une amélioration moyenne du rendement énergétique de 1,5% par an de 2009 à 2020 et l’instauration d’un plafond sur les émissions nettes de CO2 de l'aviation à partir de 2020 (croissance neutre en carbone). Mais aussi, une réduction des émissions nettes de CO2 de l'aviation de 50% d'ici 2050 par rapport aux niveaux de 2005.

De ce chapitre, il est à retenir que l’optimisation des charges liées aux opérations d’expédition est un processus complexe et assez long. La maitrise des éléments techniques (Incoterms et la conteneurisation des marchandises) y relatifs doit être un préalable à l’expédition du fret.

On retient aussi que les facteurs déterminant le choix du mode de transport sont multiples et les plus influents sont principalement les délais (la rapidité), les coûts (y compris l’assurance) et les aspects environnementaux. Toutefois, le choix du mode de transport entre l’Europe et la Chine dépend de l’urgence de chaque entreprise.

Néanmoins, sur la base des éléments quantifiés, nous allons procéder dans le chapitre 6 à une comparaison entre le ferroviaire et les autres modes.

3. Analyse comparative des différents modes de transport

 

Dans cette partie, nous allons produire une comparaison entre les modes de transport ferroviaire, maritime et aérien en nous appuyant principalement sur des facteurs déjà énumérés dans le chapitre précédent. Le transport par voie routière n’étant pas encore pratiqué entre l’Europe et la Chine, il ne sera pas pris en compte dans ces éléments de comparaison.

Comparaison des moyens de transport

 

Les moyens de transport n’ont pas les mêmes capacités de chargement de marchandises et n’utilisent pas non plus les mêmes supports pour rallier l’Europe à la Chine et vice-versa.

Les capacités des moyens de transport

 

Un train est composé d’une locomotive et de wagons. La locomotive tire les wagons qui transportent les charges (les marchandises). Le train circule sur les rails et peut transporter jusqu’à 100 conteneurs EVP sur le trajet Chine-Europe et vice-versa.

Quant aux navires/bateaux, il y a des porte-conteneurs qui relient les deux continents et le plus gros est capable de transporter plus de 22 mille conteneurs EVP. Concernant le mode aérien, on a des avions cargos, spécialisés pour le transport de marchandises dont le plus grand au monde peut transporter jusqu’à 150 tonnes. Mais, les avions de passagers acheminent également du fret.

L’avion a beaucoup de restrictions comparativement au train et au navire/bateau. Dans le Tableau ci- dessous, sont présentés les différents moyens de transport et leurs éléments distinctifs.

 

Comparaison des moyens de transport :

 

La compagnie ferroviaire allemande Deutsche Bahn. Elle a transporté plus de

40.000 conteneurs EVP, en 2016 entre l’Allemagne et la Chine. Les marchandises étaient composées de vêtements, de pièces automobiles ou électroniques pour la Chine. La compagnie prévoie transporter jusqu’à 100 000 conteneurs en 2020.

 

 

MCS Gülsün, le plus grand porte-conteneurs au monde, dispose d’une capacité record de 23 756 EVP. Il est d’une longueur de 400 mètres et d’une largeur de plus de 60 mètres.    Il    a    effectué   son premier voyage le 19 août 2019 en Europe, au terminal de Bremerhaven (Allemagne). Il a été construit par le chantier naval                     Samsung        Heavy Industries (SHI) de Geoje en Corée              du              sud. L’Antonov An-124 est l’un des plus gros avions- cargos du monde. Un gros-porteur de la compagnie russe Volga- Dniepr.

L’avion dispose d’une capacité de 150 tonnes, avec un poids maximum au décollage de 400 tonnes. Il a effectué une opération de livraison de masques en provenance de Chine, le 30 mars 2020 à l’aéroport de Vatry (France).

 

En termes de capacité de chargement, pour un navire de 18 000 EVP, il faut 180 trains d’une capacité de 100 EVP chacun. Il faut environ 3 600 fois l’avion-cargo d’une capacité de 150 tonnes pour transporter les charges de 18 000 EVP, toutes choses égales par ailleurs.

La domination du navire est nette en termes de capacité de chargement. Mais, les exigences économiques et des marchés sont telles que chaque moyen joue un rôle important dans les échanges commerciaux. Le train est une meilleure offre intermédiaire en capacité entre le navire et l’avion-cargo.

Un train à conteneurs long de 750 mètres peut transporter environ 100 EVP, ou 90 EVP avec un coefficient de charge de 90 %.

L’avantage que présente le mode ferroviaire est qu’il est parfaitement adapté aux produits industriels de grande valeur tels que véhicules, équipements électroniques et informatiques, mais aussi de produits promotionnels et saisonniers qui doivent être à destination finale le plus rapidement possible. Il est également adapté pour le transport de marchandises dangereuses contrairement au mode aérien.

Les documents et procédures de dédouanements

 

Il existe des documents qui accompagnent les marchandises à bord pendant la durée du transport. Ces documents sont différents pour chaque mode de transport. On les identifie comme suit :

 

  • La lettre de voiture pour le transport ferroviaire

 

Elle est la preuve du contrat de transport. Seul document à faire foi des instructions données au transporteur. Il est donc indispensable qu’elle accompagne chaque envoi et soit présente (exemplaires 2 et 3) dans l’engin de transport. C’est un document non négociable, qui ne représente pas la marchandise et ne sera pas réclamé au destinataire.

 

  • Le connaissement maritime pour le transport par navire ou par bateau

 

Le connaissement maritime est à la fois la preuve du contrat de transport et un titre représentatif de la marchandise. Le destinataire doit donc le présenter à l’arrivée pour prendre livraison de la marchandise. Il est émis par la compagnie maritime ou son agent, sur la base des indications du chargeur dans les vingt-quatre (24) heures du chargement, contre le « mate’s receipt ». En général en quatre exemplaires, dont trois originaux « commerciaux ».

 

  • La lettre de transport aérien (LTA) pour le transport par avion

 

La lettre de transport aérien couvre fréquemment des transports successifs assurés par des compagnies différentes. Leur responsabilité est alors solidaire. Une partie du transport couvert par la LTA peut s’effectuer par la route.

C’est un document émis par l’agent de fret aérien, sur instruction du chargeur et sur formulaire de la compagnie pour les expéditions exclusives « House Airway Bill ou HAWB » ou sur formulaire interne dit « Master Airway Bill ou MAWB » pour les envois en groupage, ce qui est fréquent.

En ce qui concerne les procédures de dédouanement, sino-shipping montre que la déclaration en douane et l'inspection par voie ferroviaire, peuvent être effectuées beaucoup plus rapidement que par avion ou par fret maritime.

En effet, soutient sino-shipping, les améliorations techniques apportées aux systèmes ferroviaires et aux processus douaniers ont rendu les services ferroviaires plus rapides et réalisables pour une gamme plus large de marchandises.

4. La couverture territoriale des différents modes de transports

 

L’itinéraire choisi ou emprunté détermine l’efficacité du mode de transport. Il peut entrainer une livraison rapide et peut permettre d’éviter certains obstacles pour la sécurité du fret.

Les itinéraires et les délais de livraison

 

Les itinéraires empruntés sont différents pour les trois (03) modes. Le mode ferroviaire traverse le continent eurasien à travers principalement trois (03) corridors pour connecter la Chine à l’Europe et vice-versa tandis que le mode maritime utilise la mer et contourne le continent eurasien en passant par l’Océan indien, la mer méditerranéenne et par le canal de suez pour atteindre les côtes européennes (inversement pour aller de l’Europe en Chine).

Le mode aérien survole les pays situés le long du trajet.

En considérant Lyon (France) comme ville de contact avec Wuhan, la ville chinoise. On constate que la voie maritime est la plus longue en termes de distance parcourue avec 20 459 km pour relier Lyon à Wuhan. Le mode ferroviaire suit avec 11 300 km et le plus court trajet est celui de l’aérien avec 8 964 km.

Le mode aérien assure une livraison rapide qui est de 1 à 3 jours. Le ferroviaire a une durée de 15 jours pendant que le mode maritime mettra près de 45 jours pour une livraison. Le délai maritime peut atteindre 2 mois avec une livraison porte à porte pour certains cas.

Dans le développement des trafics ferroviaires entre l’Europe et la Chine, l’Allemagne est le premier pays européen qui reçoit plus de trains, car 80% des trains venant de la Chine font leur premier arrêt à Duisbourg. Pour des livraisons entre la Chine et l’Europe et vice-versa, il suffit d’une dizaine de jours en train pour atteindre les grandes villes considérées comme zones de production ou de consommation.

 

Délais de transit entre Chine et Europe :

 

Départ Destination Délais en jours
Transit ferroviaire
Chine (Yiwu) Lyon 14 à 17
Chine Bruxelles 12 à 14
Chine (Yiwu) Londres 18
Chine Hambourg 14
Chine Varsovie (Pologne) 12
Londres Yiwu 18
Liège Zhengzhou 13 à 14
Transit maritime
Sanghai Le Havre (France) 26
Tianjin Antwerp (Belgique) 41
Ningbo Rotterdam (Pays-Bas) 28
Xiamen Hambourg (Allemagne) 27
Qingdao Felixstowe (Angleterre) 30
Transit aérien
Chine Belgique 3 à 6
Chine Suisse 3 à 6
Chine France 3 à 6

 

On constate que le transport ferroviaire présente une réduction du temps de transit pouvant aller de 45% à 55% par rapport au transport maritime.

Le maillage des réseaux en Europe et en Chine

 

Le maillage d’un réseau de transport sur un territoire favorise les livraisons porte à porte et ainsi permet aux entreprises de réduire les charges liées aux transports amont et aval.

Le réseau ferroviaire met en contact 34 villes européennes avec 35 villes Chinoises. Ces chiffres viennent montrer une amélioration par rapport à 2017 dont 28 villes chinoises étaient connectées à 29 villes européennes. Le ferroviaire lie directement les grands centres de production aux centres de consommation entre l’Europe et la Chine.

De ce fait, certains délais liés aux transports amont et aval sont réduits pour les entreprises contrairement au mode maritime dont la capacité de maillage est limitée aux côtes. D’après l’étude menée par ING (novembre 2018), le désenclavement des zones d’entrées à l’intérieur des continents asiatique et européen est l’un des atouts majeurs de la Route de la soie.

Il est ressorti de la même étude que Khorgos (Kazakhstan) est la plaque tournante pour la principale expansion en Asie et que les pays situés en Europe centrale (Pologne, Tchéquie et Hongrie) sont également plus accessibles.

 

Maillage des voies ferroviaires

 

Dans le maillage, la ville de Liège en Belgique est connectée depuis 2018 avec les villes chinoises, principalement avec Zhengzhou mais aussi Yiwu et Xi’an. Les échanges depuis le coup d’envoi en octobre 2018 à mars 2020 s’estiment à 6 452 conteneurs EVP de Chine vers Liège contre 3 046 dans le sens contraire.

L’estimation en tonnage pour ces échanges s’élève à 35,2 mille tonnes dont 28,89 tonnes de Zhengzhou vers Liège et 6,31 tonnes dans le sens contraire. La durée moyenne du trajet est de 13,3 jours entre Liège-Zhengzhou.

 

Les échanges par voie ferroviaire entre Zhengzhou et Liège :

 

 

Départ

 

Destination

Conteneur EVP Millier de tonnes Durée du trajet en jours
Yiwu Liège 414 2,38 13,72
Zhengzhou Liège 6 034 26,41 13,39
Xi'an Liège 4 0,1 23,57
Total des échanges Chine vers Liège 6 452 28,89 50,68
Liège Zhengzhou 3 046 6,31 13,36
Total des échanges 9 498 35,2 64,04

Pendant le lancement de la liaison ferroviaire Liège-Zhengzhou, les autorités ont estimé qu’avec cette liaison, la communauté cargo de Liège Airport augmentera la flexibilité de son offre aux exportateurs et aux expéditeurs européens.

Elles ont fait comprendre également que la combinaison de la connectivité ferroviaire et aérienne est une confirmation de l'attractivité et du déclenchement de l’expansion de la ville de Liège. Ainsi, « la liaison ferroviaire apporte une complémentarité aux lignes aériennes » disait Luc PARTOUNE (CEO de Liège Airport)

La régularité des moyens de transport utilisés

 

La régularité des moyens de transport est un indicateur important pour les entreprises qui utilisent le principe de Just In Time (JIT) dans leurs systèmes de fonctionnement. E

n effet, les moyens de transport les plus réguliers permettent aux entreprises d’éviter les coûts de stockage. Ainsi, la régularité et la rapidité sont déterminantes pour certaines entreprises.

L’avion étant un moyen de transport polarisant, il ne couvre pas toutes les zones mais impose des restrictions ne facilitant pas certains échanges tels que pour les produits dangereux.

L’avènement du ferroviaire est une option intermédiaire pour un service régulier avec des départs chaque semaine de part et d’autre entre l’Europe et la Chine.navires/bateaux pour le transport maritime sont moins réguliers que les trains. Cette irrégularité des navires serait due à la croissance continuelle de la taille de navires qui exigent un minimum de volume avant le démarrage.

Environ 1 470 services de fret directs de la Chine vers l'Europe et environ 730 services de l'Europe vers la Chine. Comme le montre la figure, plusieurs villes ont de nombreux départs chaque semaine, pouvant atteindre jusqu’à plus d’une vingtaine.

Il est ressorti du même rapport qu’en Chine, les hubs les plus actifs sont souvent plus à l'intérieur des terres. Plus les points de départs et de destinations sont proches de l'océan, plus ils sont confrontés à une concurrence accrue des alternatives de transport maritime

 


China-Europe Rail Routes and Frequency (2018)

 

L’itinéraire du ferroviaire permet de toucher beaucoup de pays d’Asie centrale et d’Europe de l’Est qui sont enclavés de fait par leur éloignement des côtes. L’itinéraire maritime seul ne permet pas un développement économique équilibré entre les pays ou les villes, situés le long des côtes et ceux qui sont à l’intérieur des continents.

Le ferroviaire avec son réseau maillé doit contribuer nécessairement au désenclavement des villes intérieures. Il va hausser le niveau des trafics terrestres avec ses délais réduits à une dizaine de jours et les lignes assez régulières.

5.  Comparaison de l’évolution de la croissance annuelle des trafics

 

Nous mettons en comparaison dans cette partie, les évolutions de la croissance des trafics sur la période de 2010 à 2019. Il s’agit d’analyser l’évolution de la croissance annuelle des trafics entre l’UE28 et la Chine selon le mode de transport utilisé.

Analyse de l’évolution de la croissance des exportations de l’UE28, 2010 à 2019

 

En considérant les exportations en valeur, on constate que les exportations par voie ferroviaire occupent le premier rang avec une croissance moyenne annuelle de 42% sur la période. Après une chute de 72% en 2011 par rapport à son niveau de 2010, le ferroviaire a atteint un pic record de 219% en 2013 par rapport à son niveau de 2012.

Le mode aérien avec une moyenne annuelle de 10% occupe la deuxième place et le maritime arrive en troisième position avec 6%. La domination de la croissance annuelle des trafics ferroviaires.

En termes de volume, le ferroviaire occupe également la première place avec une croissance moyenne annuelle de 16%, suivi du maritime avec 7% et l’aérien occupe la 3ème place avec 4%. Le pic record de la croissance des trafics ferroviaires est atteint en 2016 avec 83% par rapport à 2015. Cependant, il a enregistré une chute de 37% en 2011 par rapport à 2010.

 

Evolution de la croissance des exportations de l’UE28 vers la Chine, de 2010 à 2019

 

D’une manière générale, pour les exportations de l’UE28, les trafics ferroviaires ont connu une croissance plus élevée que les trafics maritimes et aériens en volume tout comme en valeur depuis 2012. Cette performance ferroviaire est le résultat de l’initiative chinoise lancée en 2013.

Cependant, on constate un fort ralentissement de la croissance des trafics ferroviaires depuis 2018. Le ralentissement se fait plus sentir en termes de volume en 2019, car une chute de 7% par rapport à 2018 était constatée. Cette chute pourrait beaucoup s’alourdir en 2020 avec l’avènement de la crise covid19 qui a conduit à l’arrêt des usines et à la fermeture des frontières.

Analyse de l’évolution de la croissance des importations de l’UE28

 

La croissance moyenne annuelle en valeur des importations de l’UE28, au départ de la Chine était de 23% pour les trafics ferroviaires, de 14% pour les trafics maritimes et de 5% pour les trafics aériens.

La plus forte chute pour les trafics ferroviaires était de 26% en 2011 par rapport à 2010 et la forte augmentation est intervenue en 2015 avec 69% par rapport à 2014. Les trafics maritimes ont enregistré une croissance plus élevée (160%) que le ferroviaire en 2018. Le rythme de croissance s’est ralenti en 2019 pour tous les modes et avec une chute de 3% pour les trafics aériens.

L’apparition du covid19 en fin d’année 2019 expliquerait principalement ce ralentissement dont les impacts seront énormes en 2020 avec l’arrêt des productions et de trafics en Chine et en Europe.

Pour les échanges en volume, le ferroviaire occupe toujours la première place en termes de croissance moyenne annuelle avec 14%. Il est suivi par les modes maritime et aérien qui ont enregistré chacun 3% de croissance moyenne annuelle sur la période de 2010 à 2019.

On constate que l’année 2012 a été difficile pour les trafics ferroviaires dont le volume a chuté de 25% par rapport à 2011 contrairement à 2017 qui a enregistré une hausse de 34%.

 

Evolution de la croissance des importations de l’UE28 de la Chine, de 2010 à 2019

 

D’une manière globale, la croissance des trafics ferroviaires a pris de l’ascendance sur les trafics maritimes et aériens à partir de 2014 pour les importations européennes en volume. Il en est de même pour les importations en valeur monétaire excepté pour l’année 2018.

Dans l’analyse, depuis 2013, les trafics ferroviaires croissent plus vite que les trafics maritimes et aériens entre la Chine et l’Europe et vice-versa.

La performance ferroviaire montre sa capacité concurrentielle à se positionner comme une nouvelle option pour le choix de mode de transport pour les échanges commerciaux entre l’Europe et la Chine. Cette performance ferroviaire est-elle une explication de la faiblesse des coûts de trafics ?

Comparaison des coûts de trafics

 

Dans le chapitre précédent, nous avons montré que le coût est un facteur déterminant dans le choix du mode de transport. Dans cette partie, nous analyserons la composition du coût de transport entre l’Europe et la Chine.

Analyse des coûts par mode de transport

 

En prenant en compte le transport aval et amont, le coût de fret entre l’Europe et la Chine et vice-versa, peut-être décomposé en trois (03) parties comme cela a été démontré par ING (novembre 2018). Il s’agit du coût de transport du mode principal, du coût du transport aval et amont mais aussi du coût du capital. La figure ci-dessous est une illustration de la détermination du coût de transport de l’Europe vers Chengdou (Chine). Il s’agit d’une expédition d’un conteneur de 40’ de l’Europe vers la Chine (Chengdou)

 

Caractéristique du coût de transport entre Europe et Chengdou (Chine) : 

 

Conteneur Poids Valeur de marchandise en euros Coût du capital Frais de transport
Faible Elevée Maritime Ferroviaire Aérien
40’ 12 000 kg 40 000 600 000 5% 3 000 4 000 26 400

 

Pour les marchandises de faible valeur, le coût du capital est minime (0,05*40 000 = 2 000 euros) contrairement aux marchandises de forte valeur (0,05*600 000 = 30 000 euros). Cependant, le transport terminal pour le mode maritime est d’une distance envoisinant 2 000 km pour relier les côtes chinoises à Chengdou situé à l’intérieur de la Chine. Le trajet dure 5 jours en camion et implique une augmentation du prix de transport selon ING (novembre 2018).

L’importance des coûts du transport initial et/ou terminal fait que le transport maritime devient plus cher que le transport ferroviaire.

Le coût de transport maritime devient encore plus élevé quand les marchandises sont de grandes valeurs avec un coût de capital considérable comme c’est le cas des marchandises d’une valeur de 600 000 euros dans l’exemple ci-dessus.

 


Formation du coût de transport

 

L’étude, ING (novembre 2018) conclu que « le transport maritime entre la Chine et l’Europe occidentale est le mode de transport le moins coûteux, mais cela dépend de l’emplacement des ports maritimes ». En effet, soutient l’étude, si l'on tient compte du transport initial et terminal du fournisseur vers le port ou du port vers le client, le transport maritime de porte à porte coûte plus cher.

Le ferroviaire devient dans le cas de transport initial et terminal inclus, un mode de transport attirant et compétitif en termes de coût notamment si les zones sont situées à l’intérieur des continents.

 

Evolution des coûts de trafics par mode

 

Dans la figure ci-dessous tirée du rapport CSIS (2018), il est mis en exergue le décalage du temps de transit et le coût du transport par mode entre 2006 et 2017. Il s’agissait d’une expédition d’un conteneur de 40 pieds entre la Chine (Shanghai) et l’Europe (Hambourg en Allemagne).

Nous observons que le mode ferroviaire (Rail) en 2006 avait un temps de transit de près de 36 jours et un coût de près de 8 000 USD. Une position qui s’est nettement améliorée en 2017 avec un temps de transit qui passe à environ 16 jours. Au même moment, le coût a également baissé, mais pas d’une manière aussi spectaculaire que le temps de transit.

Cependant, on constate que le transport maritime devient plus lent en temps de transit qui passe d’environ 28 jours de 2006 à près de 33 jours en 2017. Contrairement à l’augmentation du temps de transit maritime, le coût du fret maritime a chuté aussi légèrement en 2017.

Quant au transport aérien (Air), son temps de transit qui était de 5 jours, reste le même entre 2006 et 2017 contrairement à son coût de fret qui passe de 25 000 USD en 2006 à plus de 30 000 USD en 2017.

 

Le mode ferroviaire qui était plus cher et plus lent en 2006 que le mode maritime est devenu en 2017 plus compétitif en termes de coût et de vitesse. Pour appuyer cette analyse, nous allons utiliser les données collectées via le site de Eurasian Rail Alliance Index. 

L’analyse des données  de ERAI a permis de comprendre l’évolution des indices de prix de trafics ferroviaires sur le corridor ferroviaire à écartement de 1,520 mètres entre Dostyk et Brest (5 454 km).

Les indices de prix sont pour l’expédition d’un conteneur de 40 pieds de l’Europe vers la Chine et vice-versa. Les données collectées sont celles des indices de prix du ferroviaire en direction de l’Est (ERAI East) et aussi en direction de l’Ouest (ERAI West).

Il s’agit de rappeler que les indices ne couvrent pas tout le trajet Chine- Europe et vice-versa mais plutôt couvrent le segment des voies à écartement de 1,52 mètres. Ces indices donnent une idée de la tendance sur l’évolution des tarifs en complément de l’analyse du graphique ci-dessus.

Nous observons que la tendance des prix est à la baisse depuis avril 2017. L’ERAI East et West connaissent tous les deux (02) une baisse générale de 6% chacun. Les prix vers l’Ouest sont relativement plus élevés que les prix vers l’Est. Le fort taux de remplissage et l’importance de la demande seraient une explication aux coûts relativement élevés de l’Est vers l’Ouest.

La moyenne des prix est de 2 878 USD vers l’Ouest contre 2 632,92 vers l’Est. La Chine exporte plus qu’elle n’importe et cela cause des retours à vide de certains conteneurs vers la Chine. L’ERAI vient confirmer le décalage à la baisse des prix du fret ferroviaire démontré entre 2006 et 2017.


Evolution des indices de prix de fret ferroviaire sur le corridor ferroviaire à écartement de 1,520 mètres entre la Chine et l’Europe.

 

La tendance généralisée à la baisse pour les tarifs des trafics ferroviaires montre que le mode ferroviaire est dans une dynamique de compétitivité des prix avec le mode maritime qui propose des tarifs moindres que ceux du fret ferroviaire.

En complément de l’observation des tarifs de l’index 1520, le Tableau ci-dessous nous renseigne sur les coûts d’une expédition d’un conteneur EVP entre la Chine et l’Europe.

 

Tarifs d’expédition d’un conteneur EVP entre Chine et Europe :

 

Europe/Chine Maritime Aérien Ferroviaire
Coût 3 000 euros 4 euros/ kg (environ 30

000 euros)

6 000 euros
Positionnement Moins onéreux et adapté à tout type de

marchandises

Plus élevé que tous les autres modes Moins onéreux que le transport aérien et plus onéreux que

le ferroviaire

Elaboration personnelle à partir de nos données de 2020

6. La sécurité et les émissions de gaz à effet de serre (GES)

 

Le respect des mesures de sécurité et les normes environnementales sont nécessaires pour le développement durable des trafics entre la Chine et l’Europe et vice-versa.

Les conditions de sécurité

 

Le transport ferroviaire est qualifié de sûr, stable, non-stop et rapide. Nous trouvons que l’avantage du ferroviaire est la sécurité des colis transportés, car une fois chargés dans les conteneurs, ils sont scellés et ne seront ouvert qu’une fois arrivés au centre de tri.

Cependant, le transport maritime est plus soumis aux aléas tels que la congestion des ports (avec les risques de sécurité y relatifs), les mauvaises conditions météorologiques, etc. Cependant, les avancées technologiques avec le système de surveillance satellitaire permettent de contrôler à distance la position des marchandises sur un navire ou sur un train.

Ce système permet un meilleur suivi qui garantit la sécurité des marchandises transportées. Quant au transport aérien, la rigueur de la normalisation du secteur et le respect strict des conditions assurent une plus grande sécurité des marchandises transportées par avion-cargo.

Les émissions de gaz à effet de serre ou de CO2 équivalent

 

Le compteur CO2 utilise les volumes de fret transportés par chemin de fer le long du tracé de 1 520 mm, mesurés en EVP ou en tonnes. Pour calculer les émissions de CO2 du transport ferroviaire, des données réelles sont utilisées, tandis que pour les autres modes de transport, des valeurs moyennes pour chaque catégorie sont calculées.

Pour plus de précision dans les calculs des émissions, on a :

  • La même distance est utilisée pour tous les modes de transport - la distance de 5 454 km entre Brest et Dostyk sur la route ferroviaire de fret entre l'Europe et la
  • Le volume est estimée à 6 636 EVP ou 130 902 tonnes, ce qui correspond à la charge moyenne de tirant d'eau totale du plus grand transport de marchandises, le porte- conteneurs.

 

Pour transporter le dit volume de fret, le nombre suivant d'autres modes de transport nécessaires est consigné dans le Tableau ci-dessous.

 

Comparaison des émissions de CO2 équivalent : 

 

Transport de fret de 130 902 tonnes
Nombre de moyens De transport Emissions directes TTW (tonnes de CO2 équivalent) Emissions directes et indirectes           WTW (tonnes de CO2 équivalent Emissions WTW           en

tonnes           de

CO2/tonnes de fret transporté

44 trains 387,623 15 020,212 0,11
1 porte-conteneurs 2 115, 677 2 318, 405 0,02
1 106 avions-cargos 244 949, 265 299 396,536 2,29
Transport de fret de 6 636 EVP
44 trains 442, 998 19 618, 237 2,96
1 porte-conteneurs 2 115, 677 2 318, 405 0,35
1 106 avions-cargos 233 864, 501 285 847, 854 43,08

 

L’analyse du Tableau  montre que pour une tonne de fret transportée sur une distance de 5 454 km, le mode maritime est le plus écologique avec 0,02 tonnes d’émissions directes et indirectes de CO2 équivalent. Le mode ferroviaire émet 0,11 tonnes. Le mode aérien avec 2,29 tonnes émet le plus de CO2 équivalent et est de ce fait le moins écologique.

En termes d’émissions directes et indirectes par conteneur transporté sur la même distance, le maritime est toujours le plus écologique avec 0,35 tonnes de CO2 équivalent, 2,96 tonnes pour le train et 43,08 tonnes pour l’avion-cargo.

Cependant, si on considère uniquement les émissions directes, le train est le plus écologique avec 0,003 tonnes de CO2 par tonne de fret transporté sur la distance de 5 454 km. Il est suivi par le porte-conteneur avec 0,016 tonne puis vient l’avion-cargo avec 1,87 tonnes de CO2 équivalent émis.

Également, pour un conteneur transporté, le train émet 0,07 tonne de CO2 équivalent, 0,32 pour le porte-conteneur et 35,24 pour l’avion-cargo. On remarque que le transport conteneurisé émet plus de CO2 équivalent que le transport simple en tonnage. La raison serait due à l’impact du poids à vide du conteneur transporté.

Le transport aérien de fret est un mode de transport extrêmement polluant, il est responsable de plus de 2% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial pour à peine 0,15% du volume fret transporté. Selon la même source, il menace également l’environnement de plusieurs autres façons importantes : pollutions atmosphériques classiques, bruit, encombrement et autres questions associées à l’occupation du sol autour des aéroports.

En effet, au regard du niveau élevé des émissions dues aux trafics de fret aérien, certains acteurs belges ont estimé que le choix de faire croître l’aéroport de Liège Airport (Belgique) pour en faire le premier aéroport de fret européen, avec l’arrivée du géant chinois Alibaba, est un choix économiquement et écologiquement désastreux.

Le transport ferroviaire se positionne au niveau intermédiaire entre le maritime et l’aérien en termes d’émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre. Il constitue ainsi une alternative de choix du mode de transport plus écologique que le mode aérien. Mais, en termes d’émissions directes, il est une bonne option pour la protection environnementale.

Dans le développement des trafics entre l’Europe et la Chine, le mode ferroviaire s’affiche comme une nouvelle possibilité de choix. Les trafics ferroviaires entre 2010 et 2019 enregistrent une forte croissance en volume des exportations (42%) mais aussi une croissance des services réguliers, accompagnées d’une réduction des tarifs. Le ferroviaire a un positionnement tarifaire intermédiaire entre l’aérien qui a le tarif le plus élevé et le maritime qui offre le tarif le plus bas.

Il a un délai de transit (environ 2 semaines) moins long que le maritime pour une livraison des marchandises entre la Chine et l’Europe. Le mode ferroviaire a également une grande flexibilité pour des livraisons porte-à-porte avec un maillage territorial important en Chine (35 villes) et en Europe (34 villes).

Après le maritime, le ferroviaire est le moyen de transport le plus écologique en émissions directes et indirectes pour les paramètres considérés dans le cas présent. Il est même le plus écologique que le maritime si on ne considère que les émissions directes.

Cependant, les flux sont plus orientés dans le sens de la Chine vers Europe que vice- versa. Tout compte fait, le maritime domine présentement les trafics entre la Chine et l’Europe, en termes de volume et de valeur de marchandises transportées.

Dans la logique de parvenir à une gestion optimale des coûts de transport, une analyse d’une opération intermodale entre la Chine et l’Europe pourrait être important pour les entreprises qui sont en quête permanente d’option de transport plus économique.

Pour plus de lecture et approfondir vos recherches et vos compétences, n'hésitez pas à consulter nos autres articles :

 

 

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FAQ : réponses à toutes vos questions

⛴️ Quel est le délai d’acheminement de port à port par voie maritime ?

Vous trouverez ci-dessous un bref aperçu : Hong Kong – Los Angeles, USA : 20 jours Hong Kong – New York, USA : 32 jours Hong Kong – Felixstowe, Royaume-Uni : 29 jours Hong Kong – Hambourg, Allemagne : 30 jours Hong Kong – Singapour : 5 jours Hong Kong – Sydney : 12 jours

🗹 Les facteurs à prendre en compte avant de choisir la voie maritime ?

Leretard administratif s’applique dans le port de destination, qui dans de nombreux cas peut être encore plus long. Dans les cas extrêmes, vous pouvez faire face à des retards pouvant aller jusqu’à deux ou trois semaines, dans le port de destination. Le transport maritime est, en termes de délais, à la fois plus lent et plus imprévisible que le fret aérien. Ainsi, les entreprises qui importent de Chine par voie maritime doivent faire beaucoup de planification et disposer de marges importantes pour les retards.

📆 Un exemple de planification pour passer une commande par voie maritime ?

Si vous avez besoin de vos marchandises à temps pour la période de Noël, passez votre commande en juillet et non en septembre.

📦 Quels sont les quatre options de volume de conteneurs différents ?

FCL 20 »’ (Volume : 33.2 cbm) FCL 40 »’ (Volume : 67.7 cbm) FCL 40 »’ HQ (Volume : 76.3 cbm) FCL 45 »’ HQ (Volume : 85.9 cbm) Pour les objets/marchandises trop volumineuses, il existe des solutions de transport maritimes dediées HORS GABARIT

💰 Comment pouvons-nous trouver le taux de fret le moins cher de la Chine ?

Les taux de fret sont fixés en fonction des prix du marché, qui changent chaque semaine. Il n’y a pas de

🌐 Comment pouvons-nous nous assurer que notre expédition est livrée à temps ?

Assurez-vous que la valeur en douane déclarée est correcte et qu’elle correspond à votre facture commerciale et à votre connaissement. Commander selon les conditions FOB et s’assurer que le fournisseur prépare tous les documents de dédouanement à l’exportation à temps. Demandez à votre transitaire de contacter votre fournisseur quelques jours avant que les marchandises soient prêtes à être expédiées, plutôt que d’attendre jusqu’au dernier jour. Acheter une caution douanière au moins un mois avant l’arrivée des marchandises au port (États-Unis). Demander un numéro EORI au moins 2 semaines avant l’arrivée des marchandises dans le port (UE). Demandez à votre fournisseur d’utiliser des emballages d’exportation de haute qualité (et soyez spécifique) pour éviter le reconditionnement avant l’expédition. Payer le solde et les frais de transport à temps, afin que les documents d’expédition ne soient pas retardés.

☝️ Devrions-nous faire appel à un transitaire ou laisser le fournisseur gérer le processus de transport ?

Vous avez deux options : soit le fournisseur administre le processus d’expédition, soit vous le faites par l’intermédiaire d’un transitaire. En laissant le fournisseur administrer (c.-à-d. réserver l’expédition), le processus d’expédition vous donne moins de transparence.

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📚 Tous les chiffres sur le commerce entre l’Europe et la Chine

Tous les chiffres à connaitre sur le commerce entre l’Europe et la Chine

Nous analyserons les trafics entre l’Europe et la Chine. Cette analyse concerne uniquement les échanges de marchandises. Également pour des raisons de disponibilité de données, nous considérons les 28 pays membres de l’UE comme les pays représentant l’Europe dans l’analyse. Les flux de marchandises à analyser peuvent chacun, avoir deux qualifications car une importation européenne peut être considérée comme exportation chinoise et vice-versa.

Les éléments de l’analyse dépendront de la partie dans laquelle on se situe pour faire l’analyse. Ainsi dit, avant d’analyser les trafics, intéressons-nous à l’apport des échanges commerciaux dans la croissance économique (PIB) de chaque entité.

Tous les chiffres à connaitre sur le commerce entre l’Europe et la Chine

Notre analyse est fondée d’après les suivantes données :

 

 

 

Les données de l’OMC et les estimations de la BM pour le PIB

 

Sur le site de la Banque Mondiale nous avons tiré des données du commerce de marchandises, exprimées en pourcentage (%) du Produit Intérieur Brut (PIB) pour la Chine et pour l’Union européenne. L’UE est considérée au lieu de l’Europe juste pour une question de disponibilité de données. Ces données couvrent la période de 2010 à 2018 car les données de 2019 ne sont pas disponibles. Les données utilisées sont issues de l’application de la formule : (total des exportations + total des importations) / PIB, exprimés en dollars US. Elles permettent d’observersurlapériode,l’évolutiondelapartducommercedemarchandisesdechaqueentité économique sur son PIB. Puisque c’est la production qui génère les échanges, il importe donc d’observer le rapport entre la production et les échanges commerciaux.

 

Les données de Eurostat

 

Les données de Eurostat, la structure européenne de statistiques, sont essentiellement quantitatives. Les données extraites du site de Eurostat sont les importations et les exportations de marchandises dans le cadre du commerce bilatéral entre l’UE28 et la Chine. Elles couvrent la période de 2010 à 2019. Elles sont exprimées en tonnes en ce qui concerne les volumes et en euros pour les valeurs. Les importations et les exportations sont réparties par mode de transport que sont le mode maritime, le mode ferroviaire et le mode aérien.

 

Les données de Eurasian Rail Alliance Index (ERAI)

 

Eurasian Rail Alliance Index est un indicateur composite des coûts de transport de conteneurs de transit via le corridor ferroviaire eurasien sur le territoire de l'Union économique eurasienne, de la Chine à l'UE et de l'UE à la Chine. L'ERAI est un indicateur de l'état actuel de l'industrie du transport ferroviaire de conteneurs pour tous les participants sur le marché. Il a été conçu selon le site pour servir d'outil de décision analytique pour le choix du mode de transport de fret ainsi que d'instrument boursier pour le règlement des contrats à terme. L’ERAI est exprimé en valeur monétaire USD.

L’ERAI comporte des sous-indices reflétant le coût des expéditions de conteneurs d'Ouest en Est (ERAI East) et d'Est en Ouest (ERAI West). Nous avons considéré de travailler avec les données de l’indice parce qu’elles nous permettent de faire une observation sur trois (03) ans d’affilés concernant l’évolution des tarifs d’un conteneur de 40 pieds en transit sur le corridor eurasien à écartement ferroviaire de 1,520 mm (entre Brest et Dostyk). Ainsi, les données extraites couvrent la période d’avril 2017 à mars 2020. Les sous-indices ERAI East et ERAI West, reflètent selon les explications du site (en anglais) que nous avons traduites en français, le coût moyen pondéré du transport sur les itinéraires définis (Asie-Europe ou Europe-Asie) et peuvent être appliqués pour déterminer la valeur des contrats de transport de conteneurs en transit.

La valeur de l’indice (index) selon les informations du même lien, dépend des tarifs pratiqués par les chemins de fer russes, les chemins de fer du Kazakhstan et les chemins de fer biélorusses. Elle dépend également du coût d'utilisation des plates-formes d'ajustement, du coût des services terminaux, de la vitesse et du temps de transit. Mais aussi de l’état de charge de l'infrastructure et autres.

Cependant, on a constaté que les données comportent des limites. L’ERAI ne précise pas le lieu d’origine du départ et la destination finale du conteneur. Il ne donne qu’une idée des tarifs sur un seul corridor alors qu’il en a d’autres par les lesquels les conteneurs sont acheminés entre l’Europe et la Chine. L’indice ne donne également qu’une indication sur le tarif d’un conteneur de 40 pieds sans pour autant préciser sur ce qu’il en est du tarif d’un conteneur de 20 pieds.

 

Les données recueillies de Sino-shipping

 

Nos données présentent les modes de transport ferroviaire, maritime et aérien, des informations sur les coûts d’expédition du fret, les délais de livraison, les modalités d’assurance et sur les émissions de CO2.

1.      Les parts représentatives du commerce international de marchandises au PIB

 

La production étant l’élément déclencheur des échanges commerciaux, il convient de connaitre la part de commerce de marchandises au PIB pour l’ensemble des pays membres de l’UE mais aussi de la Chine.

 

Le commerce international de marchandises de l’UE28 en pourcentage du PIB

 

Les échanges commerciaux représentent une part très importante dans la production économique des pays membres de l’UE28. Durant la période de 2010 à 2018, les échanges commerciaux de marchandises représentaient en moyenne annuelle 65,85% du PIB de l’UE28. De 61,76 % en 2010, la valeur a connu une légère fluctuation avec un pic (67,31%) en 2012 avant de chuter à 64,18% en 2016. La croissance est reprise depuis 2017 et 2018. Nous estimons qu’avec l’apparition du coronavirus (covid19) en fin d’année 2019, ayant entrainé l’arrêt des activités de production et des trafics un peu partout dans le monde, cette croissance subira encore une chute qu’il faut attendre pour évaluer son impact.

 

Evolution du commerce de marchandises de l’UE en pourcentage du PIB Source : Elaboration personnelle à partir des données de l’OMC et BM (2020)

 

 

Le commerce international de marchandises de la Chine en pourcentage du PIB

 

Durant la période 2010 à 2018, l’économie chinoise dans sa progression est restée en perte de vitesse en termes de l’évolution du commerce de marchandises par rapport à son PIB. En 2010, le commerce chinois était de 48,85% de son PIB. Cette part a chuté continuellement durant toute la période pour atteindre 33,97% en 2018. En moyenne annuelle, le commerce international chinois vers le monde représentait 40,42% du PIB en dollars US. Ce taux moyen de 40,42% du PIB, traduit une faiblesse du commerce international de marchandises de la Chine par rapport à son niveau de production. Cela pourrait être une explication du besoin chinois de renforcement de l’extension du marché pour ses entreprises.

 

Evolution du commerce de marchandises de la Chine en pourcentage du PIB Source : Elaboration personnelle à partir des données de l’OMC et BM (2020)

 

Les parts occupées par le commerce international de marchandises dans la croissance de l’économie européenne, tout comme celle de l’économie chinoise, montrent toute la nécessité d’une coopération commerciale bilatérale qu’il faut soutenir entre les deux (02) entités économiques afin de faciliter les échanges commerciaux. Cette nécessité se justifie dans un contexte économique marqué par une concurrence qui devient de plus en plus rude. Ainsi, il convient que nous nous intéressons dans le point suivant, aux trafics effectués entre les deux (02) blocs au cours de la dernière décennie.

2.      Les échanges commerciaux de marchandises entre l’Europe et la Chine

 

L’Europe et la Chine sont des grands acteurs du commerce international (Tourret, 2018). Les échanges commerciaux effectués entre les deux (02) blocs sont énormes et créent une sorte de dépendance économique entre les deux (02). Les 28 pays membres de l’UE importent des biens de la Chine, tout comme la Chine importe aussi de ces pays. L’analyse qui sera donnée dans cette partie, est une analyse de « 28 contre un ». C’est-à-dire, les 28 pays membres de l’UE (UE28) contre la Chine. Nous avons considéré la période de 2010 à 2019 pour analyser les trafics de marchandises en volume mais aussi en valeurs (en euros).

 

Les échanges commerciaux à destination de la Chine en valeur monétaire (euros)

 

Comme indique le Tableau ci-dessous, la valeur totale des exportations de l’UE28 vers la Chine entre 2010 et 2019 est de 1 569,74 milliards d’euros. Ce chiffre représente la totalité des valeurs de toutes les marchandises qui ont fait l’objet d’échange économique de l’UE28 vers la Chine. On constate dans l’analyse que cinq (05) principaux pays (TOP 5) exportateurs européens occupent 1 210,02 milliards d’euros, soit 77% de la valeur totale des marchandises exportées durant toute la période contre 23% pour les 23 autres pays membres.

 

TOP 5 des pays de l’UE28, exportateurs vers la Chine en valeur :

TOP 5 des pays exportateurs UE28 Exportations en milliards d'euros Parts des exportations en milliards d'euros
Allemagne 724,52 46%
France 119,40 8%
Royaume-Uni 171,96 11%
Italie 103,79 7%
Pays-Bas 90,35 6%
23 pays membres 359,72 23%
Total des exportations TOP 5 1 210,02 77%
Total des exportations EU28 1 569,74 100%

Source : Elaboration personnelle à partir des données de Eurostat, 2020

 

Les données montrent que l’essentiel des exportations européennes vers la Chine est l’initiative en grande partie de ces pays dits : TOP 5. Il s’agit de l’Allemagne (46%), le Royaume-Uni (11%), la France (8%), l’Italie (7%) et les Pays-Bas (6%). Ces parts sont représentées dans la figure ci-dessous. Le TOP 5 des exportateurs de l’UE28 est composé des pays ayant une capacité de développement de divers produits notamment technologiques, et nécessaire pour le fonctionnement de l’économie chinoise.

Il existe plus d’une vingtaine de groupes de produits exportés de l’UE28 vers la Chine dont les cinq (05) principaux représentent 77% de la valeur totale des exportations sur la période de 2013 à 2018 (OMC, 2020). Il s’agit des groupes de produits tels que : produits manufacturés (35%), machines et matériel de transport (23%), autres machines (11%), produits chimiques (5%) et autres produits manufacturés (3%).

En outre, il y a des produits combustibles et produits des industries extractives, les produits alimentaires, les articles de ménages, les produits pharmaceutiques, etc.

Au niveau de la Chine, les exportations européennes sont considérées comme étant des importations et les principaux pays partenaires des importations chinoises d’Europe (UE28) demeurent les mêmes pays qui composent le TOP 5.

 

Source : Elaboration personnelle, à partir des données de Eurostat 2020

Répartition des exportations en valeur monétaire

 

Les échanges commerciaux à destination de la Chine en volume (tonnes)

 

Pour des valeurs monétaires ci-dessus, le volume total correspondant aux exportations physiques était de 449,81 millions de tonnes. Ces exportations sont constituées de 276,00 millions de tonnes par le TOP 5 et de 173,81 millions par les 23 autres pays membres de l’UE28.

 

TOP 5 des pays exportateurs de l’UE28 vers la Chine en volume :

 

TOP 5 des pays exportateurs UE28

 

Exportations en millions de tonnes

Parts des exportations en millions de tonnes
Allemagne 82,39 18%
Espagne 32,27 7%
France 33,52 7%
Royaume-Uni 83,71 19%
Pays-Bas 44,11 10%
Autres pays membres 173,81 39%
Total des exportations TOP 5 276,00 61%
Total des exportations EU28 449,81 100%

Source : Elaboration personnelle à partir des données de Eurostat, 2020

 

On constate que parmi les pays TOP 5, l’Espagne y figure et on remarque l’absence de l’Italie selon le TOP 5 en valeur ci-dessus au tableau 4. Cela serait dû au fait que l’Espagne est un acteur actif plus que l’Italie en termes de volume exportés vers la Chine mais, il reste que les produits de l’Espagne ont moins de valeur que les produits d’Italie. On remarque également que la part des 23 pays membres de l’UE28 en termes de volume est relativement élevée avec 39% contre 23% en valeur. Cela traduit aussi le fait que ces pays sont actifs dans les échanges des produits de moindre valeur. Comme indique cette figure en dessous, le Royaume-Uni vient en tête avec 19% du volume totale exporté, suivi de l’Allemagne (18%), les Pays-Bas (10%), la France et l’Espagne occupent chacun 7%.

 


Répartition des exportations de l’UE28 vers la Chine en volume

Source : Elaboration personnelle, à partir des données de Eurostat, 2020

 

En se basant sur les ratios (valeur en euros sur volume en tonnes) calculés sur l’ensemble de la période des dix (10) ans, on constate qu’une tonne de produit exporté vers la Chine à une valeur de 3 489,78 euros.

Ainsi les produits exportés par le TOP 5 ont deux (02) fois plus de valeurs que l’ensemble des produits exportés par les 23 autres pays membres de l’UE28. C’est-à-dire qu’une tonne de l’ensemble des produits des pays TOP 5 a une valeur de 4 384,13 euros contre 2 069,61 pour les produits issus des 23 autres pays.

Autrement dit, les importations chinoises des pays TOP 5 sont plus coûteuses que des produits issus des 23 pays membres.

 

Les échanges commerciaux en valeur monétaire de la Chine vers l’UE28 (en euros)

 

Dans ce sous point, la Chine devient un exportateur vers les 28 pays membres de l’UE. Nous avons considéré les mêmes données et considéré que les importations de l’UE28 sont des exportations chinoises. Dans la même période, la Chine a exporté vers l’UE28, des produits d’une valeur totale 2.590,67 milliards d’euros, soit 1,65 fois de ce qu’elle importe de l’UE28.

Les exportations chinoises sont destinées principalement au TOP 5 de l’UE28 avec 1 888,05 milliards et de 702,62 milliards pour les 23 autres pays membres de l’UE28. De nombreux produits partent de Chine vers l’UE28. Il s’agit des groupes de produits tels que l’acier et le fer, les équipements de bureau et de télécommunications, matériel de transport, des textiles, des vêtements, des produits manufacturés, etc.

 

TOP 5 des pays de l’UE28 importateurs de la Chine en valeur : 

 

TOP 5 des pays importateurs UE28

 

Importations en milliards d'euros

Parts des importations en milliards d'euros
Allemagne 602,24 23%
France 211,51 8%
Royaume-Uni 354,15 14%
Italie 236,98 9%
Pays-Bas 483,17 19%
23 Autres pays membres 702,62 27%
Total des importations TOP 5 1 888,05 73%
Total des importations EU28 2 590,67 100%

Source : Elaboration personnelle, à partir des données de Eurostat, 2020

 

Les exportations chinoises autrement considérées comme les importations européennes sont destinées principalement à l’Allemagne avec 23%, 19% pour les Pays-Bas, 14% pour le Royaume-Uni, 9% pour l’Italie et 8% pour la France. Le TOP 5 reçoit 73% des exportations chinoises contre 27% pour les 23 autres pays.

La composition des membres du TOP 5, importateurs européens de la Chine est la même que celle des exportateurs vers la Chine en valeur avec pour seule différence le bouleversement de l’ordre d’importance.

Ainsi, le Royaume-Uni passe devant les Pays-Bas et occupe la 2ème place après l’Allemagne qui conforte sa place de leader. La France vient en cinquième position après que l’Italie occupe la quatrième.

 

 

Répartition des importations de l’UE28 de la Chine en valeur (euros)

Source : Elaboration personnelle à partir des données de Eurostat, 2020

 

Les échanges commerciaux de la Chine vers l’UE28 en volume (tonnes)

 

En termes de volume, la Chine a exporté 540,09 millions de tonnes de marchandises vers les pays membres de l’UE28 dont 358,94 vers le TOP 5 des importateurs de l’UE28 et 181,15 vers les 23 autres pays (Tableau ci-dessous).

Le volume des exportations chinoises à destination de l’UE28 est de 1,2 fois ses importations de ces pays. Le TOP 5 reçoit 66% des exportations chinoises tandis que les 23 autres reçoivent 34%. Dans le TOP 5, on constate la sortie de la France au profit de l’Espagne en termes de volume importé de la Chine.

Autrement dit, les produits importés de la Chine par la France sont de plus haute valeur que ceux importés par l’Espagne. La part physique occupée par le TOP 5 est relativement faible (66%) par rapport à sa part occupée en valeur 73%, ci-dessus au tableau.

En revanche, la part des 23 autres pays en volume devient relativement élevé (34%) par rapport à sa part en valeur (27%). Cette situation de poids relativement plus élevé en volume et moindre en valeur monétaire pour les 23 pays membre de l’UE28 est encore une illustration que les échanges entre la Chine et le TOP 5 de l’UE28 sont des échanges de produits de haute valeur plus que les échanges effectués avec les 23 autres pays.

 

TOP 5 des pays de l’UE28 importateurs en volume : 

 

TOP 5 des pays importateurs en volume

 

Importations en millions de tonnes

Parts des importations en millions de tonnes
Allemagne 94,86 18%
Espagne 45,37 8%
Royaume-Uni 79,51 15%
Italie 61,51 11%
Pays-Bas 77,70 14%
23 autres pays 181,15 34%
Total des importations TOP 5 358,94 66%
Total des importations EU28 540,09 100%

Source : Elaboration personnelle à partir des données de Eurostat, 2020

 

L’analyse des ratios (valeur sur volume) montre qu’une tonne de produits importés dans les pays TOP 5 a une valeur de 5 260,07 euros. Cette valeur reste élevée comparativement à la valeur d’une tonne importée dans les 23 autres pays qui est de 3 878,66 euros soit 1,36 fois moins de valeur. La valeur moyenne d’une tonne de marchandises importées de la Chine dans l’UE28 durant la période est de 4 796,73 euros.

On constate que la valeur moyenne (4 796,73 euros) d’une tonne des importations de l’UE28 de la Chine est relativement plus élevée que celle (3 489,78 euros) des exportations vers la Chine. Cette situation montre que les exportations européennes vers la Chine sont globalement moins chères que les exportations chinoises vers l’Europe.

Ainsi dit, l’UE28 semble avoir des avantages pour produire des excédents commerciaux avec la Chine. Cela est-il vérifié au regard de l’évolution du commerce entre les deux (02) entités durant les dix (10) ans écoulés ? Découvrons cela dans le point suivant.

3.      La balance commerciale entre la Chine et l’UE28

 

Nous allons observer l’évolution de la balance commerciale entre l’Europe (UE28) et la Chine durant ces dix (10) dernières années. Dans une analyse de relation commerciale bilatérale, l’équilibre commercial avec une balance nulle est la seule situation ou les gains entre les deux entités sont égalitaires. Les accords passés entre les pays de l’UE28 et la Chine avaient pour objectif de rechercher cet équilibre dans les échanges. C’est dans ce sens que l’accord commercial CEE-Chine de 1978 a été signé. Sans cet équilibre, le gain de l’un est la perte de l’autre. L’analyse se fera en deux (02) volets, à savoir pour les échanges en valeur et en volume.

 

La balance commerciale de l’UE28 avec la Chine en valeur monétaire (euros)

 

En termes de valeur, la balance sur l’ensemble de la période est déficitaire pour les 28 pays de l’UE. Le déficit global calculé sur toute la période est de 1 020,93 milliards d’euros.

Cependant, les pays de UE28 ont enregistré une croissance globale des exportations vers la Chine de 101% contre 59% pour les importations de la Chine. La moyenne annuelle est de 156,97 milliards pour les exportations, 259,07 pour les importations et donc un déficit commercial annuel de 102,09 milliards d’euros.

 

Balance commerciale entre l’UE28 et la Chine :

 

 

Indicateurs

Total en milliards d'euros  

Croissance globale

 

Moyenne annuelle

Exportations de UE28 vers la Chine 1.569,74 101% 156,97
Importations UE28 de la Chine 2.590,67 59% 259,07
Balance commerciale de UE28 avec la Chine (exportations - importations)  

-    1.020,93

 

24%

 

-       102,09

Source : Elaboration personnelle à partir des données de Eurostat, 2020

 

On constate que malgré la croissance plus rapide des exportations vers la Chine, les pays de UE28 n’ont pas pu engranger un excédent commercial avec la Chine (Figure ci-dessous). Du côté de la Chine, c’est tout à fait le contraire des résultats de l’UE28 puisque nous sommes dans le cas d’un jeu à somme nulle.

Donc, la Chine enregistre un excédent économique durant toute la période et l’excédent global est de 1 020, 93 milliards d’euros. Ces exportations ont été en moyenne annuelle de 259,07 milliards d’euros et les importations de 156,97 milliards avec un excédent moyen de 102, 09 milliards d’euros.

Donc en termes monétaires la Chine exporte plus de marchandises vers l’UE28 qu’elle n’en importe. Qu’en est-il de la balance en termes de volume ?

 

Evolution des échanges commerciaux de UE28 avec la Chine (milliards d’euros)

Source : Elaboration personnelle à partir des données de Eurostat, 2020

 

La balance commerciale de l’UE28 avec la Chine en volume

 

La domination chinoise s’est confirmée au niveau des échanges en volume parce que les pays de l’UE28 ont enregistré durant la même période, un déficit physique de 90,28 millions de tonnes de marchandises avec une croissance globale sur la période de 51% sur les exportations vers la Chine contre 24% des importations de la Chine.

La moyenne annuelle des exportations physiques est 44,98 millions de tonnes de marchandises et de 54,01 pour les importations.

Cette situation est avantageuse pour la Chine qui réalise un excédent de 90,28 millions de tonnes parce que ses importations de l’UE28 qui atteignent 449,81 millions de tonnes restent faibles par rapport à ses exportations qui sont de 540,09 millions de tonnes.

 

Balance commerciale entre l’UE28 et la Chine : 

 

Indicateurs

Total en millions de tonnes Croissance globale Moyenne annuelle
Exportations de UE28 vers la Chine  

449,81

 

51%

 

44,98

Importations UE28 de la Chine 540,09 24% 54,01
Balance commerciale de UE28 avec la Chine (exportations - importations)  

 

-90,28

 

 

-26%

 

 

-9,03

Source : Elaboration personnelle à partir des données de Eurostat, 2020

 

D’une manière globale, les exportations chinoises vers l’UE28 ont augmenté de 24%. Cependant, cette augmentation reste faible comparativement aux importations chinoises de l’UE28 qui est de 51%. Malgré tout, la Chine confirme son excédent commercial avec l’UE28 en termes de volume de marchandises échangées et de façon continue sur toute la période.

 

Evolution des échanges commerciaux de UE28 avec la Chine (en millions de tonnes)

Source : Elaboration personnelle à partir des données de Eurostat, 2020

 

On remarque la domination commerciale chinoise sur les pays de l’UE28 durant toute la période. Que ce soit en valeur monétaire ou en volume. L’analyse n’a pas tenu compte des facteurs exogènes pouvant influencer les chiffres analysés.

Il peut s’agir de la déflation, de l’inflation, ou des mesures anticoncurrentielles instaurées de part et d’autre qui ont pu produire des effets ayant influencé les données analysées.

En outre, il faut aussi noter que l’analyse ainsi faite avec une seule source de données ne permet pas une confrontation de données parce que dans une telle situation de relation bilatérale, la confrontation des données pourrait servir à lever des zones d’ombres.

Du reste, on constate que les échanges de marchandises entre les deux entités ont augmenté significativement durant la dernière décennie. Il ne nous reste qu’à analyser comment ces marchandises produites parviennent à destination, soit en Europe ou en Chine.

4.      Les parts modales de trafics de l’UE28 vers la Chine

 

Cette partie est consacrée à l’analyse de la contribution de chaque mode de transport ayant servi pour acheminer les marchandises entre les deux (02) blocs économiques sur toute la période des dix (10) ans.

Nous allons analyser le poids des différents modes de transport pour les exportations de UE28 vers la Chine (ou les importations chinoises de l’UE28) mais aussi pour les importations de l’UE28 de la Chine (ou les exportations chinoises vers l’UE28). Les données que nous avons pu mobiliser concernent les trois modes existants que sont le maritime, le ferroviaire et l’aérien.

 

La contribution modale dans les exportations de l’UE28 vers la Chine en valeur

 

Durant la décennie, les pays de l’UE28 ont exporté des marchandises d’une valeur de 1 569,74 milliards d’euros vers la Chine. Cette valeur est l’équivalent des importations chinoises de l’UE28. Elle se décompose comme suit : 65% pour le transport maritime, 33% pour l’aérien et seulement 2% pour le ferroviaire.

 

Répartition modale des exportations de l’UE28 vers la Chine en valeur, 2010 à 2019 :

 

Mode de transport

Valeur exportée en milliards d'euros  

Part modale

Maritime 1 020,26 65%
Ferroviaire 29,42 2%
Aérien 520,05 33%
Total 1 569,74 100%

Source : Elaboration personnelle à partir des données de Eurostat, 2020

 

Autrement dit, le maritime assure dans le total, 1 020,26 milliards d’euros de marchandises transportées, suivi de l’aérien avec 520,05 et le ferroviaire ferme la marche avec 29,42 milliards d’euros. Ces valeurs montrent que le mode maritime est le leader sur l’ensemble des marchandises exportées de l’UE28 vers la Chine. Le mode ferroviaire occupe une très faible valeur qui serait due à son développement très récent avec le lancement du projet « Nouvelle route de la Soie ».

 

Répartition modale de la valeur totale des exportations de l’UE28 vers la Chine

Source : Elaboration personnelle à partir des données de Eurostat, 2020

 

La contribution modale dans les exportations de l’UE28 vers la Chine en volume

 

En termes de volume de produits transportés par mode, on constate que le maritime grimpe et occupe presque la totalité du volume transporté avec 439,96 millions de tonnes. Il est suivi par l’aérien et du ferroviaire qui assurent respectivement 6,88 et 2,97 millions de tonnes chacun sur l’ensemble des dix (10) ans écoulés.

 

Répartition modale des exportations de l’UE28 vers la Chine en volume de 2010 à 2019 :

 

Mode de transport

Volumes exportés en millions d'euros  

Part modale

Maritime 439,96 97,8%
Ferroviaire 2,97 0,7%
Aérien 6,88 1,5%
Total 449,81 100%

Source : Elaboration personnelle à partir des données de Eurostat, 2020

 

Exprimé en pourcentage de répartition, le maritime occupe 97,8% du total des exportations vers la Chine. Puis, l’aérien et le ferroviaire occupent respectivement chacun 1,5% et 0,7% des marchandises transportées.

En se mettant du côté de la Chine, on dirait que les importations chinoises des pays de l’UE28 se répartissent respectivement par ordre d’importance de 97,8% pour le maritime, 1,5% pour l’aérien et 0,7% pour le ferroviaire. Le mode ferroviaire est à la traine en termes physiques comme en termes de valeur.

 


Source
: Elaboration personnelle à partir des données de Eurostat, 2020

Répartition modale du volume totale des exportations de l’UE28 vers la Chine de 2010 à 2019

 

Les ratios valeur sur volume (euro/tonne) des exportations de l’UE28 vers la Chine

 

En faisant une analyse de ratios (valeur sur volume) par mode, on constate que le mode aérien malgré son faible volume transporté occupe la première place avec le meilleur ratio qui est de 75 606, 98 euros par tonne de marchandises transportées vers la Chine. Il est suivi par le mode ferroviaire avec un ratio de 9 901,11 euros et le maritime occupe la dernière place avec 2 318,97.

Le ratio global est de 3 489,74 euros la tonne de marchandises transportées pour tous les modes confondus. Cela illustre le fait que le transport maritime est réputé pour le transport de marchandises de grands tonnages mais qui ont une moindre valeur monétaire par rapport à l’aérien et au ferroviaire.

En effet, une tonne de marchandises transportées vers la Chine par voie ferroviaire a plus de 4 fois, la valeur de celle transportée par voie maritime et la tonne aérienne en a plus de 32 fois.

Au niveau chinois, leurs importations de l’UE28 présentent également des marchandises de hautes valeurs pour l’aérien avec 75 606,98/tonne, suivi du ferroviaire et du maritime aux mêmes valeurs consignées dans le tableau 12.

 

Les ratios valeur sur volume par mode de transport pour les exportations de l’UE28 vers la Chine : 

 

Mode de transport

Ratios valeur /volume (Euro/T) pour les exportations
Maritime 2 318,97
Ferroviaire 9 901,11
Aérien 75 606,98
Total 3 489,74

Source : Elaboration personnelle à partir des données des tableaux 10 et 11

 

Les trafics maritimes sont dominants pour des raisons liées à son accessibilité puisque le maritime est le mode le plus anciennement développé entre les deux entités.

La croissance sans cesse des capacités des navires, son coût relativement moindre que les deux autres modes ainsi que son harmonie avec l’environnement font du maritime le plus utilisé par les acteurs économiques. Mais, il traine aussi des difficultés liées aux retards de livraisons.

 

La contribution modale dans les trafics de la Chine vers l’UE28

 

Dans la même logique que le point précédent, l’analyse se fera également en deux (02) étapes : une première concernera les valeurs monétaires exprimées en milliards d’euros et l’autre partie concerne les volumes exprimés en millions de tonnes.

 

La répartition modale des importations de l’UE28 avec la Chine en valeur

 

Les exportations chinoises vers l’UE28 (ou encore les importations UE28 de la Chine) étaient de 2 590,67 milliards d’euros. Cette valeur est répartie entre les trois (03) modes de transport existants que sont : le mode maritime avec un total de 1 781,04 milliards d’euros, suivi de l’aérien avec 763,13 et le ferroviaire avec 46,50.

 

Répartition modale des importations de l’UE28 de la Chine en valeur de 2010 à 2019 :

Mode de transport Valeur importée en milliards d'euros Part modale
Maritime 1.781,04 69%
Ferroviaire 46,50 2%
Aérien 763,13 29%
Total 2.590,67 100%

Source : Elaboration personnelle à partir des données de Eurostat, 2020

 

En termes de pourcentage, il s’agit de 69% pour le maritime, 29% pour l’aérien et de seulement 2% pour le ferroviaire. La domination du maritime est encore nette pour les exportations chinoises vers les pays de l’UE28. Dans le même temps, on remarque toujours la faiblesse du mode ferroviaire et qui occupe la même part (2%) comme à l’exportation en destination de la Chine. La figure suivante est une illustration montrant graphiquement la domination du mode maritime.

 

Répartition de la valeur des importations de l’UE28 de la Chine de 2010 à 2019

Source : Elaboration personnelle à partir des données de Eurostat, 2020

 

La répartition modale des importations de l’UE28 de la Chine en volume

 

Considérant les importations en volume de l’UE28 de la Chine, le volume total importé est de 540,09 millions de tonnes qui est réparti entre les trois (03) modes existants. Le maritime vient toujours en tête avec 522,61 millions de tonnes de marchandises transportées, suivi de l’aérien avec 11,88 et le ferroviaire ferme la marche avec 5,60.

 

Répartition modale des importations de l’UE28 de la Chine en volume de 2010 à 2019 :

Mode de transport Volume importé en millions de tonnes Part modale
Maritime 522,61 97%
Ferroviaire 5,60 1%
Aérien 11,88 2%
Total 540,09 100%

Source : Elaboration personnelle à partir des données de Eurostat, 2020

 

En pourcentage, le maritime occupe 97% du volume total transporté, l’aérien représente 2% et le ferroviaire 1%. On constate que le ferroviaire est toujours à la traine parmi les trois (03) modes et occupe moins de part en volume transporté tout comme en valeur. Autrement dit, la Chine a exporté durant la décennie, un total de 540,09 millions de tonnes de marchandises vers l’UE28 avec les mêmes proportions pour les différents modes concernés.

 


Répartition du volume total des importations de l’UE28 de la Chine de 2010 à 2019

Source : Elaboration personnelle à partir des données de Eurostat, 2020

 

Les ratios valeur sur volume (Euro/t) pour les importations de l’UE28 de la Chine

 

L’analyse des ratios valeur sur volume des marchandises importées de la Chine vers l’UE28 montre que sur l’ensemble des dix (10) ans, une importation d’une tonne de marchandises de la Chine présente une valeur de 4 796,69 euros pour tout mode confondu.

Cependant, les marchandises transportées par voie aérienne ont plus de valeur (64 209,67 euros/tonne) que les marchandises transportées par voie ferroviaire dont la valeur de la tonne est de 8 299,51 euros et 3 408,00 euros pour la tonne de marchandises par voie maritime.

La valeur moyenne d’une tonne de marchandises transportée par voie aérienne a une valeur de plus de 18 fois supérieure à celle transportée par la voie maritime et de plus de sept (07) fois supérieure à celle transportée par voie ferroviaire.

 

Les ratios valeur sur volume par mode de transport pour les importations de l’UE :

Mode de transport Ratios valeur /volume (Euro/T)
Maritime 3 408,00
Ferroviaire 8 299,51
Aérien 64 209,67
Total 4 796,69

Source : Elaboration personnelle sur la base des données des tableaux 13 et 14

 

En matière de part modale, on constate la domination absolue du maritime sur le ferroviaire et l’aérien en volume. Mais, en termes de valeur, le mode aérien occupe une place considérable bien que son volume soit très faible.

On retient que les marchandises transportées ont plus de valeur dans le sens de la Chine vers les pays de l’UE28 que dans le sens contraire. Puisqu’en moyenne sur l’ensemble des dix (10) ans, de la Chine vers l’UE28, une tonne de marchandises transportée présente une valeur de 4 796,69 euros contre 3 489,74 de l’UE28 vers la Chine.

CONCLUSION

 

Nous retenons que les trafics entre l’Europe (UE28) et la Chine sont dominés à 97% par le transport maritime en ce qui concerne les volumes de marchandises transportés en millions de tonnes, suivi de 2% par l’aérien et 1% par le ferroviaire. Mais en valeur monétaire, exprimée en milliards d’euros, le trafic maritime occupe 67% de la valeur totale des marchandises échangées entre les deux (02) entités, suivi de l’aérien avec 31% et 2% pour le ferroviaire.

Le mode ferroviaire représente de faibles pourcentages tant pour les échanges physiques que pour les échanges en valeur monétaire. On s’intéressera à ce maillon faible qu’est le trafic ferroviaire afin de comprendre son évolution et les stratégies développées pour son expansion.

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FAQ : réponses à toutes vos questions

🗺 Quel est l'aperçu global des échanges France-Chine ?

La France et la Chine ont effectué des échanges représentant une valeur totale de 64,5 milliards d’euro en 2015. Malgré ces montants faramineux, il existe depuis cette année une baisse des activités du commerce extérieur avec la Chine (diminution de 9,8% des échanges en 2015.). La France reste tout de même un des pays les moins affectés par ce phénomène. La diminution des importations chinoises est dans un premier temps due à des facteurs conjoncturels, tels que la baisse des prix des matières premières et la stagnation de la croissance économique chinoise.

📋 Quels sont les enjeux des investissements Chinois en France ?

La France et la Chine entretiennent des relations commerciales stables depuis plus de cinquante ans, avec une diplomatie plutôt favorable entre les deux pays. De par ces liens économiques et le nombres de relations commerciales établis entre les deux pays, les opportunités de croissance sont aujourd’hui nombreuses entre la Chine et la France. Depuis plusieurs années, la Chine s’est imposée sur la scène internationale. Sa puissance commerciale, mais aussi politique et économique n’ont fait que d’imposer la notoriété du pays aux yeux du monde. Ainsi, la Chine est aujourd’hui devenue la deuxième puissance mondiale, et a pour but d’investir soixante milliards d’euros en plus à l’étranger à l’horizon 2020. Pour les partenaires commerciaux du pays tels que la France, ces investissements peuvent représenter de véritables opportunités afin de créer des emplois et ainsi de favoriser la croissance.

✈ Quelles sont les principales exportations ?

La France exporte vers la Chine de manière croissante (+10,9% en 2019). La Chine est au 6eme rang des pays qui importent depuis la France. La dilatation de la classe moyenne chinoise exprime des besoins de consommation croissants ce qui pousse la France à adapter ses structures d’exportation. L’industrie aéronautique est en tête des exportations (36% du total des exportations). Arrivent ensuite les équipements mécaniques, le matériel électrique, électronique et informatique (19%), les produits agricoles ou agroalimentaires (14%), puis enfin le secteur de la santé, de la chimie, des parfums et des cosmétiques (14%.)

🚢 Quelle est la part des importations ?

En 2019, les importations de biens venant de Chine augmentent de 8,7% et atteignent une valeur totale de 46,6 milliards d’euros. Il est à noter que la Chine est le deuxième fournisseur de la France après l’Allemagne, et que la France est le 22eme client de la Chine en ce qui concerne ses exportations. La France importe des produits Chinois à faible valeur ajoutée tels que les équipements de communication, les appareils électriques et électroniques, textile, jouets, textiles, habillement, cuir et chaussures, équipements électriques et ménagers etc.

🌐 Comment sont les relations commerciales entre la France et la Chine en 2020 ?

Les échanges commerciaux franco-chinois sont en constante évolution (+9, 3% en 2019). La France et la Chine échangent chaque jour une valeur de 177 Millions d’Euros. La Chine demeure une zone très fleurissante pour le commerce extérieur français, avec une valeur d’exportations atteignant les +11% de nos exportations en 2019 (exportations totales + 4,0 %). Le secteur de l’aéronautique représente un tiers des ventes de la France vers la Chine, 36%. Les biens de consommation dans les secteurs prioritaires tels que l’agroalimentaire, la santé et cosmétique sont en forte augmentation depuis plusieurs années. Nous assistons à une augmentation record de nos exportations dans le secteur agroalimentaire (+49,7%) due à une augmentation des ventes de céréales. Nous avons une chute des importations globales de Chine ( -13,4% hors matières premières).

expatriation chine contrat

Expatriation en Chine : que faire de ses contrats ?

 

Être un expatrié dans un pays lointain est un véritable challenge et un parcours du combattant tant les démarches administratives à gérer sont nombreuses. En effet, vous devez gérer vos contrats d’énergie et tous les autres abonnements souscrits sur le territoire français, gérer votre changement d’adresse et officialiser votre nouveau statut. Nous vous donnons toutes nos astuces pour réussir votre expatriation en Chine ou ailleurs !

 

Comment gérer ses contrats d’énergie avant un départ à l’étranger ?

 

Résilier votre contrat Engie, Total Direct Énergie ou ekWateur

 

La résiliation d’un contrat d’énergie est une étape obligatoire au moment d’un déménagement, même dans le cas d’un déménagement sur le territoire français. En effet, vous ne pouvez pas « déménager » votre contrat d’énergie et vous devez nécessairement souscrire un nouveau contrat pour ouvrir votre nouveau compteur.

Dans le cas d’un déménagement à l’étranger, la résiliation est obligatoire puisque vous n’aurez plus besoin d’un logement français alimenté énergétiquement.

 

  1. Contactez votre fournisseur d’énergie
  2. Effectuez un relevé de compteur
  3. Payez la facture de clôture

 

Plus d’informations concernant la résiliation d’un contrat Engie sur ce lien.

De plus, depuis l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence, vous pouvez résilier votre contrat d’énergie à tout moment sans payer des frais de résiliation !

 

Comparer le prix du kWh pour votre nouveau contrat d’énergie

 

Dans le cas où vous déménagez dans un pays où il existe plusieurs fournisseurs d’énergie ou plusieurs offres énergétiques disponibles sur le marché de l’énergie, il est conseillé de comparer le prix du kWh et de l’abonnement pour souscrire à l’offre la plus adaptée à vos besoins. N’hésitez pas à consulter les comparateurs en ligne et renseignez-vous à l’avance des nombreuses options disponibles sur place.

Par exemple, il existe deux entreprises productrices d’électricité sur le territoire chinois : Huaneng et China Datang. N’hésitez pas à solliciter des intermédiaires sur place pour mieux comparer les offres d’énergie proposées.

 

Quelles autres démarches administratives faut-il réaliser avant son expatriation en Chine ?

 

Si vous vivez à l’étranger, il est conseillé de vous inscrire au registre des Français établis hors de France auprès de votre consulat. Il s’agit d’une formalité très rapide et totalement gratuite qui facilite vos démarches administratives à l’étranger, notamment pour recevoir une carte d’identité ou exercer votre droit de vote, par exemple. Néanmoins, l’inscription consulaire n’est pas obligatoire.

Dans le cas où vous partez vivre dans un pays situé en dehors de l’Espace Économique Européen (EEE) comme c’est le cas pour la Chine, vous devez réaliser une pléthore de démarches administratives avant le départ et à votre arrivée dans le pays :

 

  • Présentation d’un passeport en cours de validité
  • Obtention d’un visa et/ou d’un droit de séjour et d’un permis de travail pour résider dans le pays étranger
  • Gestion de la couverture sociale selon votre statut : continuer de cotiser pour le système français ou opter pour le système du pays où vous déménagez
  • Déclarer son changement d’adresse auprès des organismes sociaux et des administrations françaises
  • Préparation du déménagement international avec une société de déménagement international certifiée.

 

Vous pouvez également vous renseigner sur toutes les démarches administratives à réaliser à votre arrivée sur le territoire chinois depuis la page officielle du Service Public français.

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GUIDE COMPLET SUR LES INTERPRÈTES EN CHINE

Un interprète peut être un partenaire indispensable lors de vos visites chez les fabricants chinois, s’il est géré correctement. Mal utilisés, ils peuvent fournir des informations erronées ou contradictoires sur les conditions de commande attendues et les spécifications du produit, ce qui peut entraîner des problèmes de qualité plus tard.

Dans cet article, vous apprendrez à comment bien préparer votre interprète, à travailler avec un indépendant ou une agence, et à combien vous devriez vous attendre à payer.

 

A quoi correspondent les interprètes ?

 

Le rôle d’un interprète est de fournir une traduction orale entre deux parties, par exemple lors d’une négociation. Les traducteurs, par contre, ne traitent que des textes.

Les importateurs ont souvent recours à des interprètes en tant que représentants et assistants lors des visites d’usines ou lors de négociations.

Bien que la plupart des usines axées sur les exportations aient un personnel parlant anglais, un interprète expérimenté peut aider les acheteurs.

De plus, les interprètes aident généralement leurs clients à réserver des hôtels, des trains et d’autres moyens de transport entre les usines, ce qui peut être difficile si vous ne parlez pas un mot de chinois.

Combien dois-je m’attendre à payer pour un interprète ?

 

La plupart des interprètes, qu’ils soient indépendants ou non, facturent leurs services à la journéeCertains facturent également des frais horaires, mais cela n’a de sens que lorsqu’ils rendent visite à des fournisseurs à Shenzhen, à Guangzhou et dans d’autres grandes villes.

Si vous avez l’intention d’aller plus loin dans les provinces, y compris pour Zhejiang et Jiangsu, même une seule visite durera toute la journée;

Exemples de coûts (en dollars)

  • Interprète débutant / assistant de voyage : 60 $ par jour / 10 $ de l’heure
  • Interprète intermédiaire : 100 $ par jour / 20 $ l’heure
  • Interprète expérimenté : 200 $ + par jour / 40 $ + par heure

+ Si vous partez en voyage d’affaires prolongé, vous devez également couvrir le transport et l’hébergement de l’interprète.

 

Ai-je même besoin d’un interprète lorsque je visite des usines ?

 

Pas nécessairement. Comme mentionné, la plupart des fabricants orientés vers l’exportation en Chine ont des représentants anglophones. Dans la plupart des cas, vous rencontrerez le même représentant que vous avez déjà contacté via Alibaba.com ou Globalsources.com.

Cela dit, les représentants des ventes, beaucoup ont une vingtaine d’années, ont tendance à vouloir aller trop vite. Leur expertise concernant les matériaux, les options de conception et les capacités de l’usine ont tendance à être plutôt limitées.

Un interprète peut aller encore plus loin dans les domaines suivants :

1. Aider l’acheteur à comprendre ce que l’usine peut et ne peut pas fabriquer.

2. Aider l’acheteur à comprendre si le fournisseur peut répondre aux normes de sécurité et aux réglementations en matière de substances chimiques.

3. Confirmer les options matérielles, des prix, des délais, des conditions de paiement, des coûts d’outillage et de tout ce que vous devez savoir sur l’usine.

Cependant, privilégiez les interprètes ayant déjà travaillé avec des fabricants. Dans le pire des cas, vous pouvez tomber sur un interprète incapable de transmettre correctement les messages entre vous et l’usine.

L’interprète peut-il nous accompagner à des salons ?

 

Oui, il existe de nombreuses sociétés proposant ces services dans toutes les grandes villes chinoises, souvent à proximité des lieux des salons. Cependant, sans un interprète lors d’un salon, comme au salon de Canton, vous vous en tirerez très bien. Les chefs d’usine chinois envoient leurs représentants anglophones aux salons professionnels, tandis que le chef d’entreprise et les ingénieurs restent dans l’usine. À mon avis, il est plus logique de chercher des devis au salon tout en gardant l’interprète pour quand vous effectuerez la visite de l’usine.

 

Comment savoir si l’interprète est qualifié?

 

Il est évident que l’interprète doit avoir de l’expérience dans la traduction orale en anglais et en chinois dans les usines. La plupart des interprètes chinois ont une bonne expérience.

Cependant, gardez en tête, les interprètes ne sont pas des ingénieurs et inversement.Ne présumez pas que votre interprète est un expert en fabrication ou en matériel, car ce n’est pas le cas.

Pendant que vous êtes à l’usine, votre objectif est d’obtenir des réponses à vos questions concernant les matériaux, la conformité, les capacités de conception et les conditions de commande.

De ce fait, vous devez informer l’interprète de votre produit et des conditions de commande que vous prévoyez.

L’interprète peut-il traduire les fiches techniques, les contrats et d’autres documents?

 

Peut-être, s’ils ont déjà travaillé avec un produit identique.

Cependant, il est de votre responsabilité d’informer l’interprète, avant la tenue des réunions, sur les spécifications et les matériaux du produit.

Gardez en tête que les interprètes sont spécialisés dans la traduction orale, tandis que les traducteurs travaillent avec du texte. En tant que tel, vous ne devriez pas vous fier à un interprète pour traduire les fiches techniques, les NDA, les contrats de commande ou tout autre document.

Si vous avez besoin d’une NDA ou d’un contrat de commande, vous devriez plutôt contacter un cabinet d’avocats.

Devrais-je travailler avec un indépendant ou une agence ?

 

Je dirais généralement qu’une agence est plus fiable, car elle est plus susceptible de faire appel à des interprètes qualifiés. Ce n’est certainement pas un travail que tout le monde peut faire.

Cela dit, de nombreux indépendants hautement qualifiés travaillent en tant qu’interprètes en Chine.

Beaucoup sont des hommes d’âge moyen ayant une expérience de la fabrication dans des industries spécifiques, ce qui peut les rendre très recherchés pour leur langage unique et leur expertise du secteur.

 

Les interprètes peuvent-ils aider à trouver des fournisseurs?

 

Peut-être qu’ils peuvent, mais ils ne devraient pas. Les interprètes ne sont pas des experts en fournisseurs. Cependant, certaines sociétés de services d’interprétation sont devenues des sociétés «nous savons tout faire», qui offrent souvent des services d’approvisionnement.

Cela ne signifie pas que vous devriez acheter des services d’approvisionnement auprès d’eux.Si vous avez besoin d’aide pour rechercher des fournisseurs, adressez-vous à une société spécialisée.

 

L’usine peut-elle trouver un interprète pour moi?

 

Ils peuvent certainement. Cependant, un interprète payé par le fournisseur ne sera pas de votre côté.

Ils font les règles, et ce ne sera clairement pas en votre faveur.Les interprètes ne sont pas forcément des amis enthousiastes de leurs clients.

 

Liste de sociétés de services d’interprete en Chine

 

Plusieurs sociétés, locales et internationales, offrent des services d’interprétation en Chine. Certains exploitent des bureaux dans tout le pays, tandis que d’autres sont des agences avec un pool de pigistes basés dans les grandes villes.

Ci-dessous suit un aperçu :

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🥇LES PRODUITS FRANCAIS EN CHINE EN 2020, LES CHINOIS EN RAFOLLENT !

Les produits du terroir français en plein essor

 

La consommation des ménages est en hausse en France, mais certains producteurs de denrées alimentaires n'en sont pas satisfaits.

Ils recherchent donc des nouvelles débouchées sur des marchés plus prometteurs. C'est notamment le cas des producteurs et fournisseurs français de produits du terroir.

Cette catégorie de produits n'a pas de définition appropriée ni d'étiquette officielle, mais elle représente les spécialités de chaque région de France.

Avec une classe moyenne émergente de plus de 300 millions de consommateurs potentiels fin 2019, la Chine est un rêve pour de nombreux entrepreneurs.

Elle est même devenu l'une des destinations préférées pour les exportateurs de produits régionaux français.

 

Champagne, Vin et Foie gras. Les trois produits locaux les plus appréciés en Chine.

 

En effet, de nombreux producteurs exportent des aliments et des boissons françaises tels que du vin, du champagne, de la charcuterie, des sucreries et des produits laitiers vers la Chine.

Mais certaines catégories de produits ont plus de succès que d’autres. Par exemple, les deux producteurs français de vins et spiritueux LVMH et Pernod-Ricard ont pu saisir environ 70 % du marché du champagne en 2013.

Même si les ventes de champagne ont diminué avec la campagne anti-corruption lancée fin 2012 par le gouvernement chinois, une étude réalisée par Mon Viti nous montre que leur taux de croissance annuel moyen pourrait encore atteindre 22,7 % pour la période 2019-2022.

De plus, le champagne bénéficie d'une politique gouvernementale depuis 2013 qui reconnaît exclusivement le titre de « champagne » aux vins mousseux produits en Champagne française.

Ce système a permis de différencier facilement les vins chinois du champagne « authentique » et donc de renforcer ce dernier.

Pour savoir comment exporter du Vin en Chine, lisez cet article.

Dans le même rayon que les bouteilles de champagne, les consommateurs chinois peuvent également trouver une grande variété de vins français, qui devient une boisson de plus en plus populaire.

Depuis 2014, la Chine est le troisième client de la France pour ce produit : selon Business France, 95 % du vin français exporté (en valeur) vers la Chine est du vin rouge et 71 % porte le label "Appellation d'Origine Protégée" (AOP) qui garantit l'origine des produits.

En Chine, une bouteille de vin importé sur deux provient de France. Plus précisément, on trouve des vins de Bordeaux, du Languedoc-Roussillon, de Bourgogne et des Côtes-du-rhône.

De pair avec le vin, la charcuterie française tente également de percer le marché chinois.

Pour la société Delpeyrat, qui a obtenu en mars 2015 une autorisation d'exportation pour son jambon sec, la Chine représente un marché important.

Le producteur implanté dans le sud-ouest du Périgord espère vendre environ 50 000 pièces dans l’année. Dans la catégorie des produits à base de viande, le foie gras, a surpassé la charcuterie dans la conquête du marché chinois.

L'engouement des consommateurs pour ce produit est tel qu'en 2014, la coopérative Euralis a lancé la construction d'une usine couvrant la totalité de la chaîne de production de foie gras, d'une capacité de 500 000 canards en 2017 et deux fois plus en 2020, explique son PDG au journal Les Echos.

Mais là encore, la concurrence des produits chinois est largement établie : le groupe Jilin Zhenfang recueille à lui seul la moitié des parts de marché en vendant sa production à des ménages privés, les producteurs français s’adressant principalement aux restaurants.

Pour maitriser l'export agroalimentaire en Chine, lisez cet article

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De nombreux obstacles administratifs et culturels subsistent

 

Accéder au marché chinois et à ses consommateurs n'est pas chose facile pour les producteurs régionaux français.

Outre le succès rencontré par certains produits vedettes cités précédemment, il existe de nombreux obstacles et réglementation sur les importations de produits alimentaires en Chine.

Par exemple, certains produits contenant du porc doivent obtenir une autorisation d'exportation qui peut être très longue à recevoir.

Ce fut le cas pour les exportations de saucisses sèches jusqu'à ce que le producteur Salaisons et conserves du Rouergue (SACOR) obtienne l'autorisation il y a à peine un an.

L'entreprise familiale basée dans le sud-est de l'Aveyron est la première entreprise française à être autorisée à exporter des saucisses en Chine.

 

Pour faire face aux difficultés administratives et donner des conseils dans une situation aussi complexe, différentes structures regroupant de petits producteurs ont été créées.

Depuis 2012, les Maisons Sud-Ouest France (MSO) vendent des produits certifiés par un label français pour la qualité de leurs produits dans les magasins physiques en Chine.

Chen Di Partners a le même objectif. En 2013, la société a lancé le défi « Best of Origin » pour les régions Midi-Pyrénées et Aquitaine, avec pour objectif de commercialiser les produits de trois cents petites et moyennes entreprises françaises en Chine d'ici deux ans.

Pour compléter l'offre de MSO et mieux promouvoir la cuisine française locale sur le territoire chinois, Chen Di Partners s'est associé au groupe chinois de commerce en ligne Beexi et a créé une boutique en ligne dédié, beexibox.com.

Cependant, malgré les efforts de l'OSM "90 % des produits du Sud-Ouest français ne sont pas exportables", déplore la coordinatrice de l'OSM, Magali Bladier, dans un entretien à La Chine au présent.

 

Enfin, le dernier obstacle s’ajoutant à ces problèmes de régulation : le goût. Une grande partie des produits régionaux français est inconnue des consommateurs chinois et apprendre à apprécier ces produits leur prendra du temps.

Pour les producteurs français souhaitant exporter, cela nécessite un effort de marketing important. L '«exportation intégrée » est l'une des solutions adoptées par les fabricants de foie gras et consiste à associer des produits français à des recettes chinoises typiques.

La French Touch : Symbole sur le marché chinois

 

L'influence culturelle de la France a repris après les attaques scandaleuses perpétrées contre les touristes chinois à Paris en 2015. Même si son image a été gravement endommagée, la France reste aux yeux des Chinois un pays d'art et de gastronomie riche en histoire, en littérature et surtout… pour son romantisme.

C'est presque devenu un mot clé que tous les Français vivant sur place doivent entendre : « Fàguó ren ? Làngmàn ! ”.

La France est associée au romantisme, un impact qui peut être un atout autant qu’un handicap, en fonction du secteur commercial que vous souhaitez développer en Chine.

 

Il était une fois : Le succès social d'un point de vue chinois 

 

Dans cet partie, je propose de vous révéler ce que les Chinois recherchent en France avec l'exemple concret d'un couple chinois expatrié dans leur vie quotidienne.

Mon analyse vous permettra ensuite de mieux décoder les rêves et les représentations des consommateurs chinois que vous souhaitez cibler.

Qing Yang et Li Wei * ont tous réussi. Ils ont honoré les attentes de chacune des familles et leur investissement dans l’avenir de leur enfant unique.

Socialement, ils sont au top : leurs photos, postées sur le réseau social Wechat, en témoignent.

Ils auraient pu choisir les États-Unis ou l'Angleterre, mais ils ont choisi la France : Qing Yang et Li Wei sont diplômés de la même université de la Loire et parlent couramment le français depuis six ans maintenant qu'ils sont installés.

La vie en France n'a pas de secret pour ce couple ambitieux expatrié, qui a totalement intégré sa culture d'adoption.

Qing Yang a pu ouvrir sa propre entreprise de guide touristique dédiée aux clients chinois. Ils se sont mariés une première fois à la mairie de Paris puis ont renouvelé leurs vœux dans leur province d'origine.

Sur leurs photos de mariage face à la Tour Eiffel, Li Wei portait une robe blanche, qu'elle a tronquée contre un Qipao rouge pour leur mariage traditionnel en Chine.

Leur fils Peng est né l'année suivante. Sujet de toutes les attentions, ses découvertes de la vie sont systématiquement immortalisés sur le compte de Wechat de ses parents.

Balade en poney dans les bois de Vincennes, premières vacances de ski, visite du zoo et pique-nique de printemps, les exploits du petit prince sont renouvelés ; il s’émerveille devant des cygnes dans le jardin public et joue avec d’autres bambins chinois dans un bac à sable, dont les parents font partie de la communauté des expatriés parisiens qui ont réussi.

Guide commercial dédié aux clients chinois

 

Les parents consciencieux, Qing Yang et Li Wei se sont rendus au Baby Show annuel à Paris et ont acheté des bocaux bio.

Cependant, bien que la loi chinoise autorise désormais un deuxième enfant pour chaque couple marié, de nombreux couples considèrent qu'il est préférable de concentrer leur fortune sur un seul enfant pour lui assurer le meilleur avenir possible.

Li Wei s’est reconverti en femme au foyer pour tous fournir à son fils, ce qui ne l’empêche pas de rester très à la mode : son lieu préféré pour faire les boutiques ? Les galeries Lafayette sur le boulevard Haussmann.

Plus parisiens qu'ils ne peuvent être ; ils achètent leurs macarons chez Pierre Hermé, leur « eau de toilette » chez Chanel et leur reblochon chez le fromager Genevois Bouchet.

Elle adore acheter des nouveaux pyjamas confortable pour son bébé qu'elle partage avec ses amis de l'Ouest.

Chapeau ! Sa dernière acquisition, un body rouge Santa. Bien entendu, la petite famille fête Noël avec un repas typiquement français à base de foie gras, champagne et escargots.

Leurs vacances ? Sports d'hiver dans les montagnes suisses ou station balnéaire de Deauville.

Ils ont bien sûr déjà visité les champs de lavande de Provence et les plus célèbres châteaux d'Europe.

Une union exemplaire qui fait la fierté de leurs parents et ne manque pas de susciter l'envie de leurs proches restée en Chine. Le mode de vie culturel de cette France romantique laisse rêver, leur réussite sociale à l'étranger encore plus.

 

Cette image de la France que les chinois ont

 

L'histoire Qing Yang et Li Wei n'est pas originale. La France reste l'un des pays les plus populaires auprès des jeunes chinois qui étudient à l'étranger, principalement dans les domaines du luxe et de la mode, mais aussi dans les études littéraires et linguistiques.

Ses produits importés sont très prisés dans certains secteurs tels que les cosmétiques de luxe ou les aliments contenant du lait infantile.

Les produits français ont un bon rapport qualité-prix : ils reflètent une image de qualité, de luxe et de raffinement inimitable.

De plus, la vie en France a un parfum de liberté, une vie sociale riche et insouciante, des valeurs opposées à la culture de travail et à la responsabilité familiale en Asie.

Rappelons qu’en Chine, il est toujours essentiel pour la majorité des parents que leur fils unique se marie tout de suite après l’école et produise un héritier (même si une héritière est de plus en plus préférée des citadins à la suite de la politique de l'enfant unique).

La vie en France présente également un avantage non-négligeable pour les jeunes parents : l'absence de pollution comme on peut le voir dans la métropole chinoise.

C'est pourtant cette même image d'un pays romantique qui perd du crédit auprès des industries technologiques françaises face à leurs concurrents allemands ou américains.

L'image de la France doit évoluer pour construire des partenariats plus forts avec la Chine. Il ne suffit plus d'avoir une bonne visibilité culturelle.

Pour promouvoir votre french touch, ça marche toujours, mais il faut laisser cette image nationale de raffinement poétique pour mettre en valeur son sérieux et ses compétences technologiques.

 

Comment rendre mon entreprise crédible en chine ?

 

marketing en chine

À long terme, la présence culturelle de la France doit se diversifier et couvrir des domaines plus variés.

Preuve que la technologie peut être prise au sérieux : Areva a récemment signé un projet d'accord commercial pour la construction d'une usine de retraitement de déchets nucléaires en Chine.

De nombreux projets de partenariat échouent ou tournent en rond depuis plusieurs années en raison du manque de connaissances des entrepreneurs français sur les codes les plus fondamentaux du monde des affaires chinois, ce qui entraîne de nombreux malentendus et vexations.

L’apprentissage du commerce chinois et la connaissance rigoureuse des codes clé sociale, tels que l’importance des relations et le contrôle des émotions, vous aideront à augmenter vos chances de réussir.

Vous êtes un gagnant si vous utilisez leurs réseaux sociaux pour votre communication : Wechat et Weibo sont LES réseaux qui vous permettent de joindre les consommateurs chinois.

Une bonne communication sur les réseaux chinois est déjà la clé du succès..

 

* Les noms des protagonistes ont été modifiés pour respecter leur vie privée.

 

Produits alimentaires en Chine
Un marché dynamique et changeant

 

En janvier 2018, Unigrains a mené une mission en Chine pour étudier les changements sur le marché des produits alimentaires.

Au cours de cette mission organisée avec le soutien de Business France des contacts ont été pris avec plusieurs acteurs : fabricants, importateurs, détaillants traditionnels, géants de l’internet (Alibaba et JD.com), distributeurs spécialisés dans la vente en ligne, conseillers fonds et une société de fusions et acquisitions.

Ce résumé sera complété par la publication d'une étude sur la dynamique de ce marché en mutation et les différentes manières de l'aborder.

 

Une consommation dynamique portée par une classe moyenne en croissance, de plus en plus avide de produits importés

 

On estime que 130 millions de Chinois ont un revenu supérieur à 10 000 dollars par an en 2015 et que ce chiffre devrait doubler d'ici 2022 et devenir plus du triple d'ici 2030.

Cette classe moyenne en pleine croissance est également consciente des risques pour la santé. Dans le contexte de scandales alimentaires récurrents, ces consommateurs souhaitent davantage de produits étrangers (ou fabriqués selon des normes occidentales strictes), qu'ils jugent plus rassurant en termes de sécurité alimentaire.

Pour cela ils sont prêts à payer davantage pour ces produits.

Les comportements d'achat changent avec l'utilisation généralisée des smartphones et l'essor du commerce électronique

Plus de la moitié de la population chinoise a accès à Internet et près de 95% des connexions se font via un téléphone mobile.

En quelques années, les smartphones sont devenus un élément essentiel de la vie quotidienne: pour effectuer des achats en ligne, en tant qu’instrument de paiement (principalement avec les applications Alibaba Alipay et WeChat Pay de Tencent), et même pour échanger des cartes de visite.

La Chine évolue rapidement: dans un pays où les ordinateurs portables et les cartes de crédit ne sont pas très répandus, les détaillants en ligne ont misé très tôt sur les smartphones et les consommateurs ont rapidement adopté les dernières technologies pour un usage quotidien.

Tous produits confondus, la Chine est le plus grand marché e-commerce au monde: 681 milliards USD en B2C (estimation 2017), soit 12% des ventes au détail, devant les États-Unis (438 milliards USD).

Le e-commerce fait désormais partie de la vie quotidienne et des pratiques courantes des consommateurs, notamment pour les achats de produits alimentaires et même les produits frais.

Dans les grandes villes, la livraison à domicile est également devenue la règle en quelques années à peine, bénéficiant de densités de population élevées et des coûts de main-d'œuvre peu élevés, deux avantages décisifs compte tenu de la difficulté de gérer la logistique du dernier kilomètre.

 

Développements qui modifient le paysage de la distribution au détail

 

L’essor du e-commerce perturbe les circuits traditionnels de la distribution. Les acteurs du e-commerce répondent aux nouvelles attentes des consommateurs (notamment leur volonté de gagner du temps) et exercent une pression sur les prix.

Ils proposent une vaste gamme de produits et de services personnalisés, s’appuyant sur les connaissances des consommateurs, acquises grâce à l’exploitation de leurs puissantes bases de données.

Les ventes en ligne sont menées par les champions nationaux apparus ces 15 à 20 dernières années: Alibaba (créée en 1999 à Hangzhou) et JD.com (créée en 2003 à Beijing), dont le principal actionnaire est le groupe Tencent, bien connu pour ses L'application de messagerie WeChat (850 millions d'utilisateurs actifs) et sa solution de paiement WeChat Pay.

Ces dernières années, ces groupes ont appliqué leur savoir-faire à d’autres entreprises pour devenir des géants de l’Internet, se positionnant désormais comme des acteurs numériques.

Alibaba et Tencent ont des capitalisations boursières respectives de 390 et 420 milliards d'euros (au début du mois de février 2018), et les deux groupes sont rivaux.

D’autres acteurs à forte croissance ont également fait leur apparition sur la scène des ventes en ligne chinois ces dernières années, dont certains sont centrés sur les produits alimentaires: Epermarket (très centré sur les produits importés pour les expatriés fortunés et les clients chinois), Jiuxian (vins et spiritueux), Yiguo (fruits), Chunbo, etc.

Ces sites se positionnent comme des spécialistes en termes de clientèle, de gammes de produits et de couverture géographique.

En pratique, les consommateurs basculent généralement entre plusieurs applications pour leurs achats.

Ce paysage est en constante évolution, avec des acquisitions, des partenariats ou des cessations d'activité.

Pour les géants chinois de l’internet, le moment est venu de faire de grands changements, de se positionner sur des marchés en croissance, d’occuper le terrain et de consolider leur marque.

 

La nourriture au cœur des mouvements actuels

 

Des mouvements récents ont montré que les géants de l'internet s'intéressaient de près à la nourriture, considérant ce segment comme une source de profits énormes, car il concerne des produits de la vie quotidienne.

Étant donné le pouvoir dont disposent ces groupes, les détaillants établis de longue date cherchent à nouer des alliances avec eux, tandis que les spécialistes du e-commerce s'appuient sur l'interaction entre «en ligne» et «hors ligne», offrant aux détaillants physiques leur expertise en matière de numérisation des processus, ou même s'intéresser aux structures d'approvisionnement des détaillants.

Par exemple, Alibaba a récemment pris une participation dans Sun Art, une société de portefeuille contrôlée par Auchan, qui exploite les marques RT-Mart et Auchan.

Auparavant, Walmart avait cédé ses activités de e-commerce à JD.com et acquis une participation dans le groupe. Plus récemment, Tencent a noué un partenariat avec la filiale de Carrefour en Chine.

Parallèlement, Alibaba et JD.com développent leurs propres concepts de magasin de haute technologie (Hema pour le premier, 7 Fresh pour le dernier), associant la vente sur site à un centre de préparation des commandes en ligne.

 

Des opportunités pour la France

 

Cet intérêt pour l'alimentation se manifeste également par la volonté d'offrir aux consommateurs chinois davantage de produits étrangers et par l'internationalisation récente (depuis 2015) des activités d'Alibaba et de JD.com: implantation de bureaux à l'étranger, investissement dans des outils logistiques, etc.

En janvier 2018, JD.com a même annoncé son engagement à réaliser 2 milliards d'euros de ventes de produits français sur ses plateformes au cours des deux prochaines années.

Les petits acteurs du e-commerce participent également à cette tendance.

Quel est le plus grand partenaire commercial de la France ?

Allemagne : 78,1 milliards de dollars US (14,1% des exportations françaises totales) États-Unis : 47,1 milliards de dollars (8,5%) Italie : 42 milliards de dollars (7,6%) Espagne : 41,7 milliards de dollars (7,5%) Belgique : 38,3 milliards de dollars (6,9%) Royaume-Uni : 37,7 milliards de dollars (6,8%) Chine : 23,4 milliards de dollars (4,2%) Suisse : 19,9 milliards de dollars (3,6%)

Quel est le premier produit d'exportation de la France ?

Machines, y compris les ordinateurs : 67,7 milliards de dollars US (11,9 % des exportations totales) Les véhicules : 56,5 milliards de dollars (9,9%) Aéronefs, engins spatiaux : 51,8 milliards de dollars (9,1%) Machines électriques, équipements : 44,9 milliards de dollars (7,9%) Produits pharmaceutiques : 33,8 milliards de dollars (6%) Plastiques, articles en plastique : 22,6 milliards de dollars (4%)

Quelle est la plus grande importation de la Chine ?

Machines électriques, équipements : 521,5 milliards de dollars US (24,4 % des importations totales) Combustibles minéraux, y compris le pétrole : 347,8 milliards de dollars (16,3%) Machines, y compris les ordinateurs : 202,3 milliards de dollars (9,5%) Minerais, scories, cendres : 135,9 milliards de dollars (6,4%) Appareils optiques, techniques et médicaux : 102,5 milliards de dollars (4,8%) Les véhicules : 81,5 milliards de dollars (3,8%)

Quels sont les produits alimentaires exportés par la France ?

La France est l'un des leaders européens en matière de valeur des exportations agricoles, principalement le blé, le sucre, le vin et la viande bovine. Les produits tropicaux, le coton, le tabac et les huiles végétales sont parmi les principales importations agricoles.

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🏅Import vins et spiritueux en Chine [2020]

Importer de l’alcool en Chine

 

Le marché des boissons alcoolisées en Chine a augmenté de manière significative depuis les 10 dernières années.

 

Malgré une constante augmentation de consommation en Chine, les démarches pour introduire les boissons alcoolisées du monde entier en Chine ne sont pas une mince affaire.

C’est la raison pour laquelle vous devrez avoir connaissances des procédures et de leurs fonctionnements, des documents nécessaires, du coût que cela implique mais également de la durée de l’acheminement de vos produits.

Comment exporter du vin en Chine ? Le Guide complet

La classe moyenne et une partie de la population jeune (18-30 ans) ont commencé a apprécié les produits étrangers, le vin y compris, en donnant de belles opportunités à saisir pour les exportateurs étrangers.

Mais, le vin est considéré comme un produit alimentaire des plus règlementé.

C’est pourquoi, il est important que vous ayez connaissance des normes locales qui s’appliquent et être sûr de comprendre le processus d’exportation au préalable.

 

Vous trouverez donc dans cet article les informations utiles pour pouvoir exporter du vin en Chine.

 

Le marché du vin en Chine

Malgré un ralentissement de la croissance chinoise, le marché du vin continue d’aller de l’avant.

 

Aujourd’hui, le vin n’est plus uniquement considéré comme un cadeau de valeur ou consommé par la population aisée chinoise.

Les jeunes sont également passés d’une consommation d’alcools locaux (comme le Baijiu ou le vin jaune) à des vins de raisins étrangers.

La demande en vin a considérablement augmenté en partie car le gouvernement ainsi que les politiciens chinois ont dépensé des sommes importantes pour l’achat de vins d’exception.

chine futur consommateur vin

 

Chine – Futur numéro 1 de la consommation de vin dans le monde

Augmentation de la vente en ligne de vins

La population chinoise est friande d’achats en ligne, et le vin n’est pas une exception.

Même si certaines personnes préfèrent tester le vin avant de l’acheter, la plupart des gens achètent une bouteille sur des critères simples : vin doux ou sec, ou même de la provenance des grappes de raisins (Riesling (Australie) ou Chardonnay (France) par exemple).

 

L’étiquetage et le design de la bouteille sont aussi d’une grande importance, selon le type de consommateurs que vous ciblez.

Dans quelles régions dois-je cibler mes exportations en Chine ?

La chine est pratiquement aussi vaste que l’Europe, c’est la raison pour laquelle le goût des consommateurs varie selon les régions.

 

Nous vous recommandons donc de vous mettre en relation avec un agent local ou un distributeur qui pourra vous guider pour exporter vos produits dans les régions les plus appropriées. Ils sauront vous guider selon les goûts des consommateurs que vous ciblez.

 

Gardez à l’esprit que la cuisine chinoise diffère sellons les régions, le centre de la Chine consomment davantage les plats épicés, alors que les régions de l’Est privilégient les plats doux en saveur, ce qui peut influencer le choix d’un acheteur.

 

 Vendre dans les villes de deuxième rang

Malgré une forte demande dans les 4 villes principales de Chine (Beijing, Shanghai, Shenzhen et Guangzhou), celles-ci ne doivent pas obligatoirement être votre seule option.

 

En effet, plus de 150 villes au centre de la Chine possèdent une population de plus d’1 million d’habitants.

De plus, la compétitivité dans les villes de deuxième rang est généralement faible ce qui vous offre la possibilité de saisir des opportunités d’exportations dans ces zones géographiques.

Voici quelques exemples de vins qui font l’objet d’une demande croissante en Chine :

  • Les vins fruités faible en tanin sont les plus appréciés
  • Les vins blancs aromatisés ont un grand potentiel de croissance
  • Les vins mousseux (en particulier les vins doux) sont devenus très appréciés

 

Réglementation d’importation du vin en Chine

 

Il est important d’étudier les réglementations et les normes locales bien à l’avance avant de débuter l’exportation de biens consommables en Chine.

Vous devez vous assurer d’être en totale conformité avec les règlementations nationales strictes exigées par les autorités chinoises concernant les produits alimentaires, le vin y compris.

De plus, vous devez suivre les normes GB (normes Guobiao) qui sont souvent dérivées des normes appliquées dans les pays d’Ouest (pas sûre du sens), qui assurent que les produits consommés ne représentent aucun danger.

D’autre part, les normes sont fréquemment actualisées, assurez-vous donc de vous renseigner au bon endroit et d’être à jour sur les informations que vous trouverez.

Normes issues du AQSIQ (Administration générale de la Supervision de la Qualité, de l’Inspection et de la Quarantaine de la République chinoise)

Voici un aperçu des normes imposées par l’AQSIQ et ce qu’elles impliquent :

  • AQSIQ Ordre 27 (2012) – Emis pour l’étiquetage des aliments et du vin pré-emballés
  • AQSIQ Déclaration 55 (2012) – Emis pour administrer l’enregistrement des exportateurs étrangers, agents et importateurs
  • AQSIQ Déclaration 59 (2011) – Utilisé pour l’enregistrement de l’étiquetage des produits importés pour la première fois
  • AQSIQ Décret 144 – Pour les Mesures de Sécurité Administratives de l’Import et Export d’aliments
  • AQSIQ Communiqué No. 44 (2006) – Pour les ajustements du système d’inspection de l’import et export d’étiquetage d’aliment et cosmétiques.

Suppression de la séparation et inspections préliminaires des étiquetages pour les produits alimentaires importés et exportés, y compris le vin.

À la place, l’approbation sera transmise par l’inspection du CIQ quand les biens arrivent au port.

  • AQSIQ Décret 78 (2005) « Lois de Protection des Produits d’Indication Géographique » – Utilisé pour protéger les produits qui ont une certaine indication géographique (IG).
  • ASQIQ Communiqué No. 105 (2006) – Accordent un temps plus long pour la fumigation au bromure de méthyle et de hauts niveaux pour les emballages en bois qui entrent ou sortent du territoire chinois.
  • ASQIS Décret 85 – Mesures administrative de quarantaine et contrôle pour l’importation de matériels avec des emballages en bois (2005)

 

Autres normes relatives à l’alimentaire et au vin

  • Loi de sécurité alimentaire de la République Populaire de Chine (2015)
  • Congrès national du peuple (2015)
  • Ordonnance 22 du président pour la publicité
  • SAIC : Mesure pour l’Administration de Signes Spécifiques d’indication Géographique des produits
  • Marque déposée en Chine

 

Normes GB (Guobiao) pour l’exportation de vin en Chine

Les règlements changent rapidement, en particulier dans les marchés émergents comme la Chine. C’est pourquoi, nous vous suggérons de travailler avec des professionnels qui pourront vous guider à travers le processus complet d’exportation.

 

Voici un aperçu des règlementations GB les plus communes qui s’appliquent pour l’importation de vin en Chine :

  •  Norme générale GB 10344-2005 – pour l’étiquetage de boissons alcoolisées pré conditionnés
  • Norme Générale GB 7718-2011 – pour l’étiquetage de produits alimentaires prés conditionnés
  • GB 15037-2006 – pour le vin
  • GB 2758-2012 – Boissons Alcoolisées Fermentées et leur Boisson Alcoolique Intégrée
  • Norme 2760-2014 – pour l’Usage de Compléments Additifs
  • GB 2763-2014 – Niveaux maximum autorisé de pesticides dans les produits alimentaires
  • GB 2761-2011 – Niveaux maximums autorisés de Mycotoxines dans les produits alimentaires
  • GB 2762-2012 – Niveaux maximums autorisés de substances polluantes dans les produits alimentaires
  • GB 12696-1990 – Spécifications d’Hygiène d’Usines de fabrication pour le Vin
  • GB/T 15038-2006 – Méthodes Analytiques de Vin et Vin fruité
  • GB/T 23543-2009 – Pratique de Fabrication de Bien pour les Entreprises Viticoles

Toutes les normes GB qui sont appelés GB/T ne sont pas obligatoires. La lettre « T » vient du mot Tuijian qui signifie « recommandé ».

 

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Processus à suivre pour exporter du vin en Chine

 

Les étapes indiquées ci-dessous sont nécessaires avant d’exporter votre marchandise. Nous vous invitons à poursuivre la lecture de cet article afin de bénéficier de conseils pratiques pour mener à bien votre exportation.

 

Signer l’accord avec votre importateur chinoise

Avant tout, vous devez trouver un importateur chinois disposé à importer vos produits. Ce même importateur pourra se charger du point suivant. (voir ci-dessous point 2).

 

Enregistrer votre entreprise à l’AQSIQ

Pour être habilité à exporter du vin, vous devez enregistrer votre entreprise à l’AQSIQ.

Par la suite, vous recevrez un numéro d’enregistrement. Les informations concernant votre entreprise seront stockées sur la base de données de l’AQSIQ.

Enregistrement de votre marque

Avant d’expédier vos produits, vous avez besoin d’enregistrer votre étiquette et d’envoyer un certain nombre de documents au CIQ pour vérification.

Dans un second temps, vous recevrez un numéro de dépôt pour les produits éligibles à l’importation en Chine.

Informations à spécifier sur l’étiquette

Lorsque vous être prêt à exporter vos biens, il est préférable de joindre les étiquettes chinoises directement sur vos produits.

Vous avez la possibilité de le faire avant d’expédier votre marchandise ou après lorsque celle-ci sera arrivée en Chine et stockée dans un entrepôt sous surveillance.

 

Votre importateur local ou votre agent. pourra s’en charger à votre place.

Les informations suivantes doivent être indiquées sur l’étiquette Ingredient

 

etiquette alcool import chine

 

  • Ingrédients
  • Nom du produit
  • Type de vendange de production (par exemple « rouge sec »)
  • Contenance en alcool
  • Pays d’origine (pour les spiritueux dilués et boissons avec des produits maltés)
  • Contenu net
  • Date de fabrication
  • Nom
  • Adresse et Contact du distributeur chinois
  • Instructions de stockage
  • Date de production
  • Date de conservation
  • Additifs alimentaires ajoutés
  • Code barre

Documents nécessaires pour exporter du vin en Chine

Vous devez préparer les documents cités avant d’expédier vos produits :

  1. Facture commercial
  2. Déclaration de douanes en valeur
  3. Document d’assurance fret
  4. Liste du colis d’exportation
  5. Certificat d’Assurance
  6. Certificat d’Origine (pour les spiritueux distillés et les boissons avec du malt)
  7. Certificat Sanitaire (pour les spiritueux distillés et les boissons avec du malt)
  8. Certificat d’Authenticité/Vente Libre (pour les spiritueux distillés et les boissons avec du malt)
  9. Certificat export spécifique au vin

Il est important que vous receviez un certificat sanitaire tamponné et signé par une autorité compétente du pays de fabrication.

 

Expédier vos biens

Lorsque vous avez marqué vos biens, vous pouvez préparer votre expédition.

A moins que vous ne soyez pressé pour raisons diverses (besoin en stock ou manque de temps) le moyen de livraison le plus adapté est la voie maritime qui prend en règle générale entre 4 et 6 semaines.

 

Inspection et étiquetage CIQ

Lorsque votre marchandise arrive en Chine, votre importateur local ou agent doit déclarer les biens au bureau du CIQ le plus proche.

Le personnel du CIQ a la responsabilité de contrôler les biens à l’entrée et sortie du territoire chinois et de s’assurer que les normes standards locales sont respectées.

Une fois vos biens approuvés, vous recevrez un Certificat d’Approbation du CIQ. Celui-ci permettra l’acheminement de votre marchandise à l’étape suivante, le dédouanement.

 

Dois-je tester mes produits avant de les exporter en Chine ?

Oui, tout produit alimentaire doit être testé au préalable avant d’être vendu en Chine. Sans cette étape, l’exportation ne pourra pas être envisageable.

Dans tout projet d’exportation, il est nécessaire de s’assurer de la législation en vigueur du pays concernant l’exportation de vin (Loi sur le vin de Nouvelle-Zélande, 2003 par exemple).

Lors du test effectué sur le produit viticole, les laboratoires analysent en particulier :

  • Le taux de métaux et minéraux
  • Les Vitamines

Vendre du vin en ligne en Chine

Comme énoncé au début de l’article, les ventes en ligne de vins ont rapidement augmenté en Chine.

L’utilisation croissante de sites de vente en ligne (50% des achats la première moitié de l’année en 2017) indique qu’il s’agit d’un concept gagnant.

Les gens ne sont pas réticents sur le fait d’acheter une ou plusieurs bouteilles sur des sites tels que Ele.me ou Tmall, même s’ils ne l’ont pas goûté avant.

Une bouteille moderne avec une description plaisante suffit à les convaincre.

Quelles sont les taxes d’importations et les tarifs pour le vin ?

 

Vous devez régler trois taxes différentes lorsque vous exportez du vin :

  • TVA : 17%
  • Droit de douane : 14%
  • Taxe d’accise : 10%

Sans aller dans les détails, les taxes au niveau fiscal seront au total de 40 à 50%.

Gardez à l’esprit que les pays qui ont des accords de libre-échange avec la Chine, comme la France peuvent changer donc vérifier bien les taux et suivez l’actualité.

 

Comment pouvez-vous m’aider à passer à la prochaine étape ?

Vous avez besoin d’aide avec la CIQ, le CCC ou faire un premier achat avec Tmall en ligne ? Nous travaillons avec des consultants ou des prestataires de services qui peuvent vous aidez à chaque étape du processus. CIQ, CCC, étiquetage et tests en laboratoire.

  1. Expédition et douanes
  2. Vente sur Tmall, JD Worldwide et autres plateformes
  3. Trouver des détaillants et distributeurs pour vos produits

 

Alors n’hésitez pas à contacter nos experts pour avoir davantage d’information!
Nos experts vous répondent sous 48H
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🏅Importer denrée alimentaire en Chine [2020]

Exporter de l’alimentation en Chine – Quelles sont les étapes à suivre ?

 

En termes de réglementation alimentaire, la Chine a mis en place un système qui repose sur différents niveaux et dont le but principal est de préserver une sécurité et une qualité de ces produits importés. Néanmoins, chaque année, l’État chinois renvoie voir, détruit une grande majorité de ces denrées alimentaires importées en raison d’une non-conformité et/ou d’une irrégularité dans leur qualité.

 

Conséquence ? Dans le cas d’une infraction considérable, la licence d’importation octroyée aux entreprises peut leur être retirée, ce qui les exclurait des échanges commerciaux à venir. C’est donc une perte colossale aussi bien pour les entreprises qui importent que celles qui exportent.

C’est pourquoi, il est essentiel que les entreprises se tiennent au courant des dernières réglementations alimentaires afin d’assurer une conformité dans leurs produits sans pour autant négliger l’aspect économique de cet échange commercial.

 

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1/ La réglementation chinoise en matière d’importation

 

En fonction du type d’aliments importés, les règles peuvent changer et être mises en application de différentes manières selon les ports, bureaux et agents individuels. Dans ces conditions, il est vivement conseillé aux entreprises de collaborer avec des partenaires de confiance mais également de prêter attention aussi bien au budget qu’au temps accordé afin de prévenir ces imprévus.

Afin d’aider les entreprises qui souhaiteraient exporter leurs produits vers la Chine, voici la liste des règles et lois communes à connaître :

  • La loi sur la salubrité des aliments
  • La loi sur l’inspection des produits d’importation et d’exportation
  • Les règlements sur les importateurs et les exportateurs d’aliments importés et les importations et les exportations de lois de quarantaine pour animaux et plantes, entre autres.

 

1ère étape : S’enregistrer auprès de la CAA:

 

Dans la mesure où vous êtes fabricant et exportateur à l’international, il est nécessaire de s’inscrire auprès des organismes accrédités tel que L’administration de Certification et d’Accréditation (CAA) de l’état dans le cas où l’aliment exporté serait dans « la liste des importations Alimentaires soumises à l’inscription d’entreprise ». Certains aliments comme la viande et les produits alimentaires de santé sont soumis à certaines conditions et nécessitent une inscription complémentaire valable 4 ans et extensible si besoin.

2ème étape : Les licences de pré – importation & la liste des documents à fournir dans sa totalité:

 

En ce qui concerne les licences de pré – importation, il n’est pas nécessaire d’en posséder pour exporter en Chine. Néanmoins, il existe quelques exceptions notamment pour l’importation de produits laitiers ou de volailles, pour lesquels il vous faudra obtenir la licence d’importation automatique (« Automatic Import License ») délivrée par le Ministère du commerce.

 

En outre, si vous souhaitez obtenir le certificat de quotas tarifaires pour les produits agricoles, il vous faut exporter des denrées soumis à des contingents tarifaires d’importation tels que le maïs, le sucre, le blé ou encore le riz.

En règle générale, la documentation exigée pas la Chine en matière d’importations de produits alimentaires est très stricte et complexe. Avant d’expédier votre marchandise alimentaire, il est obligatoire de fournir des documents sur la qualité, la mise en quarantaine, l’origine et le contrôle des importations des produits, une liste détaillée des emballages et une description du matériel d’emballage ainsi que d’autres documents supplémentaires.

Bien que les exigences administratives varient selon les produits et les catégories de produits, vous pouvez préparer les documents suivants pour importer des produits alimentaires en Chine :

  • Facture commerciale
  • Une liste détaillée d’emballages
  • Connaissement
  • Certificat d’exportation du pays d’origine
  • Certificat d’hygiène / santé
  • Certificat de mise en bouteille (pour boissons)
  • Certificat de vente libre
  • Echantillon de l’étiquette originale
  • Echantillon de l’étiquette chinoise
  • Certificat d’inspection.

Cette liste de documents non exhaustive ne sera examinée qu’après l’arrivée des produits importés vers la Chine. C’est pourquoi, vous devez vous assurer que tous vos documents sont authentiques et durement complétés afin d’éviter tout retard et coût de stockage.

3ème Étape : S’assurer de la conformité de l’étiquetage :

 

La Chine exige que tous ses produits alimentaires importés soient étiquetés en caractère chinois simplifié afin de faciliter la compréhension et le dédouanement, mais doivent également faire mention de :

 

  • Nom standard de la denrée alimentaire
  • Liste des ingrédients en pourcentage
  • Noms et adresses des fabricants, agents locaux ou distributeurs
  • Date de production, date de consommation suggérée, date de péremption et guide pour le stockage
  • Pays d’origine
  • Catégorie de qualité
  • Code de norme nationale / norme industrielle pour la production
  • Contenus spéciaux

Pour davantage d’informations, les règles communes à l’étiquetage des aliments pré-emballés en Chine, GB7718-2011, spécifient les exigences d’étiquetage sur la disposition et le contenu des aliments pré-emballés.

Toute étiquette doit être approuvée par le Service d’Inspection et de Quarantaine (CIQS). Puisque qu’en Chine les normes d’étiquettes sont sujettes à changement, il est préférable de solliciter l’avis de professionnels compétents afin de s’assurer de la conformité des étiquettes actualisées.

4ème étape : L’inspection sanitaire des denrées alimentaires et le dédouanement par la CIQ :

 

Une fois entrée en Chine, les denrées alimentaires sont inspectées par les agents des douanes afin de vérifier les documents d’expédition et les exigences d’étiquetage adéquats. Le certificat sanitaire CIQ n’est délivré uniquement si tous les documents sont soumis. Ce certificat doit être délivré pour chaque envoi de marchandise.

 

S’il manque ne serait – ce qu’un document à l’expédition et que cette dernière se retrouve saisie par la douane, vous pouvez soit  fournir une déclaration de la CIQ soit apporter les documents manquants. Pour obtenir une déclaration de la CIQ, vous devez soumettre les documents suivants : votre licence d’importation, votre licence commerciale, votre déclaration de conformité de sécurité, votre certificat de quota, une introduction à votre entreprise et des informations détaillées sur la marchandise.

En outre, le processus est beaucoup plus complexe lorsqu’il s’agit de votre première exportation de produits alimentaires bien que la procédure soit assouplie à la suite d’exportations successives. Pour autant, les fonctionnaires de l’AQSIQ peuvent toujours inspecter les étiquettes et les échantillons lors des prochaines expéditions.

La Chine permet à de nombreux exportateurs alimentaires internationaux d’entrer dans un marché de taille conséquent et rentable. Néanmoins, le fonctionnement chinois en matière d’importation de denrées alimentaires et de boissons peut s’avérer assez difficile à comprendre pour les exportateurs la toute première fois en raison de son système compartimenté et localisé. Tout d’abord, de par l’étendue géographique du pays, l’exportation en chine vers différents lieux exige de procéder avec  précaution afin d’éviter tout échec d’ordre administratif.

2/ Règles générales sur l’étiquetage des aliments préemballés

 

En vertu des Règles générales sur l’étiquetage des denrées alimentaires préemballées (GB7718) mises en œuvre le 1er octobre 2005, les entreprises de production sont tenues de fournir des informations sur la qualité (y compris la sécurité) de leurs produits alimentaires. Les Règles générales stipulent que les informations suivantes doivent figurer sur l’étiquette de l’aliment : nom de l’aliment, liste des ingrédients, contenu net, contenu de la matière sèche, contenu des matières solides, nom et adresse du fabricant, date de fabrication ou emballage, date d’expiration et numéro de produit standard.

 

2.1 Conditions de base

 

La langue utilisée dans l’étiquetage des aliments doit être le chinois standard. Le pinyin chinois peut être utilisé en même temps mais l’orthographe doit être correcte et la taille de la police ne doit pas être plus grande que les caractères chinois correspondants. La langue minoritaire ou étrangère peut également être utilisée en même temps mais doit être une traduction correcte du chinois et la taille de la police ne doit pas être plus grande que les caractères chinois correspondants.

2.2 Contenu obligatoire

 

Nom du produit

 

Si les fabricants peuvent utiliser le nom de la marque sur l’étiquette de l’aliment, ils doivent également indiquer le nom de l’aliment tel que stipulé dans normes nationales ou normes de l’industrie dans les positions à proximité. En l’absence de normes nationales ou de normes industrielles, le nom commun ou le nom générique du produit alimentaire qui peut refléter les caractéristiques réelles de l’aliment et ne pas induire le consommateur en erreur ou le confondre doit être montré.

 

Particularités du fabricant et du distributeur

 

Selon les règles générales, les caractéristiques de l’entreprise de production alimentaire doivent figurer sur l’étiquette de l’aliment. Les produits alimentaires indiquant simplement la ville ou le comté où l’usine est située sont considérés comme non conformes. Farine de blé, riz, amidon de maïs, sucre blanc, glaçage au sucre blanc, sel de table, feuilles de thé, champignons séchés, denrées alimentaires à effet médicinal (comme le goji chinois), etc., produits et conditionnés sur le continent doivent indiquer le nom et l’adresse détaillée de l’unité de production, d’emballage, de ré-emballage ou de distribution. Produits transformés en vrac (par ex. Huile comestible, lait en poudre, vin, etc.) importés de l’étranger et réemballés sur le continent doivent indiquer le nom et l’adresse de l’unité de réemballage sur le continent ainsi que le nom du pays d’origine.

 

Liste des ingrédients

 

A part les produits alimentaires avec un seul ingrédient, tous les autres produits alimentaires doivent être marqués avec un tableau d’ingrédients sur leur étiquette sous la rubrique « Ingrédients » ou « Tableau des ingrédients », énumérant tous les ingrédients par ordre décroissant de quantité. Si un ingrédient est un ingrédient composé de deux ou plusieurs substances, le nom de l’ingrédient composé doit être indiqué dans le tableau des ingrédients et ses substances principales doivent être énumérées par ordre décroissant en termes de quantité entre parenthèses

Contenu net

Le contenu net doit être marqué sur la même surface de l’emballage que le nom

de reglementation etiquette chinel’aliment. Les aliments liquides doivent être indiqués en termes de volume ; les aliments solides doivent être indiqués en termes de masse ; les aliments semi-solides doivent être indiqués en termes de masse ou de volume. Pour les récipients contenant à la fois des aliments solides et liquides (p.ex. des poires en conserve dans de l’eau sucrée), la teneur en matière sèche (matière solide) doit être indiquée en termes de masse ou de fraction de masse.

 

Date de fabrication et date de péremption

 

La date de fabrication est la date d’entrée en usine du produit alimentaire lors de la production et de l’inspection réussie par le fabricant. Pour les boissons glacées (par exemple les sucettes glacées et les glaces), la date de fabrication doit être indiquée sur la boîte d’emballage externe (carton). Les Règles générales exigent que la plupart des produits alimentaires indiquent clairement leur date de péremption. Toutefois, pour les boissons alcoolisées contenant 10% d’alcool ou plus, le vinaigre comestible, le sel de table, le glutamate mono sodique, le sucre alimentaire solide, etc., qui ne se détériorent pas facilement, il n’est pas nécessaire d’indiquer la date de péremption.

 

Numéro de produit standard

 

Les aliments préemballés fabriqués et vendus sur le continent (à l’exclusion des aliments préemballés importés) doivent indiquer sur leur emballage le code et le numéro de série de la norme nationale, de la norme industrielle, de la norme locale ou de la norme entreprise. Le marquage d’une norme plus élevée ou une présentation erronée de la norme adoptée entraînera l’interdiction du marché du produit alimentaire concerné.

 

Marquage des aliments génétiquement modifiés

 

Les produits alimentaires soumis aux mesures d’administration de l’étiquetage des produits agricoles génétiquement modifiés publiés par le ministère de l’Agriculture doivent indiquer sur leurs étiquettes qu’ils sont des aliments génétiquement modifiés. Des exemples comprennent la poudre de soja, l’huile de soja, l’huile de maïs, l’amidon de maïs, l’huile de colza, le colza, la tomate fraîche et la sauce tomate.

En plus des données nutritionnelles ci-dessus, l’étiquette nutritionnelle peut également contenir une liste de graisses saturées (acides), de cholestérol, de sucre, de tissus alimentaires, de vitamines et de minéraux.

Une revendication de contenu se réfère à la revendication des niveaux de contenu de l’énergie ou des éléments nutritifs du produit alimentaire. Les libellés de telles revendications comprennent « contenir », « haut », « bas » ou « non ». Une allégation de comparaison fait référence à l’allégation de comparaison avec la teneur en éléments nutritifs ou la valeur énergétique de produits alimentaires similaires bien connus du consommateur.

Les libellés de ces revendications comprennent « plus » ou « moins ». Une allégation de fonction nutritive fait référence à l’affirmation selon laquelle certains nutriments ont pour fonction de maintenir la croissance, le développement et la physiologie normaux de l’être humain.

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S’IMPLANTER EN CHINE

Six astuces pour s’implanter en Chine

 

La Chine est un marché remplit d’opportunités commerciales qui pousse de nombreux entrepreneurs à vouloir s’y ’implanter. Cependant, l’immensité et la complexité de ce marché sont à étudier de près afin de pouvoir développer une politique commerciale adaptée et efficace. Pour une implantation commerciale réussie, SINO Shipping vous propose à travers cet articles quelques recommandations utiles pour vos prochains projets en Chine :

 

La recherche

 

Avant de vouloir pénétrer un marché, il est impératif d’étudier en profondeur ses caractéristiques pour pouvoir s’adapter aux modes de consommation locaux et ainsi adopter une stratégie commerciale efficace. De par sa grandeur, la Chine représente un marché unique à l’échelle planétaire. L’immensité et la complexité de ce territoire rendent plus difficile la compréhension de ce marché et de ses codes pour les entrepreneurs occidentaux. En effet, la Chine, aussi vaste que l’Europe mérite des recherches ciblées en fonction de chaque région pour la mise en place de stratégies commerciales pertinentes.

Malgré la complexité que présente le marché chinois, les opportunités commerciales sont nombreuses et les chances de succès multiples. Pour cette raison, des entreprises venues du monde entier ont tenté leur chance en Chine. Certains parviennent avec succès à s’adapter aux préférences locales des consommateurs chinois tandis que d’autres échouent.

Pour éviter tout échec commercial, la première phase de vos démarches consiste donc à une étude approfondie et détaillée du marché chinois. Quelle stratégie commerciale allez-vous adopter ? Dans quelles régions allez-vous vous implanter ? Dans une région géographique limitée, à travers tout le pays ? Comment allez-vous distribuer vos produits ? Via quels canaux de distribution ? Ces questions sont essentielles afin de pouvoir développer des politiques et stratégies commerciales adaptées et performantes.

L’étude du marché avant le lancement de vos activités représente donc la phase la plus importante de votre projet : vous devez savoir où vous allez, à qui vous allez vous adresser, et de quelle manière vous allez le faire. En adaptant votre offre aux consommateurs chinois et en connaissant parfaitement leur mode de fonctionnement, leurs habitudes et leurs préférences, vous optimisez considérablement vos opportunités de succès en Chine.  Attachez donc une grande importance à cet aspect essentiel de vos projets commerciaux : l’analyse et l’étude approfondie du marché dans lequel vous vous implantez.

Vous avez la possibilité de confier ces recherches à des entreprises spécialisées qui, suite à un accord commun, vous fourniront une étude de marché approfondie. Les éléments de réponses fournis seront d’une grande utilité pour l’efficacité et l’évolution de votre projet.

Beaucoup d’entreprises offrent des services d’études de marché de qualité en Chine mais chaque offre diffère en fonction des entreprises. Certaines d’entre elles sont spécialisées dans des secteurs d’activité précis et d’autres proposent des études de marché plus générales. Pour ces études de marché, veillez donc à choisir l’entreprise adéquate, en ligne à votre secteur d’activité.

Vous pouvez également bénéficier de rapports ou de comptes rendu gratuits en ligne (CBBC, McKinsey etc.) Les chambres de commerce sont aussi des organismes à privilégier qui peuvent mette à votre disposition des services adaptés à vos recherches.

L’enregistrement de votre marque

 

L’enregistrement de votre propriété intellectuelle en Chine devra être faite aussi tôt que possible. Cette dimension est impérative pour la protection et la conservation de vos projets commerciaux. La Chine a le système de premier déposant. Autrement dit, si une autre personne enregistre votre nom de marque avant vous, il est dans son droit. Assurez-vous donc de bénéficier de l’aide d’avocats spécialistes pour obtenir des conseils adaptés et préparer votre implantation en Chine.

Il est également judicieux de se questionner sur le nom de marque et le logo que vous utiliserez. Ces questions sont essentielles et il est fortement recommandé d’adapter ces éléments au marché chinois.  Sont-ils adaptés et appropriés à la Chine et aux codes locaux ? Certains mots et noms en français ou en anglais sont difficiles à écrire ou à prononcer en chinois, ou peuvent même porter un sens fortuit. Assurez-vous donc de la pertinence de votre logo ainsi que de celle de votre nom de marque afin de vous lancer sur le marché chinois. Ici encore, la chambre internationale du commerce peut vous aider et vous apporter des conseils adaptés face à ce type de problématiques.

Certains organismes spécialisés pourront également vous assister dans le choix du nom et du design.

Repenser et adapter votre business

 

Il est essentiel d’adapter votre produit et votre marketing au marché chinois. Peu importe la façon dont votre produit est perçu sur d’autres marchés, ne supposez pas un instant que la perception sera la même en Chine. Ce marché présente des caractéristiques uniques qu’il faut connaître pour développer des produits à fort potentiel de succès.

Toutes les plus grandes entreprises mondiales ont d’ailleurs adapté leurs produits au marché chinois pour pouvoir s’y implanter et générer un succès commercial important. Prenons l’exemple du géant Mc Donald. En s’implantant en Chine, ce mastodonte de la restauration rapide a dû adapter ses produits et son image de marque aux consommateurs chinois. En adaptant le nom de marque, les produits et la stratégie commerciale aux consommateurs locaux, Mc Donald est parvenu à séduire les consommateurs chinois et ainsi à prendre des parts de marché importantes.

La persévérance

 

La persévérance est une qualité indispensable pour tout entrepreneur. Développer un business en Chine peut prendre beaucoup de temps et les obstacles à rencontrer sont nombreux. Pour faire face aux différents aléas, la patience et la persévérance sont des vertus primordiales.

Les formalités administratives locales sont différentes de celles exercées en Europe et ces barrières administratives peuvent constituer des freins à vos projets. Il est donc important voire essentiel de maîtriser cet aspect pour le bon déroulement de votre projet.

Vous pouvez pour cela solliciter des entreprises spécialisées qui vous accompagneront dans votre implantation régionale et dans l’ensemble des formalités administratives requises (licence d’import, enregistrement de l’entreprise etc.)

Ici encore, la chambre de commerce franco-chinoise peut fournir une liste exhaustive d’informations utiles pour vos démarches et pour vous aider à faire les bons choix.

Le relationnel ou « Guanxi »

 

Cette notion est primordial lorsque vous faites du business en Chine. La culture chinoise veut que l’on développe des affaires avec des amis de confiance. Cela fait partie intégrante du « business model » en Chine où la dimension du « Guangxi » prend une place prépondérante. La confiance est le pilier principal sur lequel se reposent des partenaires commerciaux qui décident de s’allier autour d’un projet commercial. La notion de commerce en Chine est donc radicalement opposée à celle perçue en occident, où l’on considère généralement que l’affecte n’a aucune place dans le monde des affaires, contrairement à la Chine dont les codes socio-culturels et professionnels nous dictent le contraire.

Pour vos projets professionnels en Chine, il est donc fortement recommandé d’identifier un partenaire local de confiance avec qui vous pourrez développer votre commerce en toute sérénité. Vous avez la possibilité de trouver un agent ou un distributeur, mais identifier le bon peut-être être perçu comme un parcours du combattant. Cependant, ce choix est essentiel pour le l’évolution de votre implantation et pour la performance de vos ventes. La chambre internationale peut vous aider à trouver les candidats qui vous conviendront afin de construire un réseau solide et de mettre en place des plans commerciaux efficaces pour une distribution nationale de qualité.

Aujourd’hui, grâce à ses partenariats de longue date et ses relations de confiance avec ses partenaires régionaux, SINO Shipping propose des services de qualité entre la Chine et le pays de votre choix.

Soyez prêt

 

Il se peut que le marché chinois vienne à vous avant même que vous ne soyez préparé. Quand vous investissez en Chine, tenez-vous prêt à répondre à des demandes en grand nombre. Les succès commerciaux arrivent de manière subite et peuvent se traduire par une augmentation accrue et spontanée des demandes nationales. La culture chinoise est grandement orientée sur le bouche à oreille et les jeunes internautes communiquent entre eux sur les réseaux sociaux locaux (Weibo ou WeChat) pour préconiser telle ou telle marque.  Ce mode de communication peut s’avérer très fructueux, ou a contrario jouer en défaveur des entreprises dont l’implantation en Chine n’a pas été réussie.

D’ailleurs, la dimension de bouche à oreille a largement joué en la faveur de SINO Shipping. Grace au retour positif des clients, l’entreprise a pu se construire une renommée et une notoriété nationale importante.

Que faire ? Commencer votre aventure avec le portage salarial

 

Comme mentionné dans les points précédents, avant de pénétrer un marché, il faut étudier ses caractéristiques et bien définir sa stratégie commerciale adaptée au marché local. Une étude de marché approfondie et détaillée est souvent la première étape de votre projet.  

Mais il se peut que malgré les efforts fournis, vous souhaitiez tout de même tâter le terrain sans avoir à créer de suite d’entité locale ou simplement limiter les risques au départ. La solution du portage salarial est alors faîtes pour vous. Cette option s’adapte à vos besoins et permet aux entreprises étrangères de déployer ses équipes en Chine sans avoir à créer de structure ou de filiale locale. 

Vous êtes opérationnel sur ce nouveau marché rapidement, quelques jours suffisent contrairement à plusieurs mois pour la constitution d’une société. Vous limitez les coûts et les risques et ce, tout en respectant les lois du pays. 

Concrètement, il s’agit d’une relation contractuelle tripartite, entre les salariés portés disposant de contrat de travail, l’agence proposant le portage salarial et la société cliente. La société de portage salarial assume toutes les lourdeurs administratives en prenant en charge les démarches administratives et salariales liées au statut d’employeur. Vous vous affranchissez donc des inconvénients inhérents à la gestion du personnel et des démarches administratives pour la création d’une structure.

L’agence de portage salarial, telle que New Horizons Global Partners représente légalement le salarié sur le sol chinois et peut, si vous ne disposez pas encore de bureaux en Chine, mettre à disposition des équipes des locaux ou un espace de coworking. Vous n’avez plus qu’à vous concentrer sur le développement de vos activités.

En parallèle, les sociétés de portage propose généralement une assistance personnalisée sur de nombreux services annexes tel que le recrutement, problématique cruciale pour la réussite d’une entreprise en Chine. Les méthodes de recrutement sont abordées de manière très différentes entre l’Asie et l’Occident. Recruter un talent chinois, avec un profil international, est le choix parfait pour les postes à responsabilité mais la concurrence est rude. New Horizons, avec son service de recrutement personnalisé et novateur, vous permettra d’accéder à son réseau chinois et international, et ses experts vous offriront un gain de temps crucial. La réussite de votre implantation dépend de l’adéquation à trouver et embaucher les Talents locaux qui correspondent parfaitement à vos attentes.

Enfin, la solution du portage salarial offre une flexibilité qui n’existe pas ailleurs, si vous envisagez de créer votre entreprise. Elle est unique et profite également au salarié porté. Le témoignage de Stéphane, recruté en Chine dans ce cadre est particulièrement éloquent. Pris en charge par l’agence leader du portage salarial en Chine, New Horizons Global Partners, il explique les avantages de cette formule : « Contrairement aux procédures classiques pour la création d’entreprise, il n’est pas obligatoire de réaliser d’importants investissements lorsque l’on souhaite s’établir sur le marché chinois. Je suis donc libéré de toutes les tâches administratives et je peux ainsi me préoccuper davantage de mon cœur de métier ». 

 

Ne vous laissez pas abattre par les complexités juridiques lors de la création d’une entreprise en Chine, faites appel aux services d’une société de portage salarial pour vos projets d’expansion en Asie. Vous serez ainsi très rapidement opérationnel, vous éviterez les lourdeurs et lenteurs inhérentes à la création de société et surtout vous bénéficierez de l’assistance d’experts dans de nombreux domaines, avant d’éventuellement vous lancer avec une entité locale. 

 

 

 

 

 

exporter de la biere vers la chine

🥇Exporter de la bière vers la Chine 2020

 

Le goût des chinois pour les produits étrangers a très vite augmenté ces dernières années, et le bière n’est pas en reste !

Avec une population de plus en plus aisée et donc un vivier de jeunes plus aisés, les alcools et bières locales ont laissé leur place aux produits importés de l’étranger.

Mais il n’est pas facile de savoir par où commencer, et souvent, il manque d’informations sur la procédure ou les régulations auxquelles se conformer.

Ainsi, nous écrivons ce guide pour expliquer tout ce que vous devez savoir pour exporter de la bière vers la Chine.

 

 

Le marché de la bière en Chine

 

De même que le marché du vin, le marché de la bière croit à vitesse grand V.

Auparavant, les bières les plus légères (la Qingdao à 3.6% par exemple) étaient appréciées et souvent accompagnées d’un verre de Baijiu (vin de riz). C’était même assez typique en réalité.

Puis, les Chinois, comme beaucoup d’autres, ont commencé à apprécier les vins et la bière occidentaux.

Aujourd’hui, boire une bière étrangère en Chine est quelque chose d’exotique pour certains mais aussi quelque chose de tout à fait normal pour d’autres.

Evidemment, certaines (comme les bières belges) sont plus exotiques que d’autres.

Chez les jeunes aussi, il est cool de boire des bières étrangères, de qualité.

De sorte, plusieurs magasins entièrement dédiés à l’alcool voire à la bière ont ouvert dans les métropoles chinoises. Beer Lady est le plus connu de tous.

 

 

Où vendre sa bière en Chine ?

 

La plus forte demande de bières étrangères vient sans aucun doute des grandes métropoles de la côte Est chinoise.

Mais dans les villes plus modestes, les habitants commencent à y prendre goût également.

Si vous êtes une petite marque, nous vous recommandons de viser directement les grandes villes où le pouvoir d’achat est souvent plus élevé et les mentalités plus ouvertes vers l’étranger.

 

 

 

Se faire aider par un distributeur ou un agent

 

Vous pouvez chercher un distributeur chinois ou un agent qui vous en apprendra plus sur les opportunités à saisir sur le marché.

Lorsque vous vendez votre bière, il faut savoir que les plus grandes marques dépensent beaucoup dans le marketing en essayant de gagner le plus de parts de marché possible.

Cela ne veut pas dire que vous ne vous ferez pas une place.

Vous serez sur un autre segment puisque votre bière se distingue de celles des grandes marques.

 

 

Les plus grandes marques de bière en Chine

 

A part les locales Qingdao et Snow beer, qui trustent les plus grosses parts de marché et de loin, les marques les plus courantes sont Tiger, Budweiser, Heineken et Carlsberg.

Mais ne soyez pas surpris de trouver des marques plus modestes dans des plus petites villes.

Par exemple, la marque danoise Tuborg s’est installée dans des villes plus petites afin d’éviter la concurrence des grandes.

 

 

Vers quelles bières va la demande ?

 

Alors que les Chinois buvaient principalement de la Pilsner auparavant, la demande pour des bières plus fortes a augmenté. Les bières fruitées sont de plus en plus appréciées également.

 

 

Les régulations en matière d’importation

 

Tout d’abord, vous devez savoir que la Chine a des normes différentes de l’Occident en matière d’importations. Les premières, les normes GB (Guobiao) sont en réalité très proches des normes ISO.

Avant l’exportation, vous devez vérifier que vos produits sont en accord avec les normes applicables à votre produit et être en mesure d’en fournir des preuves.

 

Pour la bière et le vin, les normes GB peuvent varier pour les raisons suivantes :

  • La bière contient du malt
  • Le vin contient un taux d’alcool plus élevé
  • Le vin contient plus de métaux
  • La bière contient du dioxyde de carbone

 

 

Les normes GB pour la bière

 

Voici quelques normes GB applicables à la bière en Chine : GB 2758, GB 4554-1996, GB 4928, GB 10344, GB 7718-2011, GB/T 191, etc.

 

 

Les HS codes pour la bière

 

Les HS codes sont utilisés dans le monde entier pour classifier les produits commercialisés entre les pays. Ils s’appliquent aussi à la Chine et servent à faciliter le travail des douanes et la collecte de données du gouvernement.

 

 

 

La procédure pour exporter de la bière vers la Chine

 

Nous ne rentrerons pas trop dans les détails car cela a été fait dans cet article sur l’exportation du vin vers la Chine.

 

Pour résumer, voici les étapes à réaliser :

  • Trouver un importateur chinois et signer un accord
  • Enregistrer votre entreprise sur le site de l’AQSIQ
  • Enregistrer votre marque
  • Expédier vos biens
  • Passer les inspections CIQ
  • Passer le dédouanement

 

Gardez à l’esprit que votre importateur et votre agent ont aussi des obligations vis-à-vis de votre business :

  • L’enregistrement du business auprès du SAIC
  • L’obtention d’une licence d’importation et d’exportation auprès du MOFCOM
  • L’enregistrement auprès des douanes chinoises
  • Obtenir une licence automatique d’importation auprès du MOFCOM

 

 

Qu’ai-je besoin d’inclure sur l’étiquette de ma bière ?

 

Les normes GB concernant l’étiquetage vont déterminer ce que vous devez inclure sur l’étiquette :

  • GB 10344 : Les lignes directrices de l’étiquetage avant emballage des boissons
  • GB 7718-2011 : Normes générales d’étiquetage de la nourriture pré-emballée
  • GB/T 191 : Illustration et logo pour l’emballage, stockage et transport

 

Les informations qui doivent figurer :

  • Les ingrédients
  • Le nom de votre produit
  • Le type de produit
  • Le pourcentage d’alcool
  • Le pays d’origine
  • Le contenu net
  • La date de production
  • L’adresse et le contact du distributeur chinois
  • Les instructions de stockage
  • Le délai de dépôt
  • La durée de conservation
  • Les additifs ajoutés
  • Le code-barre

 

 

Dois-je faire tester mes produits avant de les exporter ?

 

De même que pour l’étiquetage, vous devez tester et prouver la conformité aux normes GB.

 

 

 

Peut-on vendre sa bière en ligne ?

 

Oui, les étrangers peuvent vendre leur bière en ligne en Chine. Les options les plus courantes sont via Tmall GlobalJD, Epermarket et Ele.me.

 

 

Quels sont les droits de douane et les taxes à l’importation ?

 

Vous devez payer les taxes suivantes pour les importations de bière :

  • La TVA à 17%
  • La taxe sur la consommation qui s’élève à 220 RMB par tonne (environ 30 euros) si le prix à la tonne est inférieur à 320 euros et à 250 RMB par tonne sinon.

 

 

Les foires commerciales pour les bières et dérivés

 

Prendre le temps de visiter quelques foires peut être une bonne chose et ouvrir de belles opportunités sur le marché chinois de la bière.

Ce sera aussi l’occasion de consolider votre réseau dans le domaine. Vous aurez besoin de personnes qui ont de l’expérience sur le pays.

La CBCE (Craft Beer China)

En 2017, plus de 150 brasseries différentes y étaient présentes, la rendant la plus populaire. Elle a lieu chaque année en Mai à Shanghai.

La CBB (China Brew China Beverage)

La deuxième plus grande, qui est tenue annuellement à Pékin ou à Shanghai. Elle attire plus de 50 000 visiteurs et des centaines d’exposants. Cela fait 20 ans qu’elle existe et nous vous conseillons de ne pas l’ignorer.

 

 

Conclusion

 

La popularité des bières importées ne cesse d’augmenter en Chine étant donné que, de manière générale, les Chinois s’intéressent de plus en plus aux produits occidentaux et que la classe moyenne ne cesse de grandir.

Avant d’exporter vos produits, choisissez bien le segment sur lequel vous voulez vous positionner et si vous voulez opérer en ligne ou physiquement dans les bouteilleries locales.

N’oubliez pas non plus de vous conformer aux normes GB locales en matière de test des produits et d’étiquetage.

 

 

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comment se preparer a exporter vers la chine

🥇Comment se préparer à exporter vers la Chine ? 2020

Si vous êtes préparé, confiant et motivé, il ne devrait pas être très compliqué d’exporter vos produits vers la Chine. Cependant, les entreprises oublient parfois que pour réussir, il faut s’être préparé. Il faut être assez mature pour pénétrer un marché comme celui de la Chine. Dans cet article, nous donnons des informations essentielles afin de diminuer vos chances d’échec lors de vos premières exportations vers la Chine.

 

 

 

 

 

1) Préparer ses exportations vers la Chine – Guide

 

Trouver des clients chinois

 

D’après une étude datant de 2018 sur les petites et moyennes entreprises françaises, 70% n’oseraient pas exporter vers l’Asie surtout car elles ne savent pas par où commencer.

C’est pourtant très dommage lorsque l’on voit le potentiel du marché chinois et de sa classe moyenne grandissante.

Dans cet article, nous allons présenter les méthodes les plus courantes pour trouver des clients chinois.

Mais d’abord, commençons par une présentation de deux foires commerciales majeures qui ont lieu chaque année en Chine.

 

 

Les foires commerciales en Chine

 

Des milliers de personnes se rendent aux foires commerciales annuelles en Chine.

La majorité de ces foires ont lieu auprès des grandes mégapoles comme Shanghai, Pékin et Guangzhou.

Ces villes sont donc facile d’accès et en quelques jours, vous allez y rencontrer des dizaines et des dizaines de futurs collaborateurs potentiels.

La plus grande foire commerciale de Chine est la foire de Canton. Depuis 1957 et la première édition, les importateurs et exportateurs du monde entier se rendent dans la ville de Guangzhou (au Sud de la Chine, auprès de Shenzhen et Hong Kong) pour y participer.

Tous les produits sont concernés par cette foire et les organisateurs peuvent vous aider à voyager et à vous loger. Les produits sont divisés en trois volets.

 

 

Distributeurs

 

Les distributeurs sont une bonne option pour assurer un bon déroulement des exportations.

Ils peuvent vous soulager sur des questions de dédouanement, de certification, d’emballage, de régulations, de marketing, etc. Ils sont un très bon point d’entrée dans l’immense marché chinois.

Néanmoins, il convient d’entretenir une bonne relation avec eux pour pouvoir tirer profit du partenariat.

Les certifications en Chine (certificat CCC)

 

Vos produits doivent absolument être compatibles avec les normes et régulations en Chine.

Le certificat CCC (China Compulsory Certification) est obligatoire pour presque tous les produits.

Par exemple, il sera requis pour les appareils ménagers, les pièces détachées de véhicules, les lunettes de sécurité, les jouets, les appareils médicaux, les objets en latex, les outils électriques, etc.

 

Voici la procédure pour obtenir la certification :

 

  1. Envoyer une demande
  2. Envoyer des échantillons produits avec leurs détails
  3. Une entreprise chinoise de certification fait passer tous les tests à vos produits
  4. Cette même entreprise inspecte votre usine
  5. Si tout est en règle, vos produits ont l’étiquette apposée CCC
  6. Tous les ans, les usines sont à nouveau inspectées

 

 

Quel est le coût de la certification CCC ?

 

Les coûts de la certification varient selon les produits que vous souhaitez certifier.

Les coûts minimaux à supporter seront les suivants : les frais de candidature, les frais liés aux tests des produits, les frais d’inspection des usines (surtout la première), les frais liés au travail des auditeurs, les coûts liés à l’attribution du label (impression par exemple).

 

 

Enregistrer votre marque déposée en Chine

 

Il est extrêmement intéressant d’enregistrer une marque en Chine.

La règle en Chine est en quelque sorte « premier arrivé premier servi ». Ainsi, la première personne à déposer sa marque aura tous les droits qui y sont liés.

Nous vous recommandons d’enregistrer votre marque avant que vos produits soient envoyés depuis la France.

Le coût sera d’environ 430 euros, ce qui reste négligeable comparé aux charges d’un avocat si vous ne déposez pas votre marque.

Faites bien attention au fait que si votre entreprise n’est pas basée en Chine, vous devrez engager un avocat chinois ou un agent spécialisé dans l’enregistrement.

Ce sont les seules personnes autorisées à réaliser la procédure.

 

 

Transporter vos produits vers la Chine

 

Depuis la France, il n’y a que deux moyens viables pour expédier ses produits vers la Chine : le fret aérien et le fret maritime.

Nous allons voir les avantages et les inconvénients de chaque mode de fret afin de vous aiguiller dans votre choix.

 

 

 

Le fret aérien

 

En règle générale, le fret aérien revient plus cher que le fret maritime.

Cependant, le temps de trajet est bien plus court et permet une livraison dans la semaine voire plus rapidement selon les services choisis.

Ce qu’il est important de noter est que le fret aérien est la meilleure option lorsqu’il s’agit de transporter un petit volume (et poids assez léger).

En effet, pour un gros volume ou un poids excessif, le fret maritime sera financièrement beaucoup plus avantageux.

 

 

Le fret maritime

 

Le fret maritime est l’option la plus choisie pour transporter des marchandises pour la simple et bonne raison qu’il résulte moins cher dès lors que l’on souhaite envoyer une grande quantité de produits.

Pour de très petites quantités, les frais de groupage/dégroupage peuvent rendre le prix exorbitant et plus élevé que celui du fret aérien.
En revanche, il faut compter plus d’un mois pour un fret maritime de France jusqu’en Chine.

Mais cela n’est bien évidemment pas un problème si vous planifiez correctement votre approvisionnement et vos livraisons.

 

 

Cargaison FCL

 

FCL signifie Full Container Load, c’est-à-dire que le container est plein (ou presque) et ne transporte que vos marchandises. C’est l’option la moins onéreuse car elle ne comprend pas de frais de groupage/dégroupage.

 

 

Cargaison LCL

 

Cette fois, LCL siginife Less than Container Load. Autrement dit, votre container sera partagé avec d’autres expéditeurs car votre envoi n’est pas assez volumineux. C’est une bonne option pour des volumes trop grands pour un fret aérien mais trop petits pour choisir un service FCL.

 

 

2) Relations entre la Chine et l'Union européenne

 

Les relations entre l'Union européenne (UE) et la Chine ou les relations sino-européennes ont été établies en 1975.

Selon le Service européen pour l'action extérieure, les relations entre l'UE et la Chinevisent à coopérer dans les domaines de la "paix, de la prospérité, du développement durable et des échanges entre les peuples".

L'UE est le premier partenaire commercial de la Chine  et la Chine est le deuxième partenaire commercial de l'UE après les États-Unis, alors que l'UE a mis en place un embargo sur les armes et de nombreuses mesures antidumping.

Dans l'agenda stratégique de coopération UE-Chine pour 2020, adopté conjointement en 2013, l'UE a réaffirmé son respect pour la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Chine, tandis que la Chine a réaffirmé son soutien à l'intégration européenne.

Un sommet annuel UE-Chine se tient chaque année pour examiner les relations politiques et économiques ainsi que les questions mondiales et régionales.

 

 

Accords

 

Les relations sont régies par l'accord de commerce et de coopération UE-Chine de 1985.

Depuis 2007, des négociations sont en cours pour l'adapter à un nouvel accord d'association avec l'Union européenne.

 

 

 

Historique

 

Après la fin de la guerre froide, les relations avec l'Europe n'étaient pas aussi prioritaires pour la Chine que ses relations avec les États-Unis, le Japon et les autres puissances asiatiques.

Cependant, l'intérêt pour des relations plus étroites a commencé à augmenter à mesure que les contacts économiques se multipliaient et que l'intérêt pour un système multipolaire augmentait.

Bien qu'ils aient initialement imposé un embargo sur les armes à la Chine après Tiananmen (voir la section sur l'embargo sur les armes ci-dessous), les dirigeants européens ont levé l'isolement de la Chine.

L'économie croissante de la Chine est devenue le centre d'intérêt de nombreux visiteurs européens et, à leur tour, les hommes d'affaires chinois ont commencé à faire de fréquents voyages en Europe.

L'intérêt de l'Europe pour la Chine a conduit l'UE à devenir exceptionnellement active avec ce pays au cours des années 1990, avec des échanges de haut niveau.

Les échanges commerciaux entre l'UE et la Chine ont augmenté plus rapidement que l'économie chinoise elle-même, triplant en dix ans, passant de 14,3 milliards de dollars en 1985 à 45,6 milliards de dollars en 1994.

Toutefois, la coopération politique et en matière de sécurité a été entravée, la Chine ne voyant que peu de chances d'y progresser.

L'Europe était à la tête du désir d'expansion et d'intervention de l'OTAN au Kosovo, ce à quoi la Chine s'est opposée car elle considérait que l'Europe étendait l'influence américaine.

Toutefois, en 2001, la Chine a modéré sa position anti-américaine dans l'espoir que l'Europe lèverait son embargo sur les armes, mais les pressions exercées par les États-Unis ont fait que l'embargo est resté en vigueur.

De ce fait, la Chine considérait l'UE comme trop faible, divisée et dépendante des États-Unis pour être une puissance significative.

Même dans le domaine économique, la Chine était furieuse contre les mesures protectionnistes contre ses exportations vers l'Europe et contre l'opposition de l'UE à donner à la Chine le statut d'économie de marché pour pouvoir adhérer à l'OMC.

Toutefois, la coopération économique s'est poursuivie, avec la "Nouvelle stratégie asiatique" de l'UE, la première rencontre Asie-Europe en 1996, le sommet UE-Chine de 1998 et de fréquents documents politiques souhaitant un partenariat plus étroit avec la Chine.

Bien que la crise financière asiatique de 1997 ait freiné l'enthousiasme des investisseurs, la Chine a bien résisté à la crise et a continué d'être l'un des principaux moteurs du commerce de l'UE.

Les dirigeants chinois étaient impatients de retrouver l'intérêt européen et ont effectué des visites de haut niveau tout au long des années 1990, visites qui se sont accompagnées d'importantes ventes de l'UE à la Chine.

Le commerce en 1993 a connu une augmentation de 63% par rapport à l'année précédente. La Chine est devenue le quatrième partenaire commercial de l'Europe à cette époque. Même après la crise financière de 1997, le commerce UE-Chine a augmenté de 15% en 1998.

 

 

 

L'agenda stratégique de coopération UE-Chine 2020, adopté en 2013, appelle à une coopération dans les domaines de la "paix, de la prospérité, du développement durable et des échanges entre les peuples".

En 2016, l'UE a adopté la "Communication conjointe sur les éléments d'une nouvelle stratégie de l'UE à l'égard de la Chine" comme stratégie pour la Chine.

Le 16 octobre 2018, la Force navale de l'Union européenne et l'Armée populaire de libération du peuple chinois ont organisé pour la première fois un exercice militaire conjoint.

L'exercice s'est déroulé sur une base militaire chinoise à Djibouti et s'est achevé avec succès. Le contre-amiral Alfonso Perez De Nanclares a déclaré que les préparatifs des futurs exercices avec la marine chinoise sont en cours.

 

 

Commerce

 

L'UE est le premier partenaire commercial de la Chine et la Chine est le deuxième partenaire commercial de l'UE après les États-Unis. La majeure partie de ce commerce concerne les produits industriels et manufacturés.

Rien qu'entre 2009 et 2010, les exportations de l'UE vers la Chine ont augmenté de 38 % et celles de la Chine vers l'UE de 31 %.

 

tableau volume échanges

 

 

Échange des biens

 

Les machines et les véhicules dominent les exportations et les importations. Les cinq principales exportations de la Chine sont :

  • Ordinateurs
  • Le matériel de radiodiffusion
  • Les téléphones
  • Les pièces de machines de bureau
  • Les circuits intégrés.

 

Les cinq principales importations de la Chine sont :

  • Le pétrole brut
  • Les circuits intégrés
  • Le minerai de fer
  • L'or
  • Les voitures.

 

En ce qui concerne les importations communautaires de groupes de produits AMA/NAMA, la part des produits industriels représente une valeur de 343,725 millions d'euros et obtient le pourcentage impressionnant de 98,1% (sur un total de 350,535 millions d'euros).

Il en va de même pour les exportations vers la Chine, où les produits industriels restent en tête de liste et représentent 159,620 millions d'euros (93,7% du volume total des exportations).

 

 

Echange de service

 

Le commerce des services joue un rôle important dans toutes les économies modernes.

Un secteur des services tertiaires résilient, ainsi qu'une plus grande disponibilité des services, peuvent stimuler la croissance économique et améliorer la performance industrielle.

Dans un monde de plus en plus localisé, des services tels que la finance, les assurances, les transports, la logistique et les communications fournissent des intrants intermédiaires essentiels et apportent ainsi un soutien crucial au reste de l'économie.

L'Union européenne représentant ses 28 États membres et la Chine sont tous deux membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et participent aux discussions en cours sur l'accord sur le commerce des services (TiSA).

Le volume du commerce des services de tous les pays participants correspond à 70 % du volume total mondial. Le TiSA est un outil important pour accroître la part du commerce des services en s'attaquant aux obstacles existants.

Avec TiSA, de nouvelles opportunités seront offertes aux fournisseurs de services tout en favorisant la croissance, l'emploi et la prospérité chez tous les membres participants.

Selon les dernières informations statistiques d'Eurostat, la balance des services de l'UE avec la Chine présente un excédent de 10,3 milliards d'euros en 2015 en raison d'une poussée des exportations (les exportations ont atteint 36 milliards d'euros et les importations 25,7 milliards).

 

 

Projet de voies commerciales intelligentes et sécuritaires

 

Le projet SSTL a été lancé en 2006 en tant que projet pilote entre l'Union européenne et la Chine, premier pays asiatique.

Les États membres de l'UE participants à l'époque étaient les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

A partir de 2010 (lorsque la deuxième phase du projet a été lancée), d'autres États membres de l'UE ont adhéré : Belgique, France, Allemagne, Italie, Pologne et Espagne.

Ce projet met à l'épreuve les recommandations relatives à la sûreté et à la sécurité du cadre normatif de l'Organisation mondiale des douanes sur les conteneurs, en facilitant l'échange de données "douane à douane", la coopération en matière de gestion des risques, la reconnaissance mutuelle des contrôles douaniers et les programmes de partenariat commercial.

Les 120 voies commerciales impliquant 200 opérateurs économiques entre 16 ports maritimes faciliteront sans aucun doute les échanges entre la Chine et les pays participants de l'UE car le chargement et le déchargement des conteneurs nécessiteront moins de contrôles et d'interventions des autorités douanières.

Il y a eu quelques différends, comme celui sur les importations de textiles dans l'UE (voir ci-dessous).

La Chine et l'UE cherchent de plus en plus à coopérer, par exemple, la Chine a rejoint le projet Galileo en investissant 230 millions d'euros et a acheté des avions Airbus en échange de la construction d'une usine de construction en Chine ; en 2006, la Chine a passé commande de 150 avions lors d'une visite du président français Jacques Chirac [14] En outre, malgré l'embargo sur les armes, un câble diplomatique américain fuit a suggéré que l'UE avait vendu en 2003 400 millions € en "exportations militaires" et ensuite, en technologie sous-marine et radar militaire.

 

 

Science et technologie

La Chine et l'UE ont lancé leur premier programme de coopération scientifique et technologique en 1983.

Ils ont également rédigé en 1998 un accord de coopération scientifique et technologique qui a été renouvelé en 2004 dans le but de relier les organismes de recherche, l'industrie, les universités et les chercheurs individuels dans des projets spécifiques financés par le budget de l'UE.

La coopération actuelle de l'UE et de la Chine dans le domaine des sciences et technologies a été rendue disponible par le programme Horizon 2020.

L'initiative Horizon 2020 de la Commission européenne porte sur les domaines suivants : alimentation, agriculture et biotechnologie; urbanisation durable ; énergie ; aéronautique ; et autres domaines, notamment les TIC, l'eau, la santé, la société, la recherche polaire, les instruments pour les pme et l'espace[17].

 

 

Conflits commerciaux

Conflit sur les textiles

 

Il y a un différend au sujet des importations de textiles dans l'UE (les guerres des soutien-gorge), les fabricants nationaux européens étant perdants face aux produits importés chinois moins chers.

L'UE et la Chine sont finalement parvenues à un accord mettant fin au "conflit des textiles", qui a empoisonné leurs relations pendant plusieurs semaines. Les deux parties (le gouvernement chinois d'une part, la Commission européenne d'autre part) ont finalement trouvé un accord qui semble mettre fin au litige entre Pékin et Bruxelles.

Selon les termes de l'accord, la Chine a accepté, en échange de la libération de 80 millions d'articles détenus dans les ports européens, que la moitié seulement de ces articles soient déduits de ses quotas d'exportation pour 2006.

 

 

Mesures antidumping de l'UE

 

L'UE a mis en place de nombreuses mesures antidumping pour protéger son marché contre les produits bon marché en provenance de Chine, notamment l'acier.

 

 

Embargo sur les armes

 

Le matériel militaire européen, tel que l'Eurofighter Typhoon (photo), est interdit à l'exportation vers la Chine.

L'embargo sur les armes imposé à la Chine par l'UE a été imposé par l'UE à ce pays en réponse à la répression des manifestations de 1989 sur la place Tiananmen.

La Chine a déclaré sa position selon laquelle l'embargo devait être levé, le qualifiant de "très troublant" et de "discrimination politique". En janvier 2010, la Chine a de nouveau demandé la levée de l'embargo.

 

 

Divisions internes de l'UE

 

Une fuite d'un câble américain a révélé les divisions internes au sein de l'UE au sujet de l'interdiction pendant les négociations en 2004.

La France a considéré l'interdiction comme anachronique et a refusé d'envisager d'attacher des réformes en Chine comme une condition, déclarant que "la Chine n'accepterait pas la conditionnalité des droits de l'homme".

L'Autriche, la Belgique, la Tchéquie, la Grèce, l'Italie et le Royaume-Uni faisaient tous partie du camp français. L'Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède ont souhaité attacher une levée de l'interdiction aux "mesures spécifiques chinoises en matière de droits de l'homme".

Plusieurs chefs d'État de l'UE se sont opposés à l'embargo ou se sont prononcés en faveur de son maintien.

La chancelière allemande Angela Merkel a déjà fait part de son opposition à la levée de l'embargo, alors que son prédécesseur, Gerhard Schröder, y était favorable.

Le Parlement européen s'est toujours opposé à la levée de l'embargo. Toutefois, la Haute Représentante Catherine Ashton a présenté des plans pour la levée de l'embargo en 2010, faisant valoir que "l'embargo actuel sur les armes est un obstacle majeur au renforcement de la coopération UE-Chine en matière de politique étrangère et de sécurité".

L'ambassadeur de Chine auprès de l'UE, Song Zhe, s'est dit d'accord, notant que "cela n'a aucun sens de maintenir l'embargo.

 

 

Pression extérieure

 

Les États-Unis, qui imposent également un embargo sur les armes à la Chine, affirment que la levée de cet embargo entraînera un transfert de technologie qui augmentera les capacités de l'armée chinoise.

Les États-Unis ont joué un rôle important dans le maintien de l'interdiction de l'UE. Les États-Unis considèrent la Chine comme une menace militaire potentielle et ont fait pression sur l'UE pour qu'elle la maintienne en place. En 2011, l'ambassadeur de la Chine auprès de l'UE a suggéré qu'à l'avenir " l'UE devrait prendre ses propres décisions ".

De même, le Japon est tout aussi opposé à toute tentative de lever les restrictions sur les armes imposées à la Chine.

Le gouvernement japonais, en particulier les membres de droite du cabinet, indique qu'une telle mesure modifierait fortement l'équilibre du pouvoir en Asie du Sud-Est en faveur de la Chine au détriment du Japon.

La Chine a qualifié la position du Japon de provocatrice, tandis que le Japon a déclaré que la proposition de l'UE de lever l'embargo en 2010 était une erreur dans laquelle le Japon était très préoccupé.

 

 

Autres commerces

 

Tant que l'embargo persistela Chine achète une grande partie de ses armes à la Russie.

En 2007, la Chine s'était tournée vers Israël pour des avions de surveillance, mais sous la pression des États-Unis, Israël a refusé de conclure l'accord.

Malgré l'interdiction, une autre fuite d'un câble américain suggérait qu'en 2003, l'UE avait vendu 400 millions € d'"exportations de défense" à la Chine, puis approuvé d'autres ventes de technologie sous-marine et radar de qualité militaire.

 

 

3) Guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine : Quels sont les avantages pour l'Europe ?

 

Lorsque les États-Unis ont commencé l'année 2018 en imposant des droits de douane sur les panneaux solaires et les machines à laver, on ne s'attendait pas à ce que les différends commerciaux dégénèrent en une guerre à part entière.

Toutefois, ces sentiments d'optimisme sur le marché se sont dissipés depuis la mi-juin.

L'escalade de la guerre commerciale a provoqué une chute brutale sur plusieurs marchés boursiers, en particulier en Chine.

Shanghai Composite a chuté de près de 8 % après les représailles de la Chine contre les droits de douane américains sur des produits chinois d'une valeur de 50 milliards de dollars, que l'administration Trump a ensuite fait passer à 200 milliards de dollars.

Les monnaies des marchés émergents subissent également d'énormes pressions à la baisse en raison des sorties de capitaux.

Pour aider à évaluer si la réaction du marché est justifiée ou exagérée, nous avons mesuré l'incidence commerciale des droits de douane supplémentaires à l'importation en nous fondant sur la théorie économique standard, à savoir deux paramètres clés - le taux de répercussion tarifaire et l'élasticité-prix de la demande.

Sur cette base, nous estimons qu'avec les 25 % des droits d'importation, l'augmentation prévue des droits d'importation pourrait se situer autour de 5 %, tandis que la réduction du volume des importations pourrait atteindre 20 %.

Cela équivaut à une réduction nette d'environ 15 % de la valeur des importations, soit une perte maximale de 5 milliards de dollars (15 % de 34 milliards de dollars).

En outre, l'impact direct pourrait être encore plus faible en raison du réacheminement des échanges et de la substitution par des pays tiers.

 

 

La nouvelle normalité : Des marchés réactifs

 

Bien que l'impact direct semble faible, il ne faut pas oublier que les marchés financiers réagissent aux attentes d'une escalade supplémentaire d'une guerre commerciale, sans parler d'une véritable course aux armements technologiques, ce qui créerait encore plus d'incertitudes dans le monde.

Il est donc temps d'adopter la "nouvelle normalité", où les marchés réagissent aux attentes négatives des impacts immédiats limités d'une guerre commerciale.

La fin du multilatéralisme semble claire, du moins pour le commerce.

Cependant, il faut aussi garder à l'esprit que le monde n'est plus plat. Au-delà du commerce, les États-Unis érigent également des barrières aux flux d'investissements, de connaissances et de talents.

Par exemple, les États-Unis ont intensifié leurs efforts pour examiner de près les investissements de la Chine, en particulier ceux dans les entreprises américaines de haute technologie.

L'instrument le plus évident a été la commission de l'investissement étranger aux États-Unis, dont une grande partie des actions ont visé la Chine et en particulier les secteurs manufacturier et industriel.

 

 

Implications pour l'Europe

 

Alors que les États-Unis augmentent les enjeux à la table des négociations, il est difficile d'imaginer comment la Chine peut répondre aux demandes des États-Unis.

Il semble que la Chine n'ait pas beaucoup de moyens efficaces de riposter sans nuire à son développement à long terme.

La meilleure stratégie à adopter est de continuer à s'ouvrir au reste du monde.

 

Dans ce contexte, l'impact de ce que nous considérons comme un changement de paradigme en termes de relations économiques entre les États-Unis et la Chine pourrait potentiellement profiter à l'Union européenne, qui dépend fortement de plusieurs facteurs généraux et sectoriels.

Pour la considération générale, la clé est la réponse de la Commission de l'UE (c.-à-d., si elle s'alignera sur les États-Unis pour protéger son marché des exportations chinoises, ou si elle maintiendra des politiques neutres).

Dans ce dernier cas, l'Europe pourrait, dans une certaine mesure, se substituer aux États-Unis et à la Chine sur leurs marchés respectifs. A un niveau plus granulaire, la situation est clairement très différente d'un secteur à l'autre.

 

À première vue, les exportations des États-Unis et de l'UE vers la Chine sont très similaires. Les cinq principales importations chinoises en provenance des États-Unis sont :

  • Les produits chimiques
  • Le matériel de transport
  • Les véhicules automobiles
  • Les instruments médicaux.

 

Les cinq principales importations chinoises en provenance d'Europe sont :

  • Les véhicules automobiles
  • Les machines et équipements
  • Les produits chimiques
  • Les instruments médicaux
  • Le matériel de transport.

 

Si l'UE ne prend pas parti et si les États-Unis ne frappent pas directement l'UE, le marché potentiel des industries européennes est tout à fait pertinent pour les secteurs de l'automobile et de l'aviation, et d'autres éléments proviendront de la liste des tarifs sur les produits d'une valeur de 200 milliards $.

 

Sur la base des listes publiées par les deux parties en avril, nous constatons que les constructeurs automobiles européens ont le plus à gagner sur les marchés américain et chinois.

Les produits chimiques et les machines sont les secteurs qui pourraient potentiellement bénéficier des mesures tarifaires prises par les États-Unis.

En ce qui concerne les gains sur le marché chinois, les fabricants européens d'avions sont plus susceptibles de réaliser ces gains car ils ne sont pas confrontés à une concurrence importante de la part des autres pays.

 

En ce qui concerne les droits de douane américains sur 200 milliards de dollars supplémentaires d'importations chinoises publiés le 10 juillet, les fabricants européens de biens de consommation devraient saisir l'occasion et accroître leur part de marché sur le marché américain.

Il est à noter que les exportateurs européens ont la capacité d'accroître leur part de marché puisqu'ils occupent déjà des parts importantes sur le marché mondial pour de nombreux produits.

 

 

Comment l'Europe pourrait-elle tirer profit de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine ?

 

Sous la pression des Etats-Unis, Pékin devrait être plus ouvert à de nouveaux alliés.

L'Union européenne et Donald Trump ont pris un départ difficile.

Au début, le président des États-Unis semblait vouloir s'attaquer au monde, confrontant la Chine et les alliés de longue date de son pays.

Cependant, plus récemment, les tensions entre les États-Unis et l'Europe se sont apaisées, d'autant plus que M. Trump s'est tourné résolument vers la Chine.

L'UE dispose ainsi d'une occasion importante qu'elle ne doit pas laisser passer, à savoir utiliser la pression exercée sur la Chine pour qu'elle fixe plus clairement les règles d'engagement avec Pékin.

Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles Trump a pu déplacer son viseur.

Il s'agit notamment des inquiétudes au sujet de la montée de Beijing et de la sensation que la concurrence chinoise a nui aux emplois américains dans des secteurs économiques importants.

Trump semble également avoir réalisé que l'UE reste un allié important - malgré son excédent commercial. Le succès diplomatique du président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a également contribué - même si la trêve reste fragile.

La question maintenant est : Comment l'Europe peut-elle tirer profit des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine ?

À première vue, ça n'a pas l'air génial. Les guerres commerciales ne sont pas seulement faciles à perdre ; elles causent aussi des dommages collatéraux aux entreprises des pays tiers en raison de chaînes d'approvisionnement intégrées à l'échelle mondiale.

Le constructeur automobile allemand Daimler, par exemple, a imputé un récent avertissement sur les bénéfices à la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, avertissant qu'il allait rendre ses exportations plus chères.

Mais les guerres commerciales créent aussi des opportunités pour les entreprises et les secteurs des pays tiers.

On pourrait voir les exportations agricoles européennes vers la Chine augmenter, par exemple, car elles remplacent des produits qui provenaient autrefois des États-Unis.

 

 

Mais la guerre commerciale offre aussi à l'Europe une bien plus grande opportunité.

Sous la pression des Etats-Unis, Pékin s'apprête à se montrer plus ouvert pour se faire de nouveaux alliés.

Trump a donc annoncé un tarif de 10% sur 200 milliards de dollars d'importations en provenance de Chine, et a menacé d'augmenter ce pourcentage à 25% si Beijing ne mettait pas fin à ses pratiques commerciales "déloyales".

La Chine a, à son tour, annoncé des contre-tarifs sur quelque 60 milliards de dollars d'importations.

Il est vrai que la Chine est moins vulnérable à une guerre commerciale qu'elle ne l'aurait été il y a quelques années, après avoir rééquilibré son économie en se détournant des exportations.

Mais Pékin ne peut pas se permettre que le Japon, les États-Unis et l'UE forment un front uni comme ils l'ont fait récemment avec une déclaration sur le transfert forcé de technologie qui visait clairement la Chine.

Pékin s'engage donc activement auprès de Bruxelles, en essayant de faire avancer les négociations sur les investissements bilatéraux et en cherchant à entamer des négociations sur un accord commercial.

La Chine souhaite également que l'UE devienne un partenaire stratégique au sein de l'Organisation mondiale du commerce.

Les fonctionnaires de l'UE disposent ainsi d'une ouverture importante. Les principaux intérêts du bloc sont clairs : la Chine doit ouvrir ses marchés à davantage de secteurs.

Les investissements européens en Chine sont en baisse depuis des années, l'accès au marché étant devenu plus difficile.

L'Europe doit veiller à ce que Pékin traite les entreprises européennes sur un pied d'égalité avec leurs homologues nationales.

Elle doit également insister pour qu'elle supprime les subventions injustes accordées par l'intermédiaire des banques publiques et d'autres entreprises publiques.

La Chine, bien sûr, ne modifiera pas fondamentalement son modèle économique. Mais il y a des raisons de croire qu'il est prêt à faire des concessions.

 

Les dirigeants européens doivent également travailler avec Pékin pour répondre aux préoccupations nationales.

 

Les entreprises et les hommes politiques européens ont observé cette hausse avec des sentiments mitigés.

Bien sûr, les investissements chinois sont les bienvenus et peuvent accroître les bénéfices des entreprises, surtout lorsque l'accès aux marchés chinois est amélioré.

Mais il est clair que l'on craint que la Chine n'ait recours à la manipulation du marché et aux subventionspour acheter des entreprises à des prix injustes. Des préoccupations en matière de sécurité concernant les technologies sensibles ont également été soulevées.

L'UE doit définir ses lignes rouges en ce qui concerne l'acquisition de technologies chinoises et les faire appliquer avec plus de vigueur.

Le résultat global est clair.

Quelles que soient les retombées économiques de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, il y a un avantage diplomatique à en tirer.

C'est aux dirigeants européens de formuler une position stratégique unifiée et d'explorer les possibilités qui s'offrent à eux.

 

 

4) Guide d'importation/exportation : Chine

 

Si vous êtes une personne sociable et que vous aimez interagir avec la culture chinoise, une entreprise d'import/export pourrait vous convenir.

 

Parlez-vous mandarin ou un autre dialecte chinois ? Avez-vous des relations à Shenzhen ? Avez-vous vécu dans le « Pearl River Delta » ?

Dans l'industrie de l'import/export, vous pouvez utiliser vos avantages concurrentiels individuels pour servir d'intermédiaire entre les entreprises chinoises et les fabricants de produits qui veulent et doivent acheter les produits qu'ils produisent.

Si les entreprises chinoises veulent exporter leurs marchandises, vous les aidez à trouver des acheteurs.

Et s'ils recherchent des marchandises spécifiques, vous les aidez à trouver des vendeurs.

Grâce à votre dévouement et à ce guide, vous pouvez faire partie des 659,4 milliards de dollars en biens et services échangés entre les États-Unis et la Chine.

 

 

Types d'entreprises d'import/export

 

Il existe trois principaux types d'entreprises d'import/export. Pour commencer, c'est une bonne idée de poursuivre celle qui vous intéresse le plus.

 

 

Société de gestion des exportations

 

Disons qu'une entreprise chinoise souhaite exporter de l'équipement électronique. C'est là qu'une société de gestion des exportations peut vous aider.

 

 

Société commerciale exportatrice

 

Une société de commerce d'exportation trouve ce que veulent les acheteurs étrangers et localise ensuite les entreprises nationales qui peuvent exporter les marchandises.

 

 

Négociant import/export (ou agent libre)

 

Les sociétés d'importation/exportation achètent des marchandises d'un fabricant - étranger ou national - puis les revendent dans le monde entier.

 

 

Frais de lancement

 

Vous pouvez démarrer votre propre entreprise d'import/export avec des coûts initiaux réduits.

Au minimum, vous avez besoin d'un téléphone et d'une connexion Internet fiable. Vous voudrez également investir dans des cartes de visite, un site Web et un télécopieur.

Et il n'y a pas de mal à embaucher quelqu'un pour votre image de marque, y compris un logo d'entreprise unique.

 

 

Cibler votre marché 

 

Une fois que vous avez décidé du type d'entreprise d'import/export que vous voulez exploiter et calculé vos coûts de lancement, il est temps de cibler davantage votre marché.

En limitant votre marché, vous pouvez concentrer votre attention sur un marché que vous servirez au mieux. Pensez aux :

  • Les clients que vous voulez servir.
  • Les régions du monde que vous allez cibler.
  • Types de produits que vous proposez.

 

Votre client

 

Votre client cible sera quelqu’un qui veut négocier à l’échelle mondiale.

Ils voudront soit vendre des marchandises à l’étranger, soit acheter des marchandises de fournisseurs internationales.

De plus, vous pouvez choisir le type de client que vous souhaitez.

Peut-être que vous vous adresserez à des entreprises qui vendent l’électronique, le premier produit d’exportation de la Chine. Ou de l’équipement médical et technique, ou des produits en plastique.

LES 10 PRINCIPALES EXPORTATIONS DE LA CHINE

 

  1. Équipement électronique
  2. Huile
  3. Machines, moteurs et pompes
  4. Équipements médicaux et techniques
  5. Minerais, scories et cendres
  6. Véhicules
  7. Plastiques
  8. Produits chimiques organiques
  9. Graines oléagineuses
  10. Cuivre

 

 

Immatriculation de votre entreprise

 

Pour enregistrer votre entreprise d'import/export, vous devez remplir le formulaire d'enregistrement SNAP-R du Département d'État américain.

Une fois que vous aurez fourni vos renseignements, le département d'État vous enverra un courriel sur la façon d'obtenir un numéro d'identification d'entreprise (NIC).

 

Licences d’importation et d’exportation

 

Généralement, la US Customs and Border Protection (CBP) n’exige pas de licence pour importer des marchandises ou exporter des marchandises des États-Unis. Toutefois, d’autres organismes ou ministères gouvernementaux ou administrations locales peuvent les exiger.

 

Une note sur l'importation de marchandises en chine

 

Pendant de nombreuses années, le gouvernement chinois a limité le nombre d'entreprises capables d'importer des marchandises dans le pays. Depuis l'acceptation de la Chine à l'OMC, il vous suffit de vous inscrire auprès du ministère chinois du Commerce.

Constitution en société et constitution d'une SARL

 

Vous n'avez pas besoin de vous immatriculer aux États-Unis pour démarrer une entreprise d'import/export.

Toutefois, la constitution en société ou la création d'une SARL peut offrir des avantages clés, notamment :

tableau

Facturation de vos services 

 

Les frais d'importation et d'exportation sont généralement calculés sur la base d'une commission ou d'un acompte.

 

 

Structure de la Commission

 

Avec une structure de commission, vous recevez un pourcentage de tout accord commercial que vous concluez, généralement environ 10 %. Par exemple, si vous vendez le smartphone d'un fabricant pour 300 $, vous toucherez une commission de 30 $. En plus de votre commission.

 

 

Modèle de retenue

 

Sur un modèle d’acompte, votre client vous paie des frais mensuels pour être de garde lorsqu’il a besoin de vos services.

 

Un modèle alternatif

 

Au-delà d'une structure de commission ou d'honoraires, vous pouvez simplement acheter des biens et les vendre. Dans ce cas, vos revenus proviendront du profit que vous tirez de la vente de marchandises.

 

 

Quel modèle économique choisir ?

 

Une règle de base est de choisir un modèle de commission si vous pensez qu'un produit sera facile à vendre. Si vous pensez qu'un produit sera difficile à vendre, établissez le prix de votre activité en fonction d'un acompte.

C'est sur cette base que repose la réflexion : Si vous voulez vendre beaucoup de produits, vous voulez être payé en fonction de la performance.

 

 

Enfin, si vous avez confiance en votre capacité de vendre les produits que vous achetez, vous n'avez pas à négocier une structure de paiement avec les fabricants.

Tout ce que vous aurez à négocier, c'est combien vous achèterez le produit et ensuite trouverez un moyen de profiter de la marchandise.

 

 

Facturation et paiements internationaux

 

Votre nouvelle entreprise vous obligera à effectuer et à recevoir des paiements internationaux, ce qui signifie que vous effectuerez des transactions entre devises et au-delà des frontières.

En comparant les services d'un spécialiste du transfert d'argent, vous pouvez gérer les paiements de votre entreprise de façon sûre et abordable - avec des frais moins élevés et des taux de change plus élevés.

 

 

Expédition de la marchandise

 

Vous devez envoyer et recevoir des marchandises en provenance d'autres pays, vous devrez donc organiser les détails d'expédition.

Tout d'abord, communiquez avec un transitaire - une entreprise qui vous aide à transporter des marchandises de façon sécuritaire et efficace. Ils vous aideront à gérer la logistique pour remplir les documents d'expédition, trouver de l'espace de chargement et souscrire une assurance de fret.

Trouvez un transitaire en consultant les répertoires d'entreprises propres à chaque État.

Après avoir embauché un transitaire, il vous suffit d’expédier la marchandise.

 

 

Les risques et comment les éviter

Une logistique d'expédition imprévisible 

 

Il va sans dire que votre succès dépend de votre capacité à expédier vos marchandises de manière sûre et efficace.

Si vous exportez des marchandises, par exemple, vous devez vous assurer qu'elles quittent votre port local et arrivent à la bonne destination à temps.

Vous devrez également tenir compte de tout autre problème qui pourrait survenir, comme des dommages à la cargaison.

Rester organisé et travailler en partenariat avec un transitaire de bonne réputation vous aidera à expédier vos marchandises sans accroc.

 

 

Ne pas en savoir assez sur les marchés

 

C'est une bonne idée de faire des recherches approfondies sur un marché avant de se lancer dans cette activité, même si ce n'est peut-être pas suffisant.

Problèmes à la frontière

 

Les règles douanières ne sont pas uniformes dans le monde entier. Au lieu de cela, vous rencontrerez une masse de réglementations différentes lors du transport de marchandises.

 

 

En résumé

 

Le commerce d'import/export s'adresse aux personnes qui aiment établir des relations dans d'autres pays. Mais il faut aussi un esprit organisé et capable de gérer la logistique.

*Si vous possédez ces qualités, plongez dans la création d'une entreprise d'import/export florissante.

 

 

5) Ce que vous devez savoir - Nos 6 meilleurs conseils

 

La Chine regorge d'opportunités pour les PME.  Avant d'aller plus loin, lisez nos 6 conseils pour exporter en Chine.  Ce n'est pas seulement pour les débutants !

 

La RECHERCHE est essentielle avant d'entrer sur un nouveau marché, mais la distance entre la Chine et l’Europe, sa complexité et sa taille en font un défi unique.  Imaginez un pays aussi vaste et diversifié que l'Europe, et vous commencerez à comprendre la situation.

Les opportunités sont trop grandes pour être ignorées, mais le risque et le prix d'une entrée ratée sur le marché peuvent être particulièrement élevés.   En même temps, une étude de marché de qualité pour la Chine n'est pas quelque chose que peut faire une PME moyenne (ou même une société d'étude de marché moyenne) - une aide spécialisée est nécessaire.

 

 

 

Prenons l'exemple des magasins de bricolage.  Des entreprises comme B&Q et Wickes ont à la fois encouragé et exploité la "DIY culture" qui est maintenant tellement établie au Royaume-Uni qu'on peut facilement oublier qu'il s'agit d'un phénomène relativement récent.

Alors pourquoi ne pas développer ce marché en Chine ?  Eh bien, voici comment le Wall Street Journal a décrit une telle expérience : "Home Depot Inc. se joint à une liste croissante de détaillants qui ont trébuché en Chine en ne saisissant pas la culture locale et en important des modèles d'affaires étrangers mieux adaptés aux États-Unis ou à d'autres pays.

Ce que Home Depot n'avait pas compris, c'est que la Chine n'a vraiment aucun appétit pour le bricolage et qu'elle préfère fortement le "DIFM" (payer les autres à Do-It-For-Me).

Bien sûr, il y a différentes personnes qui offrent de bons services de recherche pour la Chine, mais elles varient considérablement dans ce qu'elles offrent.  Certains sont des spécialistes sectoriels ou régionaux, d'autres sont des généralistes.

Certains se concentrent sur des études de marché de première main (enquêtes, questionnaires), d'autres donneront un rapport plus standardisé et plus " global ".

 

 

Prenons l'exemple des magasins de bricolage.

Des entreprises comme B&Q et Wickes ont à la fois encouragé et exploité la "DIY culture" qui est maintenant tellement établie au Royaume-Uni qu'on peut facilement oublier qu'il s'agit d'un phénomène relativement récent.

Alors pourquoi ne pas développer ce marché en Chine ?  Eh bien, voici comment le Wall Street Journal a décrit une telle expérience : "Home Depot Inc. se joint à une liste croissante de détaillants qui ont trébuché en Chine en ne saisissant pas la culture locale et en important des modèles d'affaires étrangers mieux adaptés aux États-Unis ou à d'autres pays.

Ce que Home Depot n'avait pas compris, c'est que la Chine n'a vraiment aucun appétit pour le bricolage et qu'elle préfère fortement le "DIFM" (payer les autres à Do-It-For-Me).

Bien sûr, il y a différentes personnes qui offrent de bons services de recherche pour la Chine, mais elles varient considérablement dans ce qu'elles offrent.

Certains sont des spécialistes sectoriels ou régionaux, d'autres sont des généralistes.

Certains se concentrent sur des études de marché de première main (enquêtes, questionnaires), d'autres donneront un rapport plus standardisé et plus " global ".

 

Prenons l'exemple des magasins de bricolage.  Des entreprises comme B&Q et Wickes ont à la fois encouragé et exploité la "DIY culture" qui est maintenant tellement établie au Royaume-Uni qu'on peut facilement oublier qu'il s'agit d'un phénomène relativement récent.

Alors pourquoi ne pas développer ce marché en Chine ?  Eh bien, voici comment le Wall Street Journal a décrit une telle expérience : "Home Depot Inc. se joint à une liste croissante de détaillants qui ont trébuché en Chine en ne saisissant pas la culture locale et en important des modèles d'affaires étrangers mieux adaptés aux États-Unis ou à d'autres pays.

Ce que Home Depot n'avait pas compris, c'est que la Chine n'a vraiment aucun appétit pour le bricolage et qu'elle préfère fortement le "DIFM" (payer les autres à Do-It-For-Me).

Bien sûr, il y a différentes personnes qui offrent de bons services de recherche pour la Chine, mais elles varient considérablement dans ce qu'elles offrent.  Certains sont des spécialistes sectoriels ou régionaux, d'autres sont des généralistes.

Certains se concentrent sur des études de marché de première main (enquêtes, questionnaires), d'autres donneront un rapport plus standardisé et plus " global ".

Quelques exemples illustreront cette situation.  Des études de marché récentes dans le secteur de la décoration d'intérieur ont montré que des marques comme Conran et Laura Ashley n'ont pratiquement aucune notoriété à Pékin.

Cependant, le fabricant de produits d'entretien Astonish, basé à Bradford, est considéré comme une marque haut de gamme en Asie de l'Est, bien qu'il soit considéré par beaucoup comme une marque de valeur au Royaume-Uni.  Astonish a également appris la valeur de la "Brand Britain" pour son secteur ; dans une interview au Telegraph & Argus, le fondateur Alan Moss a commenté "Nous avons fait mettre l'Union Jack [notre emballage] il y a 30 ans.

C'est un outil de marketing clé que nous avons utilisé pour notre marché d'exportation.

 

La RESISTANCE sera nécessaire si vous voulez bien vous attaquer à la Chine.

Il faut du temps pour y bâtir des entreprises, et il faut s'attendre à des reculs.  Bien que la Chine dispose d'une infrastructure solide et d'un système politique stablel'Economist Intelligent Unit a attribué à la Chine une note "élevée" pour le risque juridique et réglementaire et "élevée" pour le risque sur le marché du travail en 2015.

 

Quelques exemples illustreront cette situation.

Des études de marché récentes dans le secteur de la décoration d'intérieur ont montré que des marques comme Conran et Laura Ashley n'ont pratiquement aucune notoriété à Pékin.

Cependant, le fabricant de produits d'entretien Astonish, basé à Bradford, est considéré comme une marque haut de gamme en Asie de l'Est, bien qu'il soit considéré par beaucoup comme une marque de valeur au Royaume-Uni.

Astonish a également appris la valeur de la "Brand Britain" pour son secteur ; dans une interview au Telegraph & Argus, le fondateur Alan Moss a commenté "Nous avons fait mettre l'Union Jack [notre emballage] il y a 30 ans. C'est un outil de marketing clé que nous avons utilisé pour notre marché d'exportation.

 

La RESISTANCE sera nécessaire si vous voulez bien vous attaquer à la Chine.  Il faut du temps pour y bâtir des entreprises, et il faut s'attendre à des reculs.

Bien que la Chine dispose d'une infrastructure solide et d'un système politique stablel'Economist Intelligent Unit a attribué à la Chine une note "élevée" pour le risque juridique et réglementaire et "élevée" pour le risque sur le marché du travail en 2015.

 

Vous voudrez peut-être trouver un agent ou un distributeur - obtenir le(s) bon(s) agent(s) ou distributeur(s) pour votre produit particulier et votre marché cible pourrait faire la différence entre la génération de ventes et la frustration des ventes.

Encore une fois, de nombreuses options s'offrent à vous.

 

Enfin, soyez PRÊTS - il se peut fort bien que la Chine vienne vous chercher avant que vous ne soyez prêts.

Base Formula Ltd, une entreprise d'aromathérapie et d'huiles essentielles de Melton Mowbray, Leicestershire, a connu une augmentation significative des commandes en ligne de clients chinois et a dû répondre à un tout nouveau marché.

Comment est-ce arrivé ?  Des étudiants chinois ont trouvé leurs produits pendant leurs études au Royaume-Uni.

La culture chinoise est fortement axée sur les recommandations du bouche-à-oreille et ces jeunes étudiants ont utilisé des plateformes de médias sociaux telles que Weibo et WeChat pour parler de la marque à leurs amis et à leur famille en Chine.

Base Formula Ltd a relevé ce défi et vend maintenant ses produits en Chine par l'intermédiaire de Jumei.com, un détaillant en ligne qui détient 13 % du marché chinois des cosmétiques en ligne, ainsi que par l'intermédiaire de TMall Global (TMall détient 34 % du marché).

Pour plus d’informations, sur notre site vous pouvez retrouver un ebook gratuit à propos de l’exportation en Chine.

 

 

L'essentiel

 

D'après certaines mesures, la Chine est la plus grande économie du monde.

Cela en fait une force indéniable dans le commerce international.

Pour de nombreux petits et moyens exportateurs américains, cependant, le formidable géant peut sembler trop gros pour être conquis avec un budget relativement restreint.

Mais ce n'est pas forcément le cas.

Dans cet dernière partie, j'examinerai l'histoire du commerce entre les États-Unis et la Chine, le processus d'exportation vers la Chine, y compris les exigences en matière de documentation et de conformité, ainsi que les avantages et les considérations pour les entreprises américaines qui cherchent à pénétrer sur le marché chinois.

 

 

6) Commerce et exportation vers la Chine : Un bref résumé

 

En 2016, la Chine était la plus grande économie du monde en termes de parité de pouvoir d'achat (PPA), qui tient compte des différences de prix.

Le pays est devenu le premier exportateur mondial en 2010 et le premier pays commerçant en 2013. (CIA World Factbook).

 

 

À quoi ressemblent donc les relations commerciales de la Chine avec les États-Unis aujourd'hui ?

 

Depuis 2017, les données sont tirées du China City & Industry Report du U.S. Commercial Service  : Le Guide à l'intention des exportateurs américains indique que les exportations américaines vers la Chine se sont élevées à 116,2 milliards de dollars en 2015, soit 6,1 % de moins que l'année précédente.

Les exportations américaines de services vers la Chine étaient estimées à 42,5 milliards de dollars en 2014.

L'investissement étranger direct des États-Unis en Chine s'est élevé à 65,8 milliards de dollars en 2014, soit une hausse de 9,8 % par rapport à 2013, malgré les obstacles importants à l'accès au marché qui existent pour ces entreprises.

 

 

Principales exportations américaines vers la Chine

Selon le Bureau du représentant américain au commerce extérieur, les principales catégories d'exportations américaines vers la Chine en 2016 étaient :

  • Céréales, semences et fruits divers (graines de soja) : 15 milliards de dollars
  • Aéronautique: 15 milliards de dollars
  • Machines électriques : 12 milliards de dollars
  • Machinerie : 11 milliards de dollars
  • Véhicules : 11 milliards

 

 

Exporter en Chine : Les défis

 

Il est difficile d'exporter vers la Chine pour de nombreuses raisons, dont les suivantes :

  • La lenteur de la croissance économique de la Chine : En 2015, le taux de croissance économique de la Chine était à son plus bas niveau en plus d'un quart de siècle ; la croissance du PIB réel a ralenti à 6,9 %.
  • Les efforts du gouvernement chinois pour faire passer l'économie d'une économie basée sur la fabrication à une économie basée sur les services.
  • Un calendrier peu clair pour ces réformes annoncées.
  • De nouvelles lois, règlements et autres mesures qui remettent en question l'ouverture du régime d'investissement de la Chine.

 

Les exportateurs américains citent " l'interprétation incohérente de la réglementation et le manque de clarté des lois " comme étant le plus grand défi pour faire des affaires en Chine.

Ils citent également les coûts de main-d'œuvre, l'obtention des licences requises, l'embauche et le maintien en poste d'employés qualifiés, la surcapacité industrielle, le protectionnisme croissant, la corruption, les taxes et le laxisme dans l'application et la protection des droits de propriété intellectuelle.

 

 

Questions de propriété intellectuelle

 

Malgré les progrès réalisés dans l'amélioration de son régime juridique et réglementaire en matière de propriété intellectuelle, la Chine demeure un environnement difficile pour la protection et l'application des droits de propriété intellectuelle ; les questions de propriété intellectuelle (PI) de la Chine sont endémiques et bien documentées.

 

Les titulaires de droits de propriété intellectuelle qui exportent vers la Chine doivent savoir comment protéger leur propriété intellectuelle  en vertu de la législation chinoise avant d'entrer sur le marché, et ils doivent faire preuve d'une diligence raisonnable à l'égard des partenaires ou acheteurs potentiels avant de conclure toute transaction.

 

 

Vous pouvez également consulter le résumé des programmes offerts par le département du Commerce des États-Unis pour aider les entreprises américaines à élaborer un plan stratégique de propriété intellectuelle.

 

 

Règles et réglementations en Chine

 

Comme nous l'avons déjà mentionné, déchiffrer les nombreuses règles et réglementations chinoises (souvent contradictoires) peut être frustrant pour le moins et, au pire, causer des problèmes qui obligent un exportateur à cesser complètement ses échanges commerciaux avec le pays.

 

Il existe des moyens de lutter contre ces problèmes :

Travaillez en étroite collaboration avec votre bureau local du service commercial américain. Ils vous mettront en relation avec des bureaux en Chine qui vous aideront à établir votre présence en Chine et vous aideront à surmonter les difficultés auxquelles vous pourriez être confronté.

De plus, le Advocacy Center du département du Commerce des États-Unis peut vous aider dans les premières étapes de votre projet.

Trouvez des partenaires qui ont de l'expérience de travail avec la Chine. Votre transitaire et votre banquier devraient avoir une expérience documentée de travail avec le pays.

 

 

Exporter en Chine : Les opportunités

 

Bien que les risques soient grands, les avantages potentiels de l'exportation vers la Chine le sont aussi.

Les exportateurs devraient identifier et cultiver les possibilités tout en élaborant une stratégie visant à minimiser les risques.

Selon le China Country Commercial Guide, en 2016, les dirigeants chinois se sont engagés à améliorer progressivement le climat d'investissement à travers :

L’intensification des négociations du Traité bilatéral d'investissement (TBI) entre les États-Unis et la Chine portant sur l'accès au marché "préétabli" et utilisant l'approche de la "liste négative", dans le but de parvenir à un accord de haut niveau reflétant la non-discrimination, la transparence et des régimes d'investissement ouverts et libéralisés des deux côtés.

La mise en œuvre de " listes négatives " échelonnées pour régir l'investissement dans l'ensemble du pays, y compris : une liste négative pilote d'accès au marché applicable aux investisseurs nationaux et étrangers ; un projet de catalogue actualisé pour l'orientation des investissements étrangers dans les industries, qui propose une nouvelle libéralisation dans 20 secteurs d'investissement ; et l'élargissement annoncé de la liste négative pilote des investissements étrangers des zones franches à sept nouvelles ZFI (soit un total de 11) qui prendra effet en 2017.

Les responsables chinois continuent de promettre des réformes économiques afin d'améliorer l'accès aux marchés et la protection des investisseurs étrangers, mais ces annonces sont accueillies avec scepticisme en raison du manque de détails et de délais.

 

Domaines de croissance en Chine

 

Selon export.gov, le commerce électronique est le secteur du commerce de détail qui connaît la croissance la plus rapide en Chine.

Le nombre de personnes qui font leurs achats en ligne et qui utilisent un téléphone mobile en Chine dépasse celui de tous les autres pays du monde.

La valeur totale des ventes de commerce électronique en Chine a augmenté de 25 % d'une année sur l'autre en termes de valeur marchande totale, atteignant 2,1 billions de dollars US en 2014, selon le ministère chinois du Commerce.

Selon le China Country Commercial Guide, les domaines prometteurs pour la croissance future sont les suivants :

 

 

Aide à l'exportation

 

La meilleure chose à propos de l'exploration des possibilités d'exportation vers la Chine, c'est de savoir que vous n'avez pas besoin de faire cavalier seul.

Vous pouvez compter sur l'aide de vos alliés dans le pays, y compris le bureau du Service commercial des États-Unis, les missions commerciales et les chambres de commerce.

 

Bureaux des services commerciaux aux États-Unis 

 

L'un des premiers endroits à considérer sont vos bureaux locaux et nationaux de service commercial.

Conseils d'exportation de district (CED

 

Partout au pays, les CED peuvent aider les exportateurs en appuyant le commerce et les services qui renforcent les entreprises individuelles, stimulent la croissance économique des États-Unis et créent des emplois.

 

 

Missions commerciales

 

Parrainées par les bureaux commerciaux d'État et locaux ainsi que par les bureaux de services commerciaux, les missions commerciales sont un excellent moyen de se faire connaître et d'établir des contacts.

 

 

Administration du commerce international (ACI)

 

Si vous faites face à des problèmes de barrières commerciales en Chine, l'ACI est une excellente ressource pour vous aider à combattre les problèmes.

Le personnel de l'ACI est composé d'experts résidents qui défendent les intérêts des entreprises américaines de toutes tailles et personnalisent leurs services pour vous aider à résoudre vos dilemmes commerciaux aussi efficacement que possible.

 

 

 

Chambres de commerce États-Unis-Chine

 

Les chambres de commerce peuvent être un moyen de vous aider à exporter vers la Chine.

 

 

Exigences relatives aux documents d'exportation pour la Chine

 

Selon export.gov, les documents dont vous avez besoin pour exporter en Chine varient en fonction de vos produits, mais ils comprennent :

  • Lettre de transport
  • Facture commerciale
  • Liste d'emballage
  • Contrat de vente
  • Facture proforma
  • Certificat d'origine signé par une chambre de commerce locale
  • Dépôt AES
  • Déclaration en douane
  • Police d'assurance

 

De plus, certains documents plus spécialisés peuvent être exigés :

  • Certificat de contingent d'importation pour les marchandises générales (le cas échéant).
  • Licence d'importation (le cas échéant).
  • Certificat d'inspection délivré par l'Administration générale de la supervision de la qualité, de l'inspection et de la quarantaine (AQSIQ) ou son bureau local (le cas échéant).
  • Autres licences de sécurité ou de qualité.

 

 

Questions de conformité des exportations pour la Chine

 

Il est important de comprendre la réglementation régissant les exportations vers la Chine.

Vous devez vous préoccuper de vous conformer aux règlements d'exportation peu importe où vous expédiez, mais il est plus probable que vous ayez besoin d'un permis d'exportation pour expédier en Chine qu'au Canada.

C'est une partie du monde où un plus grand nombre d'articles sont contrôlés, vous devez donc comprendre ce que l'on attend de vous et ce que vous risquez si vous ne faites pas votre travail en vous conformant à ces règlements.

 

 

Classification des produits pour les contrôles à l'exportation

 

La première étape pour assurer la conformité à l'exportation consiste à déterminer qui a compétence sur vos marchandises : le département du Commerce des États-Unis en vertu de l'Export Administration Regulations (EAR) ou la Direction des contrôles commerciaux de la défense (DDTC) du département d'État.

S'ils relèvent de la compétence du ministère du Commerce, ce qui est le cas de la plupart des produits, vous devez déterminer si votre exportation nécessite une autorisation du Bureau de l'industrie et de la sécurité (BIS), qui fait partie du ministère du Commerce, vous devez répondre aux questions suivantes :

  • Qu'est-ce que l'ECCN de l'article ?
  • Où est-ce qu'il va ?
  • Qui est l'utilisateur final ?
  • Quelle est l'utilisation finale ?

 

Pour ce faire, vous devez savoir comment déterminer la classification correcte de votre article, également connue sous le nom de « Export Control Cassification Number » (ECCN).

 

En vous assurant que votre produit est classé correctement, vous protégerez les États-Unis contre les menaces à l'étranger et vous vous protégerez contre les amendes sévères, les pénalités et même les peines de prison.

 

 

Détermination de la licence d'exportation

 

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles le gouvernement américain empêche certaines exportations vers la Chine sans licence d'exportation.

Les entreprises doivent utiliser les codes ECCN et les motifs de contrôle décrits ci-dessus pour déterminer s'il existe ou non des restrictions à l'exportation de leurs produits vers certains pays.

Une fois qu'ils savent pourquoi leurs produits sont contrôlés, les exportateurs devront consulter le tableau des pays du commerce dans le RAE pour déterminer si une licence est nécessaire.

Bien qu'un pourcentage relativement faible de toutes les exportations et réexportations des États-Unis nécessite une licence BIS, la quasi-totalité des exportations et de nombreuses réexportations vers des destinations sous embargo et des pays désignés comme soutenant des activités terroristes nécessitent une licence.

Ces pays sont Cuba, l'Iran, la Corée du Nord, le Soudan et la Syrie. La partie 746 de l'AER décrit les destinations sous embargo et fait référence à certains contrôles supplémentaires imposés par l'Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor.

Le logiciel de documentation et de conformité à l'exportation Shipping Solutions Professional comprend un module de conformité à l'exportation qui utilise le code ECCN pour vos produits et le pays de destination et vous indique si une licence d'exportation est requise.

 

 

Il existe des exceptions aux permis d'exportation, comme les exportations temporaires ou de faible valeur, qui vous permettent d'exporter ou de réexporter, sous certaines conditions, des articles assujettis au Règlement sur l'administration des exportations (REA) qui, autrement, exigeraient un permis.

Ces exceptions de licence couvrent les articles qui relèvent de la compétence du ministère du Commerce et non ceux qui sont contrôlés par le département d'État ou par un autre organisme.

 

 

Exportations réputées

 

Surprise ! Vous pourriez être un exportateur sans même le savoir ! C'est exact - une importante question de conformité pour l'exportation vers la Chine est l'exportation présumée, ou l'exportation sans expédition de produit.

Il y a présomption d'exportation lorsque la technologie ou le code source (à l'exception du chiffrement et du code source de l'objet, qui sont traités séparément dans le RAE en vertu du paragraphe 734.2(b)(9)), est remis à un ressortissant étranger aux États-Unis.

 

 

Il existe des exceptions aux permis d'exportation, comme les exportations temporaires ou de faible valeur, qui vous permettent d'exporter ou de réexporter, sous certaines conditions, des articles assujettis au Règlement sur l'administration des exportations (REA) qui, autrement, exigeraient un permis.

Ces exceptions de licence couvrent les articles qui relèvent de la compétence du ministère du Commerce et non ceux qui sont contrôlés par le département d'État ou par un autre organisme.

 

 

Exportations réputées

 

Surprise ! Vous pourriez être un exportateur sans même le savoir ! C'est exact - une importante question de conformité pour l'exportation vers la Chine est l'exportation présumée, ou l'exportation sans expédition de produit.

Il y a présomption d'exportation lorsque la technologie ou le code source (à l'exception du chiffrement et du code source de l'objet, qui sont traités séparément dans le RAE en vertu du paragraphe 734.2(b)(9)), est remis à un ressortissant étranger aux États-Unis.

 

 

Les principales listes de partis restreints aux États-Unis sont publiées par le Département du commerce, le Département d'État  et le Département du Trésor.

Toutefois, plusieurs autres organismes produisent également des listes.

Ces organismes recommandent que les entreprises procèdent périodiquement et de façon répétée à un contrôle des parties restreintes tout au long du mouvement des marchandises dans la chaîne d'approvisionnement.

Les amendes pour les infractions à l'exportation peuvent atteindre jusqu'à un million de dollars par infraction dans les affaires criminelles. (Bureau de l'industrie et de la sécurité).

Les cas administratifs peuvent donner lieu à une pénalité équivalant au plus élevé des montants suivants : 250 000 $ ou le double de la valeur de l'opération.

Les contrevenants peuvent être condamnés à des peines d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 20 ans, et les sanctions administratives peuvent comprendre le refus de privilèges d'exportation.

Pour aller encore plus loin dans le sujet -->

 

Le lien entre transport, commerce international et croissance économique

 

Le transport international des marchandises est défini comme étant : « un système logistique - bien rodé - constitué de nombreux intermédiaires ; répondant à de très nombreuses contraintes et règles ; mettant en œuvres plusieurs intervenants et d’énormes moyens.

Il regroupe les opérations  de  transport,  de  stockage,  d’allotissement,  de   distribution,   de  dédouanement. Une logistique bien conçue permet, en contrôlant les différents flux, de réaliser un transport de bout à bout dans les meilleures conditions possibles de sécurité, rentabilité, efficacité, pour les principaux intervenants en bout de chaine que sont les « acheteurs » et les « vendeurs » (les « receveurs » et les « expéditeurs » des marchandises)".

La fonction transport, conduit à des notions objectives intégrées que sont l’itinéraire, la distance, la vitesse, la fréquence et le choix des moyens.

Mais aussi à d’autres notions subjectives telles que le coût, le délai et les risques liés au transport sur lesquelles se construisent en supply chain le plan transport et le concept de compétitivité. Le transport contribue à l’accélération des relations commerciales.

Il met en œuvre un très grand nombre de participants. Il fait appel à des techniques et technologies de plus en plus sophistiquées et performantes. L’activité de transport est un facteur de progrès et de développement économique.

Selon lui, c’est une activité en constante évolution en matière : de moyens mis en œuvre, de techniques utilisées, de pratiques commerciales, de niveau d’intervention des pouvoirs publics et de droit des transports, qui montre une tendance à l’internationalisation, accélérée par la naissance de communautés économiques et autres organisations internationales.

 

Cross border e-commerce China

 

Le commerce est devenu un élément essentiel du PIB de la plupart des pays. Selon la Banque mondiale, les échanges commerciaux représentaient 24 % du PIB mondial total en 1962. Un chiffre qui a plus que doublé pour atteindre 57 % en 2017. C’est l’augmentation des produits intérieurs bruts (PIB) depuis le XXème siècle qui a entrainé celle des transports ».

« C’est aussi en boomerang, l’augmentation de la capacité, de la rapidité des véhicules et des moyens d’informations et de communication qui a accéléré les relations commerciales, financières, technologiques, les processus de croissance économique des diverses nations et continents ».

 

Les facteurs explicatifs de cette dynamique sont à rechercher dans les modifications des modes de produire et de consommer et leurs incidences spatiales. La période 1970-2001 était marquée par une profonde évolution du contenu et de la structure des échanges de biens au sein du marché unique européen comme avec les autres régions mondiales.

La complexification des processus industriels du fait de l’évolution dans la demande de produits et de l’incorporation accélérée d’innovation dans les produits a entrainé le passage d’une économie de stocks (production de masse, relativement peu diversifiée, à taux de renouvellement lent) à une économie de flux (personnalisation des produits, renouvellement de gammes).

Cela a eu pour conséquence directe l’allègement global des volumes transportés avec pour corollaire l’allongement des distances.

L’existence de la relation entre le transport, les échanges commerciaux et la croissance économique nous amène à résumer que : Le développement des modes de transports internationaux et la croissance des services de transport sont particulièrement sensibles aux variations des exportations et donc au développement économique. Une crise du commerce international accompagne les fluctuations des produits intérieurs bruts nationaux et du produit intérieur brut mondial.

La manifestation de la relation triptyque est plus visible dans le fonctionnement de l’économie réelle. Elle s’applique à l’économie mondiale donc également aux économies chinoise et européenne. Dans le développement de son économie, la Chine a connu au cours des années 2000 une progression continue de ses parts de marché à l’export dans le commerce mondial (OMC, 2017).

Concernant les produits manufacturés, les exportations chinoises représentaient 18 % des exportations mondiales. La hausse des exportations chinoises a permis dans les années 2000 d’absorber une part importante de la production chinoise, ne pouvant être consommée par une demande intérieure contrainte par la faiblesse des salaires.

 

 

La performance de la croissance de l’économie chinoise actuelle pourrait trouver ses justifications en partie dans cette période de progrès continue en exportation. Cependant, on pourra s’interroger sur les effets de ce développement économique chinois dans les économies occidentales notamment l’Europe, qui est considérée comme le premier partenaire pour les exportations chinoises dans le monde.

 

La croissance des exportations chinoises a eu différents effets sur les économies des pays développés : d’un côté, une baisse de la production industrielle des pays développés et une diminution des emplois et salaires dans ces pays, de l’autre une diminution du prix des biens bénéfiques pour les consommateurs.

L’augmentation des parts de marché chinoises dans les exportations mondiales s’est traduite par un effet négatif sur la production industrielle dans les pays développés, avec des transferts de production vers la Chine (mais également d’autres pays émergents. Ce n’est plus l’Europe qui entraine la croissance mondiale comme ce fut le cas au 19ème siècle, ou ses échanges représentaient plus de 50% des échanges mondiaux mais plutôt ce sont les économies émergentes dont les exportations et les importations connaissent, certes, des fluctuations depuis la crise de 2008.

La relation triptyque entre le transport, les échanges commerciaux et la croissance économique semble une évidence mais elle reste assez complexe pour la détermination du poids de chaque segment sur la manifestation de l’autre.

Malgré tout, il est difficile de nier que les échanges commerciaux ne sauraient se réaliser sans le développement des moyens de transport. De même, l’on se convainc que la production, quelle qu’en soit sa qualité et sa quantité, n’est utile que si elle trouve un consommateur et qu’elle parvienne à la destination finale. Si non, elle reste insensée et ne saurait s’accroitre.

 

Au regard des effets qu’exercent les échanges commerciaux dans le développement économique d’un pays et leurs influences sur les autres pays partenaires, on peut comprendre toutes les stratégies développées de part et d’autre entre les différents pays au monde pour participer au jeu du commerce mondial. C’est dans ce cadre de jeu que se définissent les relations commerciales entre l’Europe et la Chine.

Ai-je besoin d'un permis pour importer de Chine ?

Il n'y a pas de permis général d'importation pour importer des produits de Chine. Cependant, vous pourriez avoir besoin d'un permis pour importer d'une agence fédérale certains produits de Chine.

Quels sont les documents requis pour importer de Chine ?

Selon export.gov, les documents dont vous avez besoin pour exporter en Chine varient en fonction de vos produits, mais ils comprennent 1. Le connaissement. 2. Facture commerciale. 3. Liste de colisage. 4. Contrat de vente. 5. Facture pro forma. 6. Certificat d'origine signé par une chambre de commerce locale. 7. Dépôt de l'AES. 8. Déclaration en douane.

Dois-je payer une taxe d'importation de Chine ?

Lors d'une importation de Chine, les importateurs doivent payer la TVA en plus de la somme totale de la valeur en douane et des droits d'importation. La valeur en douane est le coût total des produits, y compris les frais de développement que vous avez payés à votre fournisseur, les frais d'expédition vers le Royaume-Uni et les droits d'importation éventuels. Assurez-vous de payer la TVA qui est due.

Comment exporter des produits ?

Pour démarrer une activité d'exportation, les étapes suivantes peuvent être suivies : 1. Créer une organisation. 2. Ouverture d'un compte bancaire. 3. Obtention d'un numéro de compte permanent (NCP) 4. Obtenir un numéro de code d'importateur-exportateur (CEI) 5. Enregistrement et certificat d'adhésion (RCMC) 6. Sélection du produit. 7. Sélection des marchés.

La foire de Canton est-elle gratuite ?

La participation à la Foire de Canton est gratuite. Toutefois, vous devez obtenir un visa pour vous rendre en Chine et vous devez payer le billet d'avion et l'hôtel.

Quelle est la préparation nécessaire pour commencer à exporter ?

Voici les dix étapes à prendre en compte pour vous lancer dans l'exportation : 1. Examinez votre potentiel d'exportation. 2. Élaborez un plan d'action. 3. Effectuez des recherches et préparez-vous à visiter le marché. 4. Explorer les voies d'accès au marché. 5. Renseignez-vous sur la vente et la commercialisation de votre produit à l'étranger. 6. Pensez aux défis culturels et linguistiques.

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